<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><GetPassage xmlns="http://relaxng.org/ns/structure/1.0" xmlns:tei="http://www.tei-c.org/ns/1.0" xmlns:ti="http://chs.harvard.edu/xmlns/cts"><request><requestName>GetPassage</requestName><requestUrn>urn:cts:pbc:bible.parallel.fra.louissegond:23</requestUrn></request><reply><urn>urn:cts:pbc:bible.parallel.fra.louissegond:23</urn><passage>Prophétie d&#039; Esaïe , fils d&#039; Amots , sur Juda et Jérusalem , au temps d&#039; Ozias , de Jotham , d&#039; Achaz , d&#039; Ezéchias , rois de Juda . Cieux , écoutez ! terre , prête l&#039;oreille ! Car l&#039; Eternel parle . J&#039;ai nourri et élevé des enfants , Mais ils se sont révoltés contre moi . Le boeuf connaît son possesseur , Et l&#039;âne la crèche de son maître : Israël ne connaît rien , Mon peuple n&#039;a point d&#039;intelligence . Malheur à la nation pécheresse , au peuple chargé d&#039;iniquités , A la race des méchants , aux enfants corrompus ! Ils ont abandonné l&#039; Eternel , ils ont méprisé le Saint d&#039; Israël . Ils se sont retirés en arrière . . . Quels châtiments nouveaux vous infliger , Quand vous multipliez vos révoltes ? La tête entière est malade , Et tout le coeur est souffrant . De la plante du pied jusqu&#039;à la tête , rien n&#039;est en bon état : Ce ne sont que blessures , contusions et plaies vives , Qui n&#039;ont été ni pansées , ni bandées , Ni adoucies par l&#039;huile . Votre pays est dévasté , Vos villes sont consumées par le feu , Des étrangers dévorent vos campagnes sous vos yeux , Ils ravagent et détruisent , comme des barbares . Et la fille de Sion est restée Comme une cabane dans une vigne , Comme une hutte dans un champ de concombres , Comme une ville épargnée . Si l&#039; Eternel des armées Ne nous eût conservé un faible reste , Nous serions comme Sodome , Nous ressemblerions à Gomorrhe . Ecoutez la parole de l&#039; Eternel , chefs de Sodome ! Prête l&#039;oreille à la loi de notre Dieu , peuple de Gomorrhe ! Qu&#039;ai-je affaire de la multitude de vos sacrifices ? dit l&#039; Eternel . Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux ; Je ne prends point plaisir au sang des taureaux , des brebis et des boucs . Quand vous venez vous présenter devant moi , Qui vous demande de souiller mes parvis ? Cessez d&#039;apporter de vaines offrandes : J&#039;ai en horreur l&#039;encens , Les nouvelles lunes , les sabbats et les assemblées ; Je ne puis voir le crime s&#039;associer aux solennités . Mon âme hait vos nouvelles lunes et vos fêtes ; Elles me sont à charge ; Je suis las de les supporter . Quand vous étendez vos mains , je détourne de vous mes yeux ; Quand vous multipliez les prières , je n&#039;écoute pas : Vos mains sont pleines de sang . Lavez-vous , purifiez-vous , Otez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions ; Cessez de faire le mal . Apprenez à faire le bien , recherchez la justice , Protégez l&#039;opprimé ; Faites droit à l&#039;orphelin , Défendez la veuve . Venez et plaidons ! dit l&#039; Eternel . Si vos péchés sont comme le cramoisi , ils deviendront blancs comme la neige ; S&#039;ils sont rouges comme la pourpre , ils deviendront comme la laine . Si vous avez de la bonne volonté et si vous êtes dociles , Vous mangerez les meilleures productions du pays ; Mais si vous résistez et si vous êtes rebelles , Vous serez dévorés par le glaive , Car la bouche de l&#039; Eternel a parlé . Quoi donc ! la cité fidèle est devenue une prostituée ! Elle était remplie d&#039;équité , la justice y habitait , Et maintenant il y a des assassins ! Ton argent s&#039;est changé en scories , Ton vin a été coupé d&#039;eau . Tes chefs sont rebelles et complices des voleurs , Tous aiment les présents et courent après les récompenses ; Ils ne font pas droit à l&#039;orphelin , Et la cause de la veuve ne vient pas jusqu&#039;à eux . C&#039;est pourquoi voici ce que dit le Seigneur , l&#039; Eternel des armées , Le Fort d&#039; Israël : Ah ! je tirerai satisfaction de mes adversaires , Et je me vengerai de mes ennemis . Je porterai ma main sur toi , Je fondrai tes scories , comme avec de la potasse , Et j&#039;enlèverai toutes tes parcelles de plomb . Je rétablirai tes juges tels qu&#039;ils étaient autrefois , Et tes conseillers tels qu&#039;ils étaient au commencement . Après cela , on t&#039;appellera ville de la justice , Cité fidèle . Sion sera sauvée par la droiture , Et ceux qui s&#039;y convertiront seront sauvés par la justice . Mais la ruine atteindra tous les rebelles et les pécheurs , Et ceux qui abandonnent l&#039; Eternel périront . On aura honte à cause des térébinthes auxquels vous prenez plaisir , Et vous rougirez à cause des jardins dont vous faites vos délices ; Car vous serez comme un térébinthe au feuillage flétri , Comme un jardin qui n&#039;a pas d&#039;eau . L&#039;homme fort sera comme de l&#039;étoupe , Et son oeuvre comme une étincelle ; Ils brûleront l&#039;un et l&#039;autre ensemble , Et il n&#039;y aura personne pour éteindre . Prophétie d&#039; Esaïe , fils d&#039; Amots , sur Juda et Jérusalem . Il arrivera , dans la suite des temps , Que la montagne de la maison de l&#039; Eternel Sera fondée sur le sommet des montagnes , Qu&#039;elle s&#039;élèvera par-dessus les collines , Et que toutes les nations y afflueront . Des peuples s&#039;y rendront en foule , et diront : Venez , et montons à la montagne de l&#039; Eternel , A la maison du Dieu de Jacob , Afin qu&#039;il nous enseigne ses voies , Et que nous marchions dans ses sentiers . Car de Sion sortira la loi , Et de Jérusalem la parole de l&#039; Eternel . Il sera le juge des nations , L&#039;arbitre d&#039;un grand nombre de peuples . De leurs glaives ils forgeront des hoyaux , Et de leurs lances des serpes : Une nation ne tirera plus l&#039;épée contre une autre , Et l&#039;on n&#039;apprendra plus la guerre . Maison de Jacob , Venez , et marchons à la lumière de l&#039; Eternel ! Car tu as abandonné ton peuple , la maison de Jacob , Parce qu&#039;ils sont pleins de l&#039; Orient , Et adonnés à la magie comme les Philistins , Et parce qu&#039;ils s&#039;allient aux fils des étrangers . Le pays est rempli d&#039;argent et d&#039;or , Et il y a des trésors sans fin ; Le pays est rempli de chevaux , Et il y a des chars sans nombre . Le pays est rempli d&#039;idoles ; Ils se prosternent devant l&#039;ouvrage de leurs mains , Devant ce que leurs doigts ont fabriqué . Les petits seront abattus , et les grands seront abaissés : Tu ne leur pardonneras point . Entre dans les rochers , Et cache-toi dans la poussière , Pour éviter la terreur de l&#039; Eternel Et l&#039;éclat de sa majesté . L&#039;homme au regard hautain sera abaissé , Et l&#039;orgueilleux sera humilié : L&#039; Eternel seul sera élevé ce jour-là . Car il y a un jour pour l&#039; Eternel des armées Contre tout homme orgueilleux et hautain , Contre quiconque s&#039;élève , afin qu&#039;il soit abaissé ; Contre tous les cèdres du Liban , hauts et élevés , Et contre tous les chênes de Basan ; Contre toutes les hautes montagnes , Et contre toutes les collines élevées ; Contre toutes les hautes tours , Et contre toutes les murailles fortifiées ; Contre tous les navires de Tarsis , Et contre tout ce qui plaît à la vue . L&#039;homme orgueilleux sera humilié , Et le hautain sera abaissé : L&#039; Eternel seul sera élevé ce jour-là . Toutes les idoles disparaîtront . On entrera dans les cavernes des rochers Et dans les profondeurs de la poussière , Pour éviter la terreur de l&#039; Eternel et l&#039;éclat de sa majesté , Quand il se lèvera pour effrayer la terre . En ce jour , les hommes jetteront Leurs idoles d&#039;argent et leurs idoles d&#039;or , Qu&#039;ils s&#039;étaient faites pour les adorer , Aux rats et aux chauves-souris ; Et ils entreront dans les fentes des rochers Et dans les creux des pierres , Pour éviter la terreur de l&#039; Eternel et l&#039;éclat de sa majesté , Quand il se lèvera pour effrayer la terre . Cessez de vous confier en l&#039;homme , Dans les narines duquel il n&#039;y a qu&#039;un souffle : Car de quelle valeur est-il ? Le Seigneur , l&#039; Eternel des armées , Va ôter de Jérusalem et de Juda Tout appui et toute ressource , Toute ressource de pain Et toute ressource d&#039;eau , Le héros et l&#039;homme de guerre , Le juge et le prophète , le devin et l&#039;ancien , Le chef de cinquante et le magistrat , Le conseiller , l&#039;artisan distingué et l&#039;habile enchanteur . Je leur donnerai des jeunes gens pour chefs , Et des enfants domineront sur eux . Il y aura réciprocité d&#039;oppression parmi le peuple ; L&#039;un opprimera l&#039;autre , chacun son prochain ; Le jeune homme attaquera le vieillard , Et l&#039;homme de rien celui qui est honoré . On ira jusqu&#039;à saisir son frère dans la maison paternelle : Tu as un habit , sois notre chef ! Prends ces ruines sous ta main ! - Ce jour-là même il répondra : Je ne saurais être un médecin , Et dans ma maison il n&#039;y a ni pain ni vêtement ; Ne m&#039;établissez pas chef du peuple ! Jérusalem chancelle , Et Juda s&#039;écroule , Parce que leurs paroles et leurs oeuvres sont contre l&#039; Eternel , Bravant les regards de sa majesté . L&#039;aspect de leur visage témoigne contre eux , Et , comme Sodome , ils publient leur crime , sans dissimuler . Malheur à leur âme ! Car ils se préparent des maux . Dites que le juste prospérera , Car il jouira du fruit de ses oeuvres . Malheur au méchant ! il sera dans l&#039;infortune , Car il recueillera le produit de ses mains . Mon peuple a pour oppresseurs des enfants , Et des femmes dominent sur lui ; Mon peuple , ceux qui te conduisent t&#039;égarent , Et ils corrompent la voie dans laquelle tu marches . L&#039; Eternel se présente pour plaider , Il est debout pour juger les peuples . L&#039; Eternel entre en jugement Avec les anciens de son peuple et avec ses chefs : Vous avez brouté la vigne ! La dépouille du pauvre est dans vos maisons ! De quel droit foulez-vous mon peuple , Et écrasez-vous la face des pauvres ? Dit le Seigneur , l&#039; Eternel des armées . L&#039; Eternel dit : Parce que les filles de Sion sont orgueilleuses , Et qu&#039;elles marchent le cou tendu Et les regards effrontés , Parce qu&#039;elles vont à petits pas , Et qu&#039;elles font résonner les boucles de leurs pieds , Le Seigneur rendra chauve le sommet de la tête des filles de Sion , L&#039; Eternel découvrira leur nudité . En ce jour , le Seigneur ôtera les boucles qui servent d&#039;ornement à leurs pieds , Et les filets et les croissants ; Les pendants d&#039;oreilles , les bracelets et les voiles ; Les diadèmes , les chaînettes des pieds et les ceintures , Les boîtes de senteur et les amulettes ; Les bagues et les anneaux du nez ; Les vêtements précieux et les larges tuniques , Les manteaux et les gibecières ; Les miroirs et les chemises fines , Les turbans et les surtouts légers . Au lieu de parfum , il y aura de l&#039;infection ; Au lieu de ceinture , une corde ; Au lieu de cheveux bouclés , une tête chauve ; Au lieu d&#039;un large manteau , un sac étroit ; Une marque flétrissante , au lieu de beauté . Tes hommes tomberont sous le glaive , Et tes héros dans le combat . Les portes de Sion gémiront et seront dans le deuil ; Dépouillée , elle s&#039;assiéra par terre . Et sept femmes saisiront en ce jour un seul homme , et diront : Nous mangerons notre pain , Et nous nous vêtirons de nos habits ; Fais-nous seulement porter ton nom ! Enlève notre opprobre ! En ce temps-là , le germe de l&#039; Eternel Aura de la magnificence et de la gloire , Et le fruit du pays aura de l&#039;éclat et de la beauté Pour les réchappés d&#039; Israël . Et les restes de Sion , les restes de Jérusalem , Seront appelés saints , Quiconque à Jérusalem sera inscrit parmi les vivants , Après que le Seigneur aura lavé les ordures des filles de Sion , Et purifié Jérusalem du sang qui est au milieu d&#039;elle , Par le souffle de la justice et par le souffle de la destruction . L&#039; Eternel établira , sur toute l&#039;étendue de la montagne de Sion Et sur ses lieux d&#039;assemblées , Une nuée fumante pendant le jour , Et un feu de flammes éclatantes pendant la nuit ; Car tout ce qui est glorieux sera mis à couvert . Il y aura un abri pour donner de l&#039;ombre contre la chaleur du jour , Pour servir de refuge et d&#039;asile contre l&#039;orage et la pluie . Je chanterai à mon bien-aimé Le cantique de mon bien-aimé sur sa vigne . Mon bien-aimé avait une vigne , Sur un coteau fertile . Il en remua le sol , ôta les pierres , et y mit un plant délicieux ; Il bâtit une tour au milieu d&#039;elle , Et il y creusa aussi une cuve . Puis il espéra qu&#039;elle produirait de bons raisins , Mais elle en a produit de mauvais . Maintenant donc , habitants de Jérusalem et hommes de Juda , Soyez juges entre moi et ma vigne ! Qu&#039;y avait-il encore à faire à ma vigne , Que je n&#039;aie pas fait pour elle ? Pourquoi , quand j&#039;ai espéré qu&#039;elle produirait de bons raisins , En a-t-elle produit de mauvais ? Je vous dirai maintenant Ce que je vais faire à ma vigne . J&#039;en arracherai la haie , pour qu&#039;elle soit broutée ; J&#039;en abattrai la clôture , pour qu&#039;elle soit foulée aux pieds . Je la réduirai en ruine ; elle ne sera plus taillée , ni cultivée ; Les ronces et les épines y croîtront ; Et je donnerai mes ordres aux nuées , Afin qu&#039;elles ne laissent plus tomber la pluie sur elle . La vigne de l&#039; Eternel des armées , c&#039;est la maison d&#039; Israël , Et les hommes de Juda , c&#039;est le plant qu&#039;il chérissait . Il avait espéré de la droiture , et voici du sang versé ! De la justice , et voici des cris de détresse ! Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison , Et qui joignent champ à champ , Jusqu&#039;à ce qu&#039;il n&#039;y ait plus d&#039;espace , Et qu&#039;ils habitent seuls au milieu du pays ! Voici ce que m&#039;a révélé l&#039; Eternel des armées : Certainement , ces maisons nombreuses seront dévastées , Ces grandes et belles maisons n&#039;auront plus d&#039;habitants . Même dix arpents de vigne ne produiront qu&#039;un bath , Et un homer de semence ne produira qu&#039;un épha . Malheur à ceux qui de bon matin Courent après les boissons enivrantes , Et qui bien avant dans la nuit Sont échauffés par le vin ! La harpe et le luth , le tambourin , la flûte et le vin , animent leurs festins ; Mais ils ne prennent point garde à l&#039;oeuvre de l&#039; Eternel , Et ils ne voient point le travail de ses mains . C&#039;est pourquoi mon peuple sera soudain emmené captif ; Sa noblesse mourra de faim , Et sa multitude sera desséchée par la soif . C&#039;est pourquoi le séjour des morts ouvre sa bouche , Elargit sa gueule outre mesure ; Alors descendent la magnificence et la richesse de Sion , Et sa foule bruyante et joyeuse . Les petits seront abattus , les grands seront humiliés , Et les regards des hautains seront abaissés . L&#039; Eternel des armées sera élevé par le jugement , Et le Dieu saint sera sanctifié par la justice . Des brebis paîtront comme sur leur pâturage , Et des étrangers dévoreront les possessions ruinées des riches . Malheur à ceux qui tirent l&#039;iniquité avec les cordes du vice , Et le péché comme avec les traits d&#039;un char , Et qui disent : Qu&#039;il hâte , qu&#039;il accélère son oeuvre , Afin que nous la voyions ! Que le décret du Saint d&#039; Israël arrive et s&#039;exécute , Afin que nous le connaissions ! Malheur à ceux qui appellent le mal bien , et le bien mal , Qui changent les ténèbres en lumière , et la lumière en ténèbres , Qui changent l&#039;amertume en douceur , et la douceur en amertume ! Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux , Et qui se croient intelligents ! Malheur à ceux qui ont de la bravoure pour boire du vin , Et de la vaillance pour mêler des liqueurs fortes ; Qui justifient le coupable pour un présent , Et enlèvent aux innocents leurs droits ! C&#039;est pourquoi , comme une langue de feu dévore le chaume , Et comme la flamme consume l&#039;herbe sèche , Ainsi leur racine sera comme de la pourriture , Et leur fleur se dissipera comme de la poussière ; Car ils ont dédaigné la loi de l&#039; Eternel des armées , Et ils ont méprisé la parole du Saint d&#039; Israël . C&#039;est pourquoi la colère de l&#039; Eternel s&#039;enflamme contre son peuple , Il étend sa main sur lui , et il le frappe ; Les montagnes s&#039;ébranlent ; Et les cadavres sont comme des balayures au milieu des rues . Malgré tout cela , sa colère ne s&#039;apaise point , Et sa main est encore étendue . Il élève une bannière pour les peuples lointains , Et il en siffle un des extrémités de la terre : Et voici , il arrive avec promptitude et légèreté . Nul n&#039;est fatigué , nul ne chancelle de lassitude , Personne ne sommeille , ni ne dort ; Aucun n&#039;a la ceinture de ses reins détachée , Ni la courroie de ses souliers rompue . Ses flèches sont aiguës , Et tous ses arcs tendus ; Les sabots de ses chevaux ressemblent à des cailloux , Et les roues de ses chars à un tourbillon . Son rugissement est comme celui d&#039;une lionne ; Il rugit comme des lionceaux , il gronde , et saisit la proie , Il l&#039;emporte , et personne ne vient au secours . En ce jour , il y aura près de lui un mugissement , Comme celui d&#039;une tempête sur mer ; En regardant la terre , on ne verra que ténèbres , Avec des alternatives d&#039;angoisse et d&#039;espérance ; Au ciel , l&#039;obscurité régnera . L&#039;année de la mort du roi Ozias , je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé , et les pans de sa robe remplissaient le temple . Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes ; deux dont ils se couvraient la face , deux dont ils se couvraient les pieds , et deux dont ils se servaient pour voler . Ils criaient l&#039;un à l&#039;autre , et disaient : Saint , saint , saint est l&#039; Eternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait , et la maison se remplit de fumée . Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu , car je suis un homme dont les lèvres sont impures , j&#039;habite au milieu d&#039;un peuple dont les lèvres sont impures , et mes yeux ont vu le Roi , l&#039; Eternel des armées . Mais l&#039;un des séraphins vola vers moi , tenant à la main une pierre ardente , qu&#039;il avait prise sur l&#039;autel avec des pincettes . Il en toucha ma bouche , et dit : Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée , et ton péché est expié . J&#039;entendis la voix du Seigneur , disant : Qui enverrai-je , et qui marchera pour nous ? Je répondis : Me voici , envoie-moi . Il dit alors : Va , et dis à ce peuple : Vous entendrez , et vous ne comprendrez point ; Vous verrez , et vous ne saisirez point . Rends insensible le coeur de ce peuple , Endurcis ses oreilles , et bouche-lui les yeux , Pour qu&#039;il ne voie point de ses yeux , n&#039;entende point de ses oreilles , Ne comprenne point de son coeur , Ne se convertisse point et ne soit point guéri . Je dis : Jusqu&#039;à quand , Seigneur ? Et il répondit : Jusqu&#039;à ce que les villes soient dévastées Et privées d&#039;habitants ; Jusqu&#039;à ce qu&#039;il n&#039;y ait personne dans les maisons , Et que le pays soit ravagé par la solitude ; Jusqu&#039;à ce que l&#039; Eternel ait éloigné les hommes , Et que le pays devienne un immense désert , Et s&#039;il y reste encore un dixième des habitants , Ils seront à leur tour anéantis . Mais , comme le térébinthe et le chêne Conservent leur tronc quand ils sont abattus , Une sainte postérité renaîtra de ce peuple . Il arriva , du temps d&#039; Achaz , fils de Jotham , fils d&#039; Ozias , roi de Juda , que Retsin , roi de Syrie , monta avec Pékach , fils de Remalia , roi d&#039; Israël , contre Jérusalem , pour l&#039;assiéger ; mais il ne put l&#039;assiéger . On vint dire à la maison de David : Les Syriens sont campés en Ephraïm . Et le coeur d&#039; Achaz et le coeur de son peuple furent agités , comme les arbres de la forêt sont agités par le vent . Alors l&#039; Eternel dit à Esaïe : Va à la rencontre d&#039; Achaz , toi et Schear-Jaschub , ton fils , vers l&#039;extrémité de l&#039;aqueduc de l&#039;étang supérieur , sur la route du champ du foulon . Et dis-lui : Sois tranquille , ne crains rien , Et que ton coeur ne s&#039;alarme pas , Devant ces deux bouts de tisons fumants , Devant la colère de Retsin et de la Syrie , et du fils de Remalia , De ce que la Syrie médite du mal contre toi , De ce qu&#039; Ephraïm et le fils de Remalia disent : Montons contre Juda , assiégeons la ville , Et battons-la en brèche , Et proclamons-y pour roi le fils de Tabeel . Ainsi parle le Seigneur , l&#039; Eternel : Cela n&#039;arrivera pas , cela n&#039;aura pas lieu . Car Damas est la tête de la Syrie , Et Retsin est la tête de Damas . Encore soixante-cinq ans , Ephraïm ne sera plus un peuple . La Samarie est la tête d&#039; Ephraïm , Et le fils de Remalia est la tête de la Samarie . Si vous ne croyez pas , Vous ne subsisterez pas . L&#039; Eternel parla de nouveau à Achaz , et lui dit : Demande en ta faveur un signe à l&#039; Eternel , ton Dieu ; demande-le , soit dans les lieux bas , soit dans les lieux élevés . Achaz répondit : Je ne demanderai rien , je ne tenterai pas l&#039; Eternel . Esaïe dit alors : Ecoutez donc , maison de David ! Est-ce trop peu pour vous de lasser la patience des hommes , Que vous lassiez encore celle de mon Dieu ? C&#039;est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe , Voici , la jeune fille deviendra enceinte , elle enfantera un fils , Et elle lui donnera le nom d&#039; Emmanuel . Il mangera de la crème et du miel , Jusqu&#039;à ce qu&#039;il sache rejeter le mal et choisir le bien . Mais avant que l&#039;enfant sache rejeter le mal et choisir le bien , Le pays dont tu crains les deux rois sera abandonné . L&#039; Eternel fera venir sur toi , Sur ton peuple et sur la maison de ton père , Des jours tels qu&#039;il n&#039;y en a point eu Depuis le jour où Ephraïm s&#039;est séparé de Juda Le roi d&#039; Assyrie . En ce jour-là , l&#039; Eternel sifflera les mouches Qui sont à l&#039;extrémité des canaux de l&#039; Egypte , Et les abeilles qui sont au pays d&#039; Assyrie ; Elles viendront , et se poseront toutes dans les vallons désolés , Et dans les fentes des rochers , Sur tous les buissons , Et sur tous les pâturages . En ce jour-là , le Seigneur rasera , avec un rasoir pris à louage Au delà du fleuve , Avec le roi d&#039; Assyrie , La tête et le poil des pieds ; Il enlèvera aussi la barbe . En ce jour-là , Chacun entretiendra une jeune vache et deux brebis ; Et il y aura une telle abondance de lait Qu&#039;on mangera de la crème , Car c&#039;est de crème et de miel que se nourriront Tous ceux qui seront restés dans le pays . En ce jour-là , Tout lieu qui contiendra mille ceps de vigne , Valant mille sicles d&#039;argent , Sera livré aux ronces et aux épines : On y entrera avec les flèches et avec l&#039;arc , Car tout le pays ne sera que ronces et épines . Et toutes les montagnes que l&#039;on cultivait avec la bêche Ne seront plus fréquentées , par crainte des ronces et des épines : On y lâchera le boeuf , et la brebis en foulera le sol . L&#039; Eternel me dit : Prends une grande table , et écris dessus , d&#039;une manière intelligible : Qu&#039;on se hâte de piller , qu&#039;on se précipite sur le butin . Je pris avec moi des témoins dignes de foi , le sacrificateur Urie , et Zacharie , fils de Bérékia . Je m&#039;étais approché de la prophétesse ; elle conçut , et elle enfanta un fils . L&#039; Eternel me dit : Donne-lui pour nom Maher-Schalal-Chasch-Baz . Car , avant que l&#039;enfant sache dire : Mon père ! ma mère ! on emportera devant le roi d&#039; Assyrie les richesses de Damas et le butin de Samarie . L&#039; Eternel me parla encore , et me dit : Parce que ce peuple a méprisé les eaux de Siloé qui coulent doucement Et qu&#039;il s&#039;est réjoui au sujet de Retsin et du fils de Remalia , Voici , le Seigneur va faire monter contre eux Les puissantes et grandes eaux du fleuve Le roi d&#039; Assyrie et toute sa gloire ; Il s&#039;élèvera partout au-dessus de son lit , Et il se répandra sur toutes ses rives ; Il pénétrera dans Juda , il débordera et inondera , Il atteindra jusqu&#039;au cou . Le déploiement de ses ailes Remplira l&#039;étendue de ton pays , ô Emmanuel ! Poussez des cris de guerre , peuples ! et vous serez brisés ; Prêtez l&#039;oreille , vous tous qui habitez au loin ! Préparez-vous au combat , et vous serez brisés ; Préparez-vous au combat , et vous serez brisés . Formez des projets , et ils seront anéantis ; Donnez des ordres , et ils seront sans effet : Car Dieu est avec nous . Ainsi m&#039;a parlé l&#039; Eternel , quand sa main me saisit , Et qu&#039;il m&#039;avertit de ne pas marcher dans la voie de ce peuple : N&#039;appelez pas conjuration tout ce que ce peuple appelle conjuration ; Ne craignez pas ce qu&#039;il craint , et ne soyez pas effrayés . C&#039;est l&#039; Eternel des armées que vous devez sanctifier , C&#039;est lui que vous devez craindre et redouter . Et il sera un sanctuaire , Mais aussi une pierre d&#039;achoppement , Un rocher de scandale pour les deux maisons d&#039; Israël , Un filet et un piège Pour les habitants de Jérusalem . Plusieurs trébucheront ; Ils tomberont et se briseront , Ils seront enlacés et pris . Enveloppe cet oracle , Scelle cette révélation , parmi mes disciples . - J&#039;espère en l&#039; Eternel , Qui cache sa face à la maison de Jacob ; Je place en lui ma confiance . Voici , moi et les enfants que l&#039; Eternel m&#039;a donnés , Nous sommes des signes et des présages en Israël , De la part de l&#039; Eternel des armées , Qui habite sur la montagne de Sion . Si l&#039;on vous dit : Consultez ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l&#039;avenir , Qui poussent des sifflements et des soupirs , Répondez : Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu ? S&#039;adressera-t-il aux morts en faveur des vivants ? A la loi et au témoignage ! Si l&#039;on ne parle pas ainsi , Il n&#039;y aura point d&#039;aurore pour le peuple . Il sera errant dans le pays , accablé et affamé ; Et , quand il aura faim , il s&#039;irritera , Maudira son roi et son Dieu , Et tournera les yeux en haut ; Puis il regardera vers la terre , Et voici , il n&#039;y aura que détresse , obscurité et de sombres angoisses : Il sera repoussé dans d&#039;épaisses ténèbres . Mais les ténèbres ne régneront pas toujours Sur la terre où il y a maintenant des angoisses : Si les temps passés ont couvert d&#039;opprobre Le pays de Zabulon et le pays de Nephthali , Les temps à venir couvriront de gloire La contrée voisine de la mer , au delà du Jourdain , Le territoire des Gentils . Le peuple qui marchait dans les ténèbres Voit une grande lumière ; Sur ceux qui habitaient le pays de l&#039;ombre de la mort Une lumière resplendit . Tu rends le peuple nombreux , Tu lui accordes de grandes joies ; Il se réjouit devant toi , comme on se réjouit à la moisson , Comme on pousse des cris d&#039;allégresse au partage du butin . Car le joug qui pesait sur lui , Le bâton qui frappait son dos , La verge de celui qui l&#039;opprimait , Tu les brises , comme à la journée de Madian . Car toute chaussure qu&#039;on porte dans la mêlée , Et tout vêtement guerrier roulé dans le sang , Seront livrés aux flammes , Pour être dévorés par le feu . Car un enfant nous est né , un fils nous est donné , Et la domination reposera sur son épaule ; On l&#039;appellera Admirable , Conseiller , Dieu puissant , Père éternel , Prince de la paix . Donner à l&#039;empire de l&#039;accroissement , Et une paix sans fin au trône de David et à son royaume , L&#039;affermir et le soutenir par le droit et par la justice , Dès maintenant et à toujours : Voilà ce que fera le zèle de l&#039; Eternel des armées . Le Seigneur envoie une parole à Jacob : Elle tombe sur Israël . Tout le peuple en aura connaissance , Ephraïm et les habitants de Samarie , Qui disent avec orgueil et fierté : Des briques sont tombées , Nous bâtirons en pierres de taille ; Des sycomores ont été coupés , Nous les remplacerons par des cèdres . L&#039; Eternel élèvera contre eux les ennemis de Retsin , Et il armera leurs ennemis , Les Syriens à l&#039;orient , les Philistins à l&#039;occident ; Et ils dévoreront Israël à pleine bouche . Malgré tout cela , sa colère ne s&#039;apaise point , Et sa main est encore étendue . Le peuple ne revient pas à celui qui le frappe , Et il ne cherche pas l&#039; Eternel des armées . Aussi l&#039; Eternel arrachera d&#039; Israël la tête et la queue , La branche de palmier et le roseau , En un seul jour . L&#039;ancien et le magistrat , c&#039;est la tête , Et le prophète qui enseigne le mensonge , c&#039;est la queue . Ceux qui conduisent ce peuple l&#039;égarent , Et ceux qui se laissent conduire se perdent . C&#039;est pourquoi le Seigneur ne saurait se réjouir de leurs jeunes hommes , Ni avoir pitié de leurs orphelins et de leurs veuves ; Car tous sont des impies et des méchants , Et toutes les bouches profèrent des infamies . Malgré tout cela , sa colère ne s&#039;apaise point , Et sa main est encore étendue . Car la méchanceté consume comme un feu , Qui dévore ronces et épines ; Il embrase l&#039;épaisseur de la forêt , D&#039;où s&#039;élèvent des colonnes de fumée . Par la colère de l&#039; Eternel des armées le pays est embrasé , Et le peuple est comme la proie du feu ; Nul n&#039;épargne son frère . On pille à droite , et l&#039;on a faim ; On dévore à gauche , et l&#039;on n&#039;est pas rassasié ; Chacun dévore la chair de son bras . Manassé dévore Ephraïm , Ephraïm Manassé , Et ensemble ils fondent sur Juda . Malgré tout cela , sa colère ne s&#039;apaise point , Et sa main est encore étendue . Malheur à ceux qui prononcent des ordonnances iniques , Et à ceux qui transcrivent des arrêts injustes , Pour refuser justice aux pauvres , Et ravir leur droit aux malheureux de mon peuple , Pour faire des veuves leur proie , Et des orphelins leur butin ! Que ferez-vous au jour du châtiment , Et de la ruine qui du lointain fondra sur vous ? Vers qui fuirez-vous , pour avoir du secours , Et où laisserez-vous votre gloire ? Les uns seront courbés parmi les captifs , Les autres tomberont parmi les morts . Malgré tout cela , sa colère ne s&#039;apaise point , Et sa main est encore étendue . Malheur à l&#039; Assyrien , verge de ma colère ! La verge dans sa main , c&#039;est l&#039;instrument de ma fureur . Je l&#039;ai lâché contre une nation impie , Je l&#039;ai fait marcher contre le peuple de mon courroux , Pour qu&#039;il se livre au pillage et fasse du butin , Pour qu&#039;il le foule aux pieds comme la boue des rues . Mais il n&#039;en juge pas ainsi , Et ce n&#039;est pas là la pensée de son coeur ; Il ne songe qu&#039;à détruire , Qu&#039;à exterminer les nations en foule . Car il dit : Mes princes ne sont-ils pas autant de rois ? N&#039;en a-t-il pas été de Calno comme de Carkemisch ? N&#039;en a-t-il pas été de Hamath comme d&#039; Arpad ? N&#039;en a-t-il pas été de Samarie comme de Damas ? De même que ma main a atteint les royaumes des idoles , Où il y avait plus d&#039;images qu&#039;à Jérusalem et à Samarie , Ce que j&#039;ai fait à Samarie et à ses idoles , Ne le ferai-je pas à Jérusalem et à ses images ? Mais , quand le Seigneur aura accompli toute son oeuvre Sur la montagne de Sion et à Jérusalem , Je punirai le roi d&#039; Assyrie pour le fruit de son coeur orgueilleux , Et pour l&#039;arrogance de ses regards hautains . Car il dit : C&#039;est par la force de ma main que j&#039;ai agi , C&#039;est par ma sagesse , car je suis intelligent ; J&#039;ai reculé les limites des peuples , et pillé leurs trésors , Et , comme un héros , j&#039;ai renversé ceux qui siégeaient sur des trônes ; J&#039;ai mis la main sur les richesses des peuples , comme sur un nid , Et , comme on ramasse des oeufs abandonnés , J&#039;ai ramassé toute la terre : Nul n&#039;a remué l&#039;aile , Ni ouvert le bec , ni poussé un cri . - La hache se glorifie-t-elle envers celui qui s&#039;en sert ? Ou la scie est-elle arrogante envers celui qui la manie ? Comme si la verge faisait mouvoir celui qui la lève , Comme si le bâton soulevait celui qui n&#039;est pas du bois ! C&#039;est pourquoi le Seigneur , le Seigneur des armées , enverra Le dépérissement parmi ses robustes guerriers ; Et , sous sa magnificence , éclatera un embrasement , Comme l&#039;embrasement d&#039;un feu . La lumière d&#039; Israël deviendra un feu , Et son Saint une flamme , Qui consumera et dévorera ses épines et ses ronces , En un seul jour ; Qui consumera , corps et âme , La magnificence de sa forêt et de ses campagnes . Il en sera comme d&#039;un malade , qui tombe en défaillance . Le reste des arbres de sa forêt pourra être compté , Et un enfant en écrirait le nombre . En ce jour-là , Le reste d&#039; Israël et les réchappés de la maison de Jacob , Cesseront de s&#039;appuyer sur celui qui les frappait ; Ils s&#039;appuieront avec confiance sur l&#039; Eternel , le Saint d&#039; Israël . Le reste reviendra , le reste de Jacob , Au Dieu puissant . Quand ton peuple , ô Israël , serait comme le sable de la mer , Un reste seulement reviendra ; La destruction est résolue , elle fera déborder la justice . Et cette destruction qui a été résolue , Le Seigneur , l&#039; Eternel des armées , l&#039;accomplira dans tout le pays . Cependant , ainsi parle le Seigneur , l&#039; Eternel des armées : O mon peuple , qui habites en Sion , ne crains pas l&#039; Assyrien ! Il te frappe de la verge , Et il lève son bâton sur toi , comme faisaient les Egyptiens . Mais , encore un peu de temps , Et le châtiment cessera , Puis ma colère se tournera contre lui pour l&#039;anéantir . L&#039; Eternel des armées agitera le fouet contre lui , Comme il frappa Madian au rocher d&#039; Oreb ; Et , de même qu&#039;il leva son bâton sur la mer , Il le lèvera encore , comme en Egypte . En ce jour , son fardeau sera ôté de dessus ton épaule , Et son joug de dessus ton cou ; Et la graisse fera éclater le joug . Il marche sur Ajjath , traverse Migron , Laisse ses bagages à Micmasch . Ils passent le défilé , Ils couchent à Guéba ; Rama tremble , Guibea de Saül prend la fuite . Fais éclater ta voix , fille de Gallim ! Prends garde , Laïs ! malheur à toi , Anathoth ! Madména se disperse , Les habitants de Guébim sont en fuite . Encore un jour de halte à Nob , Et il menace de sa main la montagne de la fille de Sion , La colline de Jérusalem . Voici , le Seigneur , l&#039; Eternel des armées , Brise les rameaux avec violence : Les plus grands sont coupés , Les plus élevés sont abattus . Il renverse avec le fer les taillis de la forêt , Et le Liban tombe sous le Puissant . Puis un rameau sortira du tronc d&#039; Isaï , Et un rejeton naîtra de ses racines . L&#039; Esprit de l&#039; Eternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d&#039;intelligence , Esprit de conseil et de force , Esprit de connaissance et de crainte de l&#039; Eternel . Il respirera la crainte de l&#039; Eternel ; Il ne jugera point sur l&#039;apparence , Il ne prononcera point sur un ouï-dire . Mais il jugera les pauvres avec équité , Et il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre ; Il frappera la terre de sa parole comme d&#039;une verge , Et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant . La justice sera la ceinture de ses flancs , Et la fidélité la ceinture de ses reins . Le loup habitera avec l&#039;agneau , Et la panthère se couchera avec le chevreau ; Le veau , le lionceau , et le bétail qu&#039;on engraisse , seront ensemble , Et un petit enfant les conduira . La vache et l&#039;ourse auront un même pâturage , Leurs petits un même gîte ; Et le lion , comme le boeuf , mangera de la paille . Le nourrisson s&#039;ébattra sur l&#039;antre de la vipère , Et l&#039;enfant sevré mettra sa main dans la caverne du basilic . Il ne se fera ni tort ni dommage Sur toute ma montagne sainte ; Car la terre sera remplie de la connaissance de l&#039; Eternel , Comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent . En ce jour , le rejeton d&#039; Isaï Sera là comme une bannière pour les peuples ; Les nations se tourneront vers lui , Et la gloire sera sa demeure . Dans ce même temps , le Seigneur étendra une seconde fois sa main , Pour racheter le reste de son peuple , Dispersé en Assyrie et en Egypte , A Pathros et en Ethiopie , A Elam , à Schinear et à Hamath , Et dans les îles de la mer . Il élèvera une bannière pour les nations , Il rassemblera les exilés d&#039; Israël , Et il recueillera les dispersés de Juda , Des quatre extrémités de la terre . La jalousie d&#039; Ephraïm disparaîtra , Et ses ennemis en Juda seront anéantis ; Ephraïm ne sera plus jaloux de Juda , Et Juda ne sera plus hostile à Ephraïm . Ils voleront sur l&#039;épaule des Philistins à l&#039;occident , Ils pilleront ensemble les fils de l&#039; Orient ; Edom et Moab seront la proie de leurs mains , Et les fils d&#039; Ammon leur seront assujettis . L&#039; Eternel desséchera la langue de la mer d&#039; Egypte , Et il lèvera sa main sur le fleuve , en soufflant avec violence : Il le partagera en sept canaux , Et on le traversera avec des souliers . Et il y aura une route pour le reste de son peuple , Qui sera échappé de l&#039; Assyrie , Comme il y en eut une pour Israël , Le jour où il sortit du pays d&#039; Egypte . Tu diras en ce jour-là : Je te loue , ô Eternel ! Car tu as été irrité contre moi , Ta colère s&#039;est apaisée , et tu m&#039;as consolé . Voici , Dieu est ma délivrance , Je serai plein de confiance , et je ne craindrai rien ; Car l&#039; Eternel , l&#039; Eternel est ma force et le sujet de mes louanges ; C&#039;est lui qui m&#039;a sauvé . Vous puiserez de l&#039;eau avec joie Aux sources du salut , Et vous direz en ce jour-là : Louez l&#039; Eternel , invoquez son nom , Publiez ses oeuvres parmi les peuples , Rappelez la grandeur de son nom ! Célébrez l&#039; Eternel , car il a fait des choses magnifiques : Qu&#039;elles soient connues par toute la terre ! Pousse des cris de joie et d&#039;allégresse , habitant de Sion ! Car il est grand au milieu de toi , le Saint d&#039; Israël . Oracle sur Babylone , révélé à Esaïe , fils d&#039; Amots . Sur une montagne nue dressez une bannière , Elevez la voix vers eux , Faites des signes avec la main , Et qu&#039;ils franchissent les portes des tyrans ! J&#039;ai donné des ordres à ma sainte milice , J&#039;ai appelé les héros de ma colère , Ceux qui se réjouissent de ma grandeur . On entend une rumeur sur les montagnes , Comme celle d&#039;un peuple nombreux ; On entend un tumulte de royaumes , de nations rassemblées : L&#039; Eternel des armées passe en revue l&#039;armée qui va combattre . Ils viennent d&#039;un pays lointain , De l&#039;extrémité des cieux : L&#039; Eternel et les instruments de sa colère Vont détruire toute la contrée . Gémissez , car le jour de l&#039; Eternel est proche : Il vient comme un ravage du Tout-Puissant . C&#039;est pourquoi toutes les mains s&#039;affaiblissent , Et tout coeur d&#039;homme est abattu . Ils sont frappés d&#039;épouvante ; Les spasmes et les douleurs les saisissent ; Ils se tordent comme une femme en travail ; Ils se regardent les uns les autres avec stupeur ; Leurs visages sont enflammés . Voici , le jour de l&#039; Eternel arrive , Jour cruel , jour de colère et d&#039;ardente fureur , Qui réduira la terre en solitude , Et en exterminera les pécheurs . Car les étoiles des cieux et leurs astres Ne feront plus briller leur lumière , Le soleil s&#039;obscurcira dès son lever , Et la lune ne fera plus luire sa clarté . Je punirai le monde pour sa malice , Et les méchants pour leurs iniquités ; Je ferai cesser l&#039;orgueil des hautains , Et j&#039;abattrai l&#039;arrogance des tyrans . Je rendrai les hommes plus rares que l&#039;or fin , Je les rendrai plus rares que l&#039;or d&#039; Ophir . C&#039;est pourquoi j&#039;ébranlerai les cieux , Et la terre sera secouée sur sa base , Par la colère de l&#039; Eternel des armées , Au jour de son ardente fureur . Alors , comme une gazelle effarouchée , Comme un troupeau sans berger , Chacun se tournera vers son peuple , Chacun fuira vers son pays ; Tous ceux qu&#039;on trouvera seront percés , Et tous ceux qu&#039;on saisira tomberont par l&#039;épée . Leurs enfants seront écrasés sous leurs yeux , Leurs maisons seront pillées , et leurs femmes violées . Voici , j&#039;excite contre eux les Mèdes , Qui ne font point cas de l&#039;argent , Et qui ne convoitent point l&#039;or . De leurs arcs ils abattront les jeunes gens , Et ils seront sans pitié pour le fruit des entrailles : Leur oeil n&#039;épargnera point les enfants . Et Babylone , l&#039;ornement des royaumes , La fière parure des Chaldéens , Sera comme Sodome et Gomorrhe , que Dieu détruisit . Elle ne sera plus jamais habitée , Elle ne sera plus jamais peuplée ; L&#039; Arabe n&#039;y dressera point sa tente , Et les bergers n&#039;y parqueront point leurs troupeaux . Les animaux du désert y prendront leur gîte , Les hiboux rempliront ses maisons , Les autruches en feront leur demeure Et les boucs y sauteront . Les chacals hurleront dans ses palais , Et les chiens sauvages dans ses maisons de plaisance . Son temps est près d&#039;arriver , Et ses jours ne se prolongeront pas . Car l&#039; Eternel aura pitié de Jacob , Il choisira encore Israël , Et il les rétablira dans leur pays ; Les étrangers se joindront à eux , Et ils s&#039;uniront à la maison de Jacob . Les peuples les prendront , et les ramèneront à leur demeure , Et la maison d&#039; Israël les possédera dans le pays de l&#039; Eternel , Comme serviteurs et comme servantes ; Ils retiendront captifs ceux qui les avaient faits captifs , Et ils domineront sur leurs oppresseurs . Et quand l&#039; Eternel t&#039;aura donné du repos , Après tes fatigues et tes agitations , Et après la dure servitude qui te fut imposée , Alors tu prononceras ce chant sur le roi de Babylone , Et tu diras : Eh quoi ! le tyran n&#039;est plus ! L&#039;oppression a cessé ! L&#039; Eternel a brisé le bâton des méchants , La verge des dominateurs . Celui qui dans sa fureur frappait les peuples , Par des coups sans relâche , Celui qui dans sa colère subjuguait les nations , Est poursuivi sans ménagement . Toute la terre jouit du repos et de la paix ; On éclate en chants d&#039;allégresse , Les cyprès même , les cèdres du Liban , se réjouissent de ta chute : Depuis que tu es tombé , personne ne monte pour nous abattre . Le séjour des morts s&#039;émeut jusque dans ses profondeurs , Pour t&#039;accueillir à ton arrivée ; Il réveille devant toi les ombres , tous les grands de la terre , Il fait lever de leurs trônes tous les rois des nations . Tous prennent la parole pour te dire : Toi aussi , tu es sans force comme nous , Tu es devenu semblable à nous ! Ta magnificence est descendue dans le séjour des morts , Avec le son de tes luths ; Sous toi est une couche de vers , Et les vers sont ta couverture . Te voilà tombé du ciel , Astre brillant , fils de l&#039;aurore ! Tu es abattu à terre , Toi , le vainqueur des nations ! Tu disais en ton coeur : Je monterai au ciel , J&#039;élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; Je m&#039;assiérai sur la montagne de l&#039;assemblée , A l&#039;extrémité du septentrion ; Je monterai sur le sommet des nues , Je serai semblable au Très-Haut . Mais tu as été précipité dans le séjour des morts , Dans les profondeurs de la fosse . Ceux qui te voient fixent sur toi leurs regards , Ils te considèrent attentivement : Est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre , Qui ébranlait les royaumes , Qui réduisait le monde en désert , Qui ravageait les villes , Et ne relâchait point ses prisonniers ? Tous les rois des nations , oui , tous , Reposent avec honneur , chacun dans son tombeau . Mais toi , tu as été jeté loin de ton sépulcre , Comme un rameau qu&#039;on dédaigne , Comme une dépouille de gens tués à coups d&#039;épée , Et précipités sur les pierres d&#039;une fosse , Comme un cadavre foulé aux pieds . Tu n&#039;es pas réuni à eux dans le sépulcre , Car tu as détruit ton pays , tu as fait périr ton peuple : On ne parlera plus jamais de la race des méchants . Préparez le massacre des fils , A cause de l&#039;iniquité de leurs pères ! Qu&#039;ils ne se relèvent pas pour conquérir la terre , Et remplir le monde d&#039;ennemis ! - Je me lèverai contre eux , Dit l&#039; Eternel des armées ; J&#039;anéantirai le nom et la trace de Babylone , Ses descendants et sa postérité , dit l&#039; Eternel . J&#039;en ferai le gîte du hérisson et un marécage , Et je la balaierai avec le balai de la destruction , Dit l&#039; Eternel des armées . L&#039; Eternel des armées l&#039;a juré , en disant : Oui , ce que j&#039;ai décidé arrivera , Ce que j&#039;ai résolu s&#039;accomplira . Je briserai l&#039; Assyrien dans mon pays , Je le foulerai aux pieds sur mes montagnes ; Et son joug leur sera ôté , Et son fardeau sera ôté de leurs épaules . Voilà la résolution prise contre toute la terre , Voilà la main étendue sur toutes les nations . L&#039; Eternel des armées a pris cette résolution : qui s&#039;y opposera ? Sa main est étendue : qui la détournera ? L&#039;année de la mort du roi Achaz , cet oracle fut prononcé : Ne te réjouis pas , pays des Philistins , De ce que la verge qui te frappait est brisée ! Car de la racine du serpent sortira un basilic , Et son fruit sera un dragon volant . Alors les plus pauvres pourront paître , Et les malheureux reposer en sécurité ; Mais je ferai mourir ta racine par la faim , Et ce qui restera de toi sera tué . Porte , gémis ! ville , lamente-toi ! Tremble , pays tout entier des Philistins ! Car du nord vient une fumée , Et les rangs de l&#039;ennemi sont serrés . - Et que répondra-t-on aux envoyés du peuple ? - Que l&#039; Eternel a fondé Sion , Et que les malheureux de son peuple y trouvent un refuge . Oracle sur Moab . La nuit même où elle est ravagée , Ar-Moab est détruite ! La nuit même où elle est ravagée , Kir-Moab est détruite ! . . . On monte au temple et à Dibon , Sur les hauts lieux , pour pleurer ; Moab est en lamentations , sur Nebo et sur Médeba : Toutes les têtes sont rasées , Toutes les barbes sont coupées . Dans les rues , ils sont couverts de sacs ; Sur les toits et dans les places , Tout gémit et fond en larmes . Hesbon et Elealé poussent des cris , On entend leur voix jusqu&#039;à Jahats ; Même les guerriers de Moab se lamentent , Ils ont l&#039;effroi dans l&#039;âme . Mon coeur gémit sur Moab , Dont les fugitifs se sauvent jusqu&#039;à Tsoar , Jusqu&#039;à Eglath-Schelischija ; Car ils font , en pleurant , la montée de Luchith , Et ils jettent des cris de détresse sur le chemin de Choronaïm ; Car les eaux de Nimrim sont ravagées , L&#039;herbe est desséchée , le gazon est détruit , La verdure a disparu . C&#039;est pourquoi ils ramassent ce qui leur reste , Et ils transportent leurs biens au delà du torrent des saules . Car les cris environnent les frontières de Moab ; Ses lamentations retentissent jusqu&#039;à Eglaïm , Ses lamentations retentissent jusqu&#039;à Beer-Elim . Les eaux de Dimon sont pleines de sang , Et j&#039;enverrai sur Dimon de nouveaux malheurs , Un lion contre les réchappés de Moab , Contre le reste du pays . Envoyez les agneaux au souverain du pays , Envoyez-les de Séla , par le désert , A la montagne de la fille de Sion . Tel un oiseau fugitif , telle une nichée effarouchée , Telles seront les filles de Moab , au passage de l&#039; Arnon . - Donne conseil , fais justice , Couvre-nous en plein midi de ton ombre comme de la nuit , Cache ceux que l&#039;on poursuit , Ne trahis pas le fugitif ! Laisse séjourner chez toi les exilés de Moab , Sois pour eux un refuge contre le dévastateur ! Car l&#039;oppression cessera , la dévastation finira , Celui qui foule le pays disparaîtra . Et le trône s&#039;affermira par la clémence ; Et l&#039;on y verra siéger fidèlement , dans la maison de David , Un juge ami du droit et zélé pour la justice . - Nous entendons l&#039;orgueil du superbe Moab , Sa fierté et sa hauteur , son arrogance et ses vains discours . C&#039;est pourquoi Moab gémit sur Moab , tout gémit ; Vous soupirez sur les ruines de Kir-Haréseth , Profondément abattus . Car les campagnes de Hesbon languissent ; Les maîtres des nations ont brisé les ceps de la vigne de Sibma , Qui s&#039;étendaient jusqu&#039;à Jaezer , qui erraient dans le désert : Les rameaux se prolongeaient , et allaient au delà de la mer . Aussi je pleure sur la vigne de Sibma , comme sur Jaezer ; Je vous arrose de mes larmes , Hesbon , Elealé ! Car sur votre récolte et sur votre moisson Est venu fondre un cri de guerre . La joie et l&#039;allégresse ont disparu des campagnes ; Dans les vignes , plus de chants , plus de réjouissances ! Le vendangeur ne foule plus le vin dans les cuves ; J&#039;ai fait cesser les cris de joie . Aussi mes entrailles frémissent sur Moab , comme une harpe , Et mon coeur sur Kir-Harès . On voit Moab , qui se fatigue sur les hauts lieux ; Il entre dans son sanctuaire pour prier , et il ne peut rien obtenir . Telle est la parole que l&#039; Eternel a prononcée dès longtemps sur Moab . Et maintenant l&#039; Eternel parle , et dit : Dans trois ans , comme les années d&#039;un mercenaire , La gloire de Moab sera l&#039;objet du mépris , Avec toute cette grande multitude ; Et ce qui restera sera peu de chose , presque rien . Oracle sur Damas . Voici , Damas ne sera plus une ville , Elle ne sera qu&#039;un monceau de ruines . Les villes d&#039; Aroër sont abandonnées , Elles sont livrées aux troupeaux ; Ils s&#039;y couchent , et personne ne les effraie . C&#039;en est fait de la forteresse d&#039; Ephraïm , Et du royaume de Damas , et du reste de la Syrie : Il en sera comme de la gloire des enfants d&#039; Israël , Dit l&#039; Eternel des armées . En ce jour , la gloire de Jacob sera affaiblie , Et la graisse de sa chair s&#039;évanouira . Il en sera comme quand le moissonneur récolte les blés , Et que son bras coupe les épis ; Comme quand on ramasse les épis , Dans la vallée de Rephaïm . Il en restera un grappillage , comme quand on secoue l&#039;olivier , Deux , trois olives , au haut de la cime , Quatre , cinq , dans ses branches à fruits , Dit l&#039; Eternel , le Dieu d&#039; Israël . En ce jour , l&#039;homme regardera vers son créateur , Et ses yeux se tourneront vers le Saint d&#039; Israël ; Il ne regardera plus vers les autels , Ouvrage de ses mains , Et il ne contemplera plus ce que ses doigts ont fabriqué , Les idoles d&#039; Astarté et les statues du soleil . En ce jour , ses villes fortes seront Comme des débris dans la forêt et sur la cime des montagnes , Abandonnés devant les enfants d&#039; Israël : Et ce sera un désert . Car tu as oublié le Dieu de ton salut , Tu ne t&#039;es pas souvenu du rocher de ton refuge . Aussi tu as fait des plantations d&#039;agrément , Tu as planté des ceps étrangers ; Lorsque tu les plantas , tu les entouras d&#039;une haie , Et bientôt tu les fis venir en fleurs . Mais la récolte a fui , au moment de la jouissance : Et la douleur est sans remède . Oh ! quelle rumeur de peuples nombreux ! Ils mugissent comme mugit la mer . Quel tumulte de nations ! Elles grondent comme grondent les eaux puissantes . Les nations grondent comme grondent les grandes eaux . . . Il les menace , et elles fuient au loin , Chassées comme la balle des montagnes au souffle du vent , Comme la poussière par un tourbillon . Quand vient le soir , voici , c&#039;est une ruine soudaine ; Avant le matin , ils ne sont plus ! Voilà le partage de ceux qui nous dépouillent , Le sort de ceux qui nous pillent . Terre , où retentit le cliquetis des armes , Au delà des fleuves de l&#039; Ethiopie ! Toi qui envoies sur mer des messagers , Dans des navires de jonc voguant à la surface des eaux ! Allez , messagers rapides , vers la nation forte et vigoureuse , Vers ce peuple redoutable depuis qu&#039;il existe , Nation puissante et qui écrase tout , Et dont le pays est coupé par des fleuves . Vous tous , habitants du monde , habitants de la terre , Voyez la bannière qui se dresse sur les montagnes , Ecoutez la trompette qui sonne ! Car ainsi m&#039;a parlé l&#039; Eternel : Je regarde tranquillement de ma demeure , Par la chaleur brillante de la lumière , Et par la vapeur de la rosée , au temps de la chaude moisson . Mais avant la moisson , quand la pousse est achevée , Quand la fleur devient un raisin qui mûrit , Il coupe les sarments avec des serpes , Il enlève , il tranche les ceps . . . Ils seront tous abandonnés aux oiseaux de proie des montagnes Et aux bêtes de la terre ; Les oiseaux de proie passeront l&#039;été sur leurs cadavres , Et les bêtes de la terre y passeront l&#039;hiver . En ce temps-là , des offrandes seront apportées à l&#039; Eternel des armées , Par le peuple fort et vigoureux , Par le peuple redoutable depuis qu&#039;il existe , Nation puissante et qui écrase tout , Et dont le pays est coupé par des fleuves ; Elles seront apportées là où réside le nom de l&#039; Eternel des armées , Sur la montagne de Sion . Oracle sur l&#039; Egypte . Voici , l&#039; Eternel est monté sur une nuée rapide , il vient en Egypte ; Et les idoles de l&#039; Egypte tremblent devant lui , Et le coeur des Egyptiens tombe en défaillance . J&#039;armerai l&#039; Egyptien contre l&#039; Egyptien , Et l&#039;on se battra frère contre frère , ami contre ami , Ville contre ville , royaume contre royaume . L&#039;esprit de l&#039; Egypte disparaîtra du milieu d&#039;elle , Et j&#039;anéantirai son conseil ; On consultera les idoles et les enchanteurs , Ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l&#039;avenir . Et je livrerai l&#039; Egypte entre les mains d&#039;un maître sévère ; Un roi cruel dominera sur eux , Dit le Seigneur , l&#039; Eternel des armées . Les eaux de la mer tariront , Le fleuve deviendra sec et aride ; Les rivières seront infectes , Les canaux de l&#039; Egypte seront bas et desséchés , Les joncs et les roseaux se flétriront . Ce ne sera que nudité le long du fleuve , à l&#039;embouchure du fleuve ; Tout ce qui aura été semé près du fleuve se desséchera , Se réduira en poussière et périra . Les pêcheurs gémiront , Tous ceux qui jettent l&#039;hameçon dans le fleuve se lamenteront , Et ceux qui étendent des filets sur les eaux seront désolés . Ceux qui travaillent le lin peigné Et qui tissent des étoffes blanches seront confus . Les soutiens du pays seront dans l&#039;abattement , Tous les mercenaires auront l&#039;âme attristée . Les princes de Tsoan ne sont que des insensés , Les sages conseillers de Pharaon forment un conseil stupide . Comment osez-vous dire à Pharaon : Je suis fils des sages , fils des anciens rois ? Où sont-ils donc tes sages ? Qu&#039;ils te fassent des révélations , Et qu&#039;on apprenne ce que l&#039; Eternel des armées a résolu contre l&#039; Egypte . Les princes de Tsoan sont fous , Les princes de Noph sont dans l&#039;illusion , Les chefs des tribus égarent l&#039; Egypte ; L&#039; Eternel a répandu au milieu d&#039;elle un esprit de vertige , Pour qu&#039;ils fassent chanceler les Egyptiens dans tous leurs actes , Comme un homme ivre chancelle en vomissant . Et l&#039; Egypte sera hors d&#039;état de faire Ce que font la tête et la queue , La branche de palmier et le roseau . En ce jour , l&#039; Egypte sera comme des femmes : Elle tremblera et aura peur , En voyant s&#039;agiter la main de l&#039; Eternel des armées , Quand il la lèvera contre elle . Et le pays de Juda sera pour l&#039; Egypte un objet d&#039;effroi : Dès qu&#039;on lui en parlera , elle sera dans l&#039;épouvante , A cause de la résolution prise contre elle par l&#039; Eternel des armées . En ce temps-là , il y aura cinq villes au pays d&#039; Egypte , Qui parleront la langue de Canaan , Et qui jureront par l&#039; Eternel des armées : L&#039;une d&#039;elles sera appelée ville de la destruction . En ce même temps , il y aura un autel à l&#039; Eternel Au milieu du pays d&#039; Egypte , Et sur la frontière un monument à l&#039; Eternel . Ce sera pour l&#039; Eternel des armées un signe et un témoignage Dans le pays d&#039; Egypte ; Ils crieront à l&#039; Eternel à cause des oppresseurs , Et il leur enverra un sauveur et un défenseur pour les délivrer . Et l&#039; Eternel sera connu des Egyptiens , Et les Egyptiens connaîtront l&#039; Eternel en ce jour-là ; Ils feront des sacrifices et des offrandes , Ils feront des voeux à l&#039; Eternel et les accompliront . Ainsi l&#039; Eternel frappera les Egyptiens , Il les frappera , mais il les guérira ; Et ils se convertiront à l&#039; Eternel , Qui les exaucera et les guérira . En ce même temps , il y aura une route d&#039; Egypte en Assyrie : Les Assyriens iront en Egypte , et les Egyptiens en Assyrie , Et les Egyptiens avec les Assyriens serviront l&#039; Eternel . En ce même temps , Israël sera , lui troisième , Uni à l&#039; Egypte et à l&#039; Assyrie , Et ces pays seront l&#039;objet d&#039;une bénédiction . L&#039; Eternel des armées les bénira , en disant : Bénis soient l&#039; Egypte , mon peuple , Et l&#039; Assyrie , oeuvre de mes mains , Et Israël , mon héritage ! L&#039;année où Tharthan , envoyé par Sargon , roi d&#039; Assyrie , vint assiéger Asdod et s&#039;en empara , en ce temps-là l&#039; Eternel adressa la parole à Esaïe , fils d&#039; Amots , et lui dit : Va , détache le sac de tes reins et ôte tes souliers de tes pieds . Il fit ainsi , marcha nu et déchaussé . Et l&#039; Eternel dit : De même que mon serviteur Esaïe marche nu et déchaussé , ce qui sera dans trois ans un signe et un présage pour l&#039; Egypte et pour l&#039; Ethiopie , de même le roi d&#039; Assyrie emmènera de l&#039; Egypte et de l&#039; Ethiopie captifs et exilés les jeunes hommes et les vieillards , nus et déchaussés , et le dos découvert , à la honte de l&#039; Egypte . Alors on sera dans l&#039;effroi et dans la confusion , à cause de l&#039; Ethiopie en qui l&#039;on avait mis sa confiance , et de l&#039; Egypte dont on se glorifiait . Et les habitants de cette côte diront en ce jour : Voilà ce qu&#039;est devenu l&#039;objet de notre attente , sur lequel nous avions compté pour être secourus , pour être délivrés du roi d&#039; Assyrie ! Comment échapperons-nous ? Oracle sur le désert de la mer . Comme s&#039;avance l&#039;ouragan du midi , Il vient du désert , du pays redoutable . Une vision terrible m&#039;a été révélée . L&#039;oppresseur opprime , le dévastateur dévaste . - Monte , Elam ! Assiège , Médie ! Je fais cesser tous les soupirs . - C&#039;est pourquoi mes reins sont remplis d&#039;angoisses ; Des douleurs me saisissent , Comme les douleurs d&#039;une femme en travail ; Les spasmes m&#039;empêchent d&#039;entendre , Le tremblement m&#039;empêche de voir . Mon coeur est troublé , La terreur s&#039;empare de moi ; La nuit de mes plaisirs devient une nuit d&#039;épouvante . On dresse la table , la garde veille , on mange , on boit . . . Debout , princes ! oignez le bouclier ! Car ainsi m&#039;a parlé le Seigneur : Va , place la sentinelle ; Qu&#039;elle annonce ce qu&#039;elle verra . - Elle vit de la cavalerie , des cavaliers deux à deux , Des cavaliers sur des ânes , des cavaliers sur des chameaux ; Et elle était attentive , très attentive . Puis elle s&#039;écria , comme un lion : Seigneur , je me tiens sur la tour toute la journée , Et je suis à mon poste toutes les nuits ; Et voici , il vient de la cavalerie , des cavaliers deux à deux ! Elle prit encore la parole , et dit : Elle est tombée , elle est tombée , Babylone , Et toutes les images de ses dieux sont brisées par terre ! - O mon peuple , qui as été battu comme du grain dans mon aire ! Ce que j&#039;ai appris de l&#039; Eternel des armées , Dieu d&#039; Israël , Je vous l&#039;ai annoncé . Oracle sur Duma . On me crie de Séir : Sentinelle , que dis-tu de la nuit ? Sentinelle , que dis-tu de la nuit ? La sentinelle répond : Le matin vient , et la nuit aussi . Si vous voulez interroger , interrogez ; Convertissez-vous , et revenez . Oracle sur l&#039; Arabie . Vous passerez la nuit dans les broussailles de l&#039; Arabie , Caravanes de Dedan ! Portez de l&#039;eau à ceux qui ont soif ; Les habitants du pays de Théma Portent du pain aux fugitifs . Car ils fuient devant les épées , Devant l&#039;épée nue , devant l&#039;arc tendu , Devant un combat acharné . Car ainsi m&#039;a parlé le Seigneur : Encore une année , comme les années d&#039;un mercenaire , Et c&#039;en est fait de toute la gloire de Kédar . Il ne restera qu&#039;un petit nombre des vaillants archers , fils de Kédar , Car l&#039; Eternel , le Dieu d&#039; Israël , l&#039;a déclaré . Oracle sur la vallée des visions . Qu&#039;as-tu donc , que tout ton peuple monte sur les toits ? Ville bruyante , pleine de tumulte , Cité joyeuse ! Tes morts ne périront pas par l&#039;épée , Ils ne mourront pas en combattant . Tous tes chefs fuient ensemble , Ils sont faits prisonniers par les archers ; Tous tes habitants deviennent à la fois captifs , Tandis qu&#039;ils prennent au loin la fuite . C&#039;est pourquoi je dis : Détournez de moi les regards , Laissez-moi pleurer amèrement ; N&#039;insistez pas pour me consoler Du désastre de la fille de mon peuple . Car c&#039;est un jour de trouble , d&#039;écrasement et de confusion , Envoyé par le Seigneur , l&#039; Eternel des armées , Dans la vallée des visions . On démolit les murailles , Et les cris de détresse retentissent vers la montagne . Elam porte le carquois ; Des chars de combattants , des cavaliers , s&#039;avancent ; Kir met à nu le bouclier . Tes plus belles vallées sont remplies de chars , Et les cavaliers se rangent en bataille à tes portes . Les derniers retranchements de Juda sont forcés , Et en ce jour tu visites les armures de la maison de la forêt . Vous regardez les brèches nombreuses faites à la ville de David , Et vous retenez les eaux de l&#039;étang inférieur . Vous comptez les maisons de Jérusalem , Et vous les abattez , pour fortifier la muraille . Vous faites un réservoir entre les deux murs , Pour les eaux de l&#039;ancien étang . Mais vous ne regardez pas vers celui qui a voulu ces choses , Vous ne voyez pas celui qui les a préparées de loin . Le Seigneur , l&#039; Eternel des armées , vous appelle en ce jour A pleurer et à vous frapper la poitrine , A vous raser la tête et à ceindre le sac . Et voici de la gaîté et de la joie ! On égorge des boeufs et l&#039;on tue des brebis , On mange de la viande et l&#039;on boit du vin : Mangeons et buvons , car demain nous mourrons ! - L&#039; Eternel des armées me l&#039;a révélé : Non , ce crime ne vous sera point pardonné que vous ne soyez morts , Dit le Seigneur , l&#039; Eternel des armées . Ainsi parle le Seigneur , l&#039; Eternel des armées : Va vers ce courtisan , Vers Schebna , gouverneur du palais : Qu&#039;y a-t-il à toi ici , et qui as-tu ici , Que tu creuses ici un sépulcre ? Il se creuse un sépulcre sur la hauteur , Il se taille une demeure dans le roc ! Voici , l&#039; Eternel te lancera d&#039;un jet vigoureux ; Il t&#039;enveloppera comme une pelote , Il te fera rouler , rouler comme une balle , Sur une terre spacieuse ; Là tu mourras , là seront tes chars magnifiques , O toi , l&#039;opprobre de la maison de ton maître ! Je te chasserai de ton poste , L&#039; Eternel t&#039;arrachera de ta place . En ce jour-là , J&#039;appellerai mon serviteur Eliakim , fils de Hilkija ; Je le revêtirai de ta tunique , je le ceindrai de ta ceinture , Et je remettrai ton pouvoir entre ses mains ; Il sera un père pour les habitants de Jérusalem Et pour la maison de Juda . Je mettrai sur son épaule la clé de la maison de David : Quand il ouvrira , nul ne fermera ; Quand il fermera , nul n&#039;ouvrira . Je l&#039;enfoncerai comme un clou dans un lieu sûr , Et il sera un siège de gloire pour la maison de son père . Il sera le soutien de toute la gloire de la maison de son père , Des rejetons nobles et ignobles , De tous les petits ustensiles , Des bassins comme des vases . En ce jour , dit l&#039; Eternel des armées , Le clou enfoncé dans un lieu sûr sera enlevé , Il sera abattu et tombera , Et le fardeau qui était sur lui sera détruit , Car l&#039; Eternel a parlé . Oracle sur Tyr . Lamentez-vous , navires de Tarsis ! Car elle est détruite : plus de maisons ! plus d&#039;entrée ! C&#039;est du pays de Kittim que la nouvelle leur en est venue . Soyez muets d&#039;effroi , habitants de la côte , Que remplissaient les marchands de Sidon , parcourant la mer ! A travers les vastes eaux , le blé du Nil , La moisson du fleuve , était pour elle un revenu ; Elle était le marché des nations . Sois confuse , Sidon ! Car ainsi parle la mer , la forteresse de la mer : Je n&#039;ai point eu de douleurs , je n&#039;ai point enfanté , Je n&#039;ai point nourri de jeunes gens , ni élevé de jeunes filles . Quand les Egyptiens sauront la nouvelle , Ils trembleront en apprenant la chute de Tyr . Passez à Tarsis , Lamentez-vous , habitants de la côte ! Est-ce là votre ville joyeuse ? Elle avait une origine antique , Et ses pieds la mènent séjourner au loin . Qui a pris cette résolution contre Tyr , la dispensatrice des couronnes , Elle dont les marchands étaient des princes , Dont les commerçants étaient les plus riches de la terre ? C&#039;est l&#039; Eternel des armées qui a pris cette résolution , Pour blesser l&#039;orgueil de tout ce qui brille , Pour humilier tous les grands de la terre . Parcours librement ton pays , pareille au Nil , Fille de Tarsis ! Plus de joug ! L&#039; Eternel a étendu sa main sur la mer ; Il a fait trembler les royaumes ; Il a ordonné la destruction des forteresses de Canaan . Il a dit : Tu ne te livreras plus à la joie , Vierge déshonorée , fille de Sidon ! Lève-toi , passe au pays de Kittim ! Même là , il n&#039;y aura pas de repos pour toi . Vois les Chaldéens , qui n&#039;étaient pas un peuple , Ces habitants du désert , pour qui l&#039; Assyrien a fondé un pays ; Ils élèvent des tours , ils renversent les palais de Tyr , Ils les mettent en ruines . Lamentez-vous , navires de Tarsis ! Car votre forteresse est détruite ! En ce temps-là , Tyr tombera dans l&#039;oubli soixante-dix ans , Ce que dure la vie d&#039;un roi . Au bout de soixante-dix ans , il en sera de Tyr Comme de la prostituée dont parle la chanson : - Prends la harpe , parcours la ville , Prostituée qu&#039;on oublie ! Joue bien , répète tes chants , Pour qu&#039;on se souvienne de toi ! - Au bout de soixante-dix ans , l&#039; Eternel visitera Tyr , Et elle retournera à son salaire impur ; Elle se prostituera à tous les royaumes de la terre , Sur la face du monde . Mais son gain et son salaire impur seront consacrés à l&#039; Eternel , Ils ne seront ni entassés ni conservés ; Car son gain fournira pour ceux qui habitent devant l&#039; Eternel Une nourriture abondante et des vêtements magnifiques . Voici , l&#039; Eternel dévaste le pays et le rend désert , Il en bouleverse la face et en disperse les habitants . Et il en est du sacrificateur comme du peuple , Du maître comme du serviteur , De la maîtresse comme de la servante , Du vendeur comme de l&#039;acheteur , Du prêteur comme de l&#039;emprunteur , Du créancier comme du débiteur . Le pays est dévasté , livré au pillage ; Car l&#039; Eternel l&#039;a décrété . Le pays est triste , épuisé ; Les habitants sont abattus , languissants ; Les chefs du peuple sont sans force . Le pays était profané par ses habitants ; Car ils transgressaient les lois , violaient les ordonnances , Ils rompaient l&#039;alliance éternelle . C&#039;est pourquoi la malédiction dévore le pays , Et ses habitants portent la peine de leurs crimes ; C&#039;est pourquoi les habitants du pays sont consumés , Et il n&#039;en reste qu&#039;un petit nombre . Le moût est triste , la vigne est flétrie ; Tous ceux qui avaient le coeur joyeux soupirent . La joie des tambourins a cessé , la gaîté bruyante a pris fin , La joie de la harpe a cessé . On ne boit plus de vin en chantant ; Les liqueurs fortes sont amères au buveur . La ville déserte est en ruines ; Toutes les maisons sont fermées , on n&#039;y entre plus . On crie dans les rues , parce que le vin manque ; Toute réjouissance a disparu , L&#039;allégresse est bannie du pays . La dévastation est restée dans la ville , Et les portes abattues sont en ruines . Car il en est dans le pays , au milieu des peuples , Comme quand on secoue l&#039;olivier , Comme quand on grappille après la vendange . Ils élèvent leur voix , ils poussent des cris d&#039;allégresse ; Des bords de la mer , ils célèbrent la majesté de l&#039; Eternel . Glorifiez donc l&#039; Eternel dans les lieux où brille la lumière , Le nom de l&#039; Eternel , Dieu d&#039; Israël , dans les îles de la mer ! - De l&#039;extrémité de la terre nous entendons chanter : Gloire au juste ! Mais moi je dis : Je suis perdu ! je suis perdu ! malheur à moi ! Les pillards pillent , et les pillards s&#039;acharnent au pillage . La terreur , la fosse , et le filet , Sont sur toi , habitant du pays ! Celui qui fuit devant les cris de terreur tombe dans la fosse , Et celui qui remonte de la fosse se prend au filet ; Car les écluses d&#039;en haut s&#039;ouvrent , Et les fondements de la terre sont ébranlés . La terre est déchirée , La terre se brise , La terre chancelle . La terre chancelle comme un homme ivre , Elle vacille comme une cabane ; Son péché pèse sur elle , Elle tombe , et ne se relève plus . En ce temps-là , l&#039; Eternel châtiera dans le ciel l&#039;armée d&#039;en haut , Et sur la terre les rois de la terre . Ils seront assemblés captifs dans une prison , Ils seront enfermés dans des cachots , Et , après un grand nombre de jours , ils seront châtiés . La lune sera couverte de honte , Et le soleil de confusion ; Car l&#039; Eternel des armées régnera Sur la montagne de Sion et à Jérusalem , Resplendissant de gloire en présence de ses anciens . O Eternel ! tu es mon Dieu ; Je t&#039;exalterai , je célébrerai ton nom , Car tu as fait des choses merveilleuses ; Tes desseins conçus à l&#039;avance se sont fidèlement accomplis . Car tu as réduit la ville en un monceau de pierres , La cité forte en un tas de ruines ; La forteresse des barbares est détruite , Jamais elle ne sera rebâtie . C&#039;est pourquoi les peuples puissants te glorifient , Les villes des nations puissantes te craignent . Tu as été un refuge pour le faible , Un refuge pour le malheureux dans la détresse , Un abri contre la tempête , Un ombrage contre la chaleur ; Car le souffle des tyrans Est comme l&#039;ouragan qui frappe une muraille . Comme tu domptes la chaleur dans une terre brûlante , Tu as dompté le tumulte des barbares ; Comme la chaleur est étouffée par l&#039;ombre d&#039;un nuage , Ainsi ont été étouffés les chants de triomphe des tyrans . L&#039; Eternel des armées prépare à tous les peuples , sur cette montagne , Un festin de mets succulents , Un festin de vins vieux , De mets succulents , pleins de moelle , De vins vieux , clarifiés . Et , sur cette montagne , il anéantit le voile qui voile tous les peuples , La couverture qui couvre toutes les nations ; Il anéantit la mort pour toujours ; Le Seigneur , l&#039; Eternel , essuie les larmes de tous les visages , Il fait disparaître de toute la terre l&#039;opprobre de son peuple ; Car l&#039; Eternel a parlé . En ce jour l&#039;on dira : Voici , c&#039;est notre Dieu , en qui nous avons confiance , Et c&#039;est lui qui nous sauve ; C&#039;est l&#039; Eternel , en qui nous avons confiance ; Soyons dans l&#039;allégresse , et réjouissons-nous de son salut ! Car la main de l&#039; Eternel repose sur cette montagne ; Et Moab est foulé sur place , Comme la paille est foulée dans une mare à fumier . Au milieu de cette mare , il étend ses mains , Comme le nageur les étend pour nager ; Mais l&#039; Eternel abat son orgueil , Et déjoue l&#039;artifice de ses mains . Il renverse , il précipite les fortifications élevées de tes murs , Il les fait crouler à terre , jusque dans la poussière . En ce jour , on chantera ce cantique dans le pays de Juda : Nous avons une ville forte ; Il nous donne le salut pour murailles et pour rempart . Ouvrez les portes , Laissez entrer la nation juste et fidèle . A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix , la paix , Parce qu&#039;il se confie en toi . Confiez-vous en l&#039; Eternel à perpétuité , Car l&#039; Eternel , l&#039; Eternel est le rocher des siècles . Il a renversé ceux qui habitaient les hauteurs , Il a abaissé la ville superbe ; Il l&#039;a abaissée jusqu&#039;à terre , Il lui a fait toucher la poussière . Elle est foulée aux pieds , Aux pieds des pauvres , sous les pas des misérables . Le chemin du juste est la droiture ; Toi qui es juste , tu aplanis le sentier du juste . Aussi nous t&#039;attendons , ô Eternel ! sur la voie de tes jugements ; Notre âme soupire après ton nom et après ton souvenir . Mon âme te désire pendant la nuit , Et mon esprit te cherche au dedans de moi ; Car , lorsque tes jugements s&#039;exercent sur la terre , Les habitants du monde apprennent la justice . Si l&#039;on fait grâce au méchant , il n&#039;apprend pas la justice , Il se livre au mal dans le pays de la droiture , Et il n&#039;a point égard à la majesté de Dieu . Eternel , ta main est puissante : Ils ne l&#039;aperçoivent pas . Ils verront ton zèle pour le peuple , et ils en seront confus ; Le feu consumera tes ennemis . Eternel , tu nous donnes la paix ; Car tout ce que nous faisons , C&#039;est toi qui l&#039;accomplis pour nous . Eternel , notre Dieu , d&#039;autres maîtres que toi ont dominé sur nous ; Mais c&#039;est grâce à toi seul que nous invoquons ton nom . Ceux qui sont morts ne revivront pas , Des ombres ne se relèveront pas ; Car tu les as châtiés , tu les as anéantis , Et tu en as détruit tout souvenir . Multiplie le peuple , ô Eternel ! Multiplie le peuple , manifeste ta gloire ; Recule toutes les limites du pays . Eternel , ils t&#039;ont cherché , quand ils étaient dans la détresse ; Ils se sont répandus en prières , quand tu les as châtiés . Comme une femme enceinte , sur le point d&#039;accoucher , Se tord et crie au milieu de ses douleurs , Ainsi avons-nous été , loin de ta face , ô Eternel ! Nous avons conçu , nous avons éprouvé des douleurs , Et , quand nous enfantons , ce n&#039;est que du vent : Le pays n&#039;est pas sauvé , Et ses habitants ne sont pas nés . Que tes morts revivent ! Que mes cadavres se relèvent ! - Réveillez-vous et tressaillez de joie , habitants de la poussière ! Car ta rosée est une rosée vivifiante , Et la terre redonnera le jour aux ombres . Va , mon peuple , entre dans ta chambre , Et ferme la porte derrière toi ; Cache-toi pour quelques instants , Jusqu&#039;à ce que la colère soit passée . Car voici , l&#039; Eternel sort de sa demeure , Pour punir les crimes des habitants de la terre ; Et la terre mettra le sang à nu , Elle ne couvrira plus les meurtres . En ce jour , l&#039; Eternel frappera de sa dure , grande et forte épée Le léviathan , serpent fuyard , Le léviathan , serpent tortueux ; Et il tuera le monstre qui est dans la mer . En ce jour-là , Chantez un cantique sur la vigne . Moi l&#039; Eternel , j&#039;en suis le gardien , Je l&#039;arrose à chaque instant ; De peur qu&#039;on ne l&#039;attaque , Nuit et jour je la garde . Il n&#039;y a point en moi de colère ; Mais si je trouve à combattre des ronces et des épines , Je marcherai contre elles , je les consumerai toutes ensemble , A moins qu&#039;on ne me prenne pour refuge , Qu&#039;on ne fasse la paix avec moi , qu&#039;on ne fasse la paix avec moi . Dans les temps à venir , Jacob prendra racine , Israël poussera des fleurs et des rejetons , Et il remplira le monde de ses fruits . L&#039; Eternel l&#039;a-t-il frappé comme il a frappé ceux qui le frappaient ? L&#039;a-t-il tué comme il a tué ceux qui le tuaient ? C&#039;est avec mesure que tu l&#039;as châtié par l&#039;exil , En l&#039;emportant par le souffle impétueux du vent d&#039;orient . Ainsi le crime de Jacob a été expié , Et voici le fruit du pardon de son péché : L&#039; Eternel a rendu toutes les pierres des autels Pareilles à des pierres de chaux réduites en poussière ; Les idoles d&#039; Astarté et les statues du soleil ne se relèveront plus . Car la ville forte est solitaire , C&#039;est une demeure délaissée et abandonnée comme le désert ; Là pâture le veau , il s&#039;y couche , et broute les branches . Quand les rameaux sèchent , on les brise ; Des femmes viennent , pour les brûler . C&#039;était un peuple sans intelligence : Aussi celui qui l&#039;a fait n&#039;a point eu pitié de lui , Celui qui l&#039;a formé ne lui a point fait grâce . En ce temps-là , L&#039; Eternel secouera des fruits , Depuis le cours du fleuve jusqu&#039;au torrent d&#039; Egypte ; Et vous serez ramassés un à un , enfants d&#039; Israël ! En ce jour , on sonnera de la grande trompette , Et alors reviendront ceux qui étaient exilés au pays d&#039; Assyrie Ou fugitifs au pays d&#039; Egypte ; Et ils se prosterneront devant l&#039; Eternel , Sur la montagne sainte , à Jérusalem . Malheur à la couronne superbe des ivrognes d&#039; Ephraïm , A la fleur fanée , qui fait l&#039;éclat de sa parure , Sur la cime de la fertile vallée de ceux qui s&#039;enivrent ! Voici venir , de la part du Seigneur , un homme fort et puissant , Comme un orage de grêle , un ouragan destructeur , Comme une tempête qui précipite des torrents d&#039;eaux : Il la fait tomber en terre avec violence . Elle sera foulée aux pieds , La couronne superbe des ivrognes d&#039; Ephraïm ; Et la fleur fanée , qui fait l&#039;éclat de sa parure , Sur la cime de la fertile vallée , Sera comme une figue hâtive qu&#039;on aperçoit avant la récolte , Et qui , à peine dans la main , est aussitôt avalée . En ce jour , l&#039; Eternel des armées sera Une couronne éclatante et une parure magnifique Pour le reste de son peuple , Un esprit de justice pour celui qui est assis au siège de la justice , Et une force pour ceux qui repoussent l&#039;ennemi jusqu&#039;à ses portes . Mais eux aussi , ils chancellent dans le vin , Et les boissons fortes leur donnent des vertiges ; Sacrificateurs et prophètes chancellent dans les boissons fortes , Ils sont absorbés par le vin , Ils ont des vertiges à cause des boissons fortes ; Ils chancellent en prophétisant , Ils vacillent en rendant la justice . Toutes les tables sont pleines de vomissements , d&#039;ordures ; Il n&#039;y a plus de place . - A qui veut-on enseigner la sagesse ? A qui veut-on donner des leçons ? Est-ce à des enfants qui viennent d&#039;être sevrés , Qui viennent de quitter la mamelle ? Car c&#039;est précepte sur précepte , précepte sur précepte , Règle sur règle , règle sur règle , Un peu ici , un peu là . - Hé bien ! c&#039;est par des hommes aux lèvres balbutiantes Et au langage barbare Que l&#039; Eternel parlera à ce peuple . Il lui disait : Voici le repos , Laissez reposer celui qui est fatigué ; Voici le lieu du repos ! Mais ils n&#039;ont point voulu écouter . Et pour eux la parole de l&#039; Eternel sera Précepte sur précepte , précepte sur précepte , Règle sur règle , règle sur règle , Un peu ici , un peu là , Afin qu&#039;en marchant ils tombent à la renverse et se brisent , Afin qu&#039;ils soient enlacés et pris . Ecoutez donc la parole de l&#039; Eternel , moqueurs , Vous qui dominez sur ce peuple de Jérusalem ! Vous dites : Nous avons fait une alliance avec la mort , Nous avons fait un pacte avec le séjour des morts ; Quand le fléau débordé passera , il ne nous atteindra pas , Car nous avons la fausseté pour refuge et le mensonge pour abri . C&#039;est pourquoi ainsi parle le Seigneur , l&#039; Eternel : Voici , j&#039;ai mis pour fondement en Sion une pierre , Une pierre éprouvée , une pierre angulaire de prix , solidement posée ; Celui qui la prendra pour appui n&#039;aura point hâte de fuir . Je ferai de la droiture une règle , Et de la justice un niveau ; Et la grêle emportera le refuge de la fausseté , Et les eaux inonderont l&#039;abri du mensonge . Votre alliance avec la mort sera détruite , Votre pacte avec le séjour des morts ne subsistera pas ; Quand le fléau débordé passera , Vous serez par lui foulés aux pieds . Chaque fois qu&#039;il passera , il vous saisira ; Car il passera tous les matins , le jour et la nuit , Et son bruit seul donnera l&#039;épouvante . Le lit sera trop court pour s&#039;y étendre , Et la couverture trop étroite pour s&#039;en envelopper . Car l&#039; Eternel se lèvera comme à la montagne de Peratsim , Il s&#039;irritera comme dans la vallée de Gabaon , Pour faire son oeuvre , son oeuvre étrange , Pour exécuter son travail , son travail inouï . Maintenant , ne vous livrez point à la moquerie , De peur que vos liens ne soient resserrés ; Car la destruction de tout le pays est résolue ; Je l&#039;ai appris du Seigneur , de l&#039; Eternel des armées . Prêtez l&#039;oreille , et écoutez ma voix ! Soyez attentifs , et écoutez ma parole ! Celui qui laboure pour semer laboure-t-il toujours ? Ouvre-t-il et brise-t-il toujours son terrain ? N&#039;est-ce pas après en avoir aplani la surface Qu&#039;il répand de la nielle et sème du cumin ; Qu&#039;il met le froment par rangées , L&#039;orge à une place marquée , Et l&#039;épeautre sur les bords ? Son Dieu lui a enseigné la marche à suivre , Il lui a donné ses instructions . On ne foule pas la nielle avec le traîneau , Et la roue du chariot ne passe pas sur le cumin ; Mais on bat la nielle avec le bâton , Et le cumin avec la verge . On bat le blé , Mais on ne le bat pas toujours ; On y pousse la roue du chariot et les chevaux , Mais on ne l&#039;écrase pas . Cela aussi vient de l&#039; Eternel des armées ; Admirable est son conseil , et grande est sa sagesse . Malheur à Ariel , à Ariel , Cité dont David fit sa demeure ! Ajoutez année à année , Laissez les fêtes accomplir leur cycle . Puis j&#039;assiégerai Ariel ; Il y aura des plaintes et des gémissements ; Et la ville sera pour moi comme un Ariel . Je t&#039;investirai de toutes parts , Je te cernerai par des postes armés , J&#039;élèverai contre toi des retranchements . Tu seras abaissée , ta parole viendra de terre , Et les sons en seront étouffés par la poussière ; Ta voix sortira de terre comme celle d&#039;un spectre , Et c&#039;est de la poussière que tu murmureras tes discours . La multitude de tes ennemis sera comme une fine poussière , Cette multitude de guerriers sera comme la balle qui vole , Et cela tout à coup , en un instant . C&#039;est de l&#039; Eternel des armées que viendra le châtiment , Avec des tonnerres , des tremblements de terre et un bruit formidable , Avec l&#039;ouragan et la tempête , Et avec la flamme d&#039;un feu dévorant . Et , comme il en est d&#039;un songe , d&#039;une vision nocturne , Ainsi en sera-t-il de la multitude des nations qui combattront Ariel , De tous ceux qui l&#039;attaqueront , elle et sa forteresse , Et qui la serreront de près . Comme celui qui a faim rêve qu&#039;il mange , Puis s&#039;éveille , l&#039;estomac vide , Et comme celui qui a soif rêve qu&#039;il boit , Puis s&#039;éveille , épuisé et languissant ; Ainsi en sera-t-il de la multitude des nations Qui viendront attaquer la montagne de Sion . Soyez stupéfaits et étonnés ! Fermez les yeux et devenez aveugles ! Ils sont ivres , mais ce n&#039;est pas de vin ; Ils chancellent , mais ce n&#039;est pas l&#039;effet des liqueurs fortes . Car l&#039; Eternel a répandu sur vous un esprit d&#039;assoupissement ; Il a fermé vos yeux les prophètes , Il a voilé vos têtes les voyants . Toute la révélation est pour vous comme les mots d&#039;un livre cacheté Que l&#039;on donne à un homme qui sait lire , en disant : Lis donc cela ! Et qui répond : Je ne le puis , Car il est cacheté ; Ou comme un livre que l&#039;on donne A un homme qui ne sait pas lire , en disant : Lis donc cela ! Et qui répond : Je ne sais pas lire . Le Seigneur dit : Quand ce peuple s&#039;approche de moi , Il m&#039;honore de la bouche et des lèvres ; Mais son coeur est éloigné de moi , Et la crainte qu&#039;il a de moi N&#039;est qu&#039;un précepte de tradition humaine . C&#039;est pourquoi je frapperai encore ce peuple Par des prodiges et des miracles ; Et la sagesse de ses sages périra , Et l&#039;intelligence de ses hommes intelligents disparaîtra . Malheur à ceux qui cachent leurs desseins Pour les dérober à l&#039; Eternel , Qui font leurs oeuvres dans les ténèbres , Et qui disent : Qui nous voit et qui nous connaît ? Quelle perversité est la vôtre ! Le potier doit-il être considéré comme de l&#039;argile , Pour que l&#039;ouvrage dise de l&#039;ouvrier : Il ne m&#039;a point fait ? Pour que le vase dise du potier : Il n&#039;a point d&#039;intelligence ? Encore un peu de temps , Et le Liban se changera en verger , Et le verger sera considéré comme une forêt . En ce jour-là , les sourds entendront les paroles du livre ; Et , délivrés de l&#039;obscurité et des ténèbres , Les yeux des aveugles verront . Les malheureux se réjouiront de plus en plus en l&#039; Eternel , Et les pauvres feront du Saint d&#039; Israël le sujet de leur allégresse . Car le violent ne sera plus , le moqueur aura fini , Et tous ceux qui veillaient pour l&#039;iniquité seront exterminés , Ceux qui condamnaient les autres en justice , Tendaient des pièges à qui défendait sa cause à la porte , Et violaient par la fraude les droits de l&#039;innocent . C&#039;est pourquoi ainsi parle l&#039; Eternel à la maison de Jacob , Lui qui a racheté Abraham : Maintenant Jacob ne rougira plus , Maintenant son visage ne pâlira plus . Car , lorsque ses enfants verront au milieu d&#039;eux l&#039;oeuvre de mes mains , Ils sanctifieront mon nom ; Ils sanctifieront le Saint de Jacob , Et ils craindront le Dieu d&#039; Israël ; Ceux dont l&#039;esprit s&#039;égarait acquerront de l&#039;intelligence , Et ceux qui murmuraient recevront instruction . Malheur , dit l&#039; Eternel , aux enfants rebelles , Qui prennent des résolutions sans moi , Et qui font des alliances sans ma volonté , Pour accumuler péché sur péché ! Qui descendent en Egypte sans me consulter , Pour se réfugier sous la protection de Pharaon , Et chercher un abri sous l&#039;ombre de l&#039; Egypte ! La protection de Pharaon sera pour vous une honte , Et l&#039;abri sous l&#039;ombre de l&#039; Egypte une ignominie . Déjà ses princes sont à Tsoan , Et ses envoyés ont atteint Hanès . Tous seront confus au sujet d&#039;un peuple qui ne leur sera point utile , Ni pour les secourir , ni pour les aider , Mais qui fera leur honte et leur opprobre . Sentence des bêtes du midi : A travers une contrée de détresse et d&#039;angoisse , D&#039;où viennent la lionne et le lion , La vipère et le dragon volant , Ils portent à dos d&#039;ânes leurs richesses , Et sur la bosse des chameaux leurs trésors , A un peuple qui ne leur sera point utile . Car le secours de l&#039; Egypte n&#039;est que vanité et néant ; C&#039;est pourquoi j&#039;appelle cela du bruit qui n&#039;aboutit à rien . Va maintenant , écris ces choses devant eux sur une table , Et grave-les dans un livre , Afin qu&#039;elles subsistent dans les temps à venir , Eternellement et à perpétuité . Car c&#039;est un peuple rebelle , Ce sont des enfants menteurs , Des enfants qui ne veulent point écouter la loi de l&#039; Eternel , Qui disent aux voyants : Ne voyez pas ! Et aux prophètes : Ne nous prophétisez pas des vérités , Dites-nous des choses flatteuses , Prophétisez des chimères ! Détournez-vous du chemin , Ecartez-vous du sentier , Eloignez de notre présence le Saint d&#039; Israël ! C&#039;est pourquoi ainsi parle le Saint d&#039; Israël : Puisque vous rejetez cette parole , Que vous vous confiez dans la violence et dans les détours Et que vous les prenez pour appuis , Ce crime sera pour vous Comme une partie crevassée qui menace ruine Et fait saillie dans un mur élevé , Dont l&#039;écroulement arrive tout à coup , en un instant : Il se brise comme se brise un vase de terre , Que l&#039;on casse sans ménagement , Et dont les débris ne laissent pas un morceau Pour prendre du feu au foyer , Ou pour puiser de l&#039;eau à la citerne . Car ainsi a parlé le Seigneur , l&#039; Eternel , le Saint d&#039; Israël : C&#039;est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut , C&#039;est dans le calme et la confiance que sera votre force . Mais vous ne l&#039;avez pas voulu ! Vous avez dit : Non ! nous prendrons la course à cheval ! - C&#039;est pourquoi vous fuirez à la course . - Nous monterons des coursiers légers ! - C&#039;est pourquoi ceux qui vous poursuivront seront légers . Mille fuiront à la menace d&#039;un seul , Et , à la menace de cinq , vous fuirez , Jusqu&#039;à ce que vous restiez Comme un signal au sommet de la montagne , Comme un étendard sur la colline . Cependant l&#039; Eternel désire vous faire grâce , Et il se lèvera pour vous faire miséricorde ; Car l&#039; Eternel est un Dieu juste : Heureux tous ceux qui espèrent en lui ! Oui , peuple de Sion , habitant de Jérusalem , Tu ne pleureras plus ! Il te fera grâce , quand tu crieras ; Dès qu&#039;il aura entendu , il t&#039;exaucera . Le Seigneur vous donnera du pain dans l&#039;angoisse , Et de l&#039;eau dans la détresse ; Ceux qui t&#039;instruisent ne se cacheront plus , Mais tes yeux verront ceux qui t&#039;instruisent . Tes oreilles entendront derrière toi la voix qui dira : Voici le chemin , marchez-y ! Car vous iriez à droite , ou vous iriez à gauche . Vous tiendrez pour souillés l&#039;argent qui recouvre vos idoles , Et l&#039;or dont elles sont revêtues ; Tu en disperseras les débris comme une impureté : Hors d&#039;ici ! leur diras-tu . Alors il répandra la pluie sur la semence que tu auras mise en terre , Et le pain que produira la terre sera savoureux et nourrissant ; En ce même temps , tes troupeaux paîtront dans de vastes pâturages . Les boeufs et les ânes , qui labourent la terre , Mangeront un fourrage salé , Qu&#039;on aura vanné avec la pelle et le van . Sur toute haute montagne et sur toute colline élevée , Il y aura des ruisseaux , des courants d&#039;eau , Au jour du grand carnage , A la chute des tours . La lumière de la lune sera comme la lumière du soleil , Et la lumière du soleil sera sept fois plus grande Comme la lumière de sept jours , Lorsque l&#039; Eternel bandera la blessure de son peuple , Et qu&#039;il guérira la plaie de ses coups . Voici , le nom de l&#039; Eternel vient de loin ; Sa colère est ardente , c&#039;est un violent incendie ; Ses lèvres sont pleines de fureur , Et sa langue est comme un feu dévorant ; Son souffle est comme un torrent débordé qui atteint jusqu&#039;au cou , Pour cribler les nations avec le crible de la destruction , Et comme un mors trompeur Entre les mâchoires des peuples . Vous chanterez comme la nuit où l&#039;on célèbre la fête , Vous aurez le coeur joyeux comme celui qui marche au son de la flûte , Pour aller à la montagne de l&#039; Eternel , vers le rocher d&#039; Israël . Et l&#039; Eternel fera retentir sa voix majestueuse , Il montrera son bras prêt à frapper , Dans l&#039;ardeur de sa colère , Au milieu de la flamme d&#039;un feu dévorant , De l&#039;inondation , de la tempête et des pierres de grêle . A la voix de l&#039; Eternel , l&#039; Assyrien tremblera ; L&#039; Eternel le frappera de sa verge . A chaque coup de la verge qui lui est destinée , Et que l&#039; Eternel fera tomber sur lui , On entendra les tambourins et les harpes ; L&#039; Eternel combattra contre lui à main levée . Depuis longtemps un bûcher est préparé , Il est préparé pour le roi , Il est profond , il est vaste ; Son bûcher , c&#039;est du feu et du bois en abondance ; Le souffle de l&#039; Eternel l&#039;enflamme , comme un torrent de soufre . Malheur à ceux qui descendent en Egypte pour avoir du secours , Qui s&#039;appuient sur des chevaux , Et se fient à la multitude des chars et à la force des cavaliers , Mais qui ne regardent pas vers le Saint d&#039; Israël , Et ne recherchent pas l&#039; Eternel ! Lui aussi , cependant , il est sage , il fait venir le malheur , Et ne retire point ses paroles ; Il s&#039;élève contre la maison des méchants , Et contre le secours de ceux qui commettent l&#039;iniquité . L&#039; Egyptien est homme et non dieu ; Ses chevaux sont chair et non esprit . Quand l&#039; Eternel étendra sa main , Le protecteur chancellera , le protégé tombera , Et tous ensemble ils périront . Car ainsi m&#039;a parlé l&#039; Eternel : Comme le lion , comme le lionceau rugit sur sa proie , Et , malgré tous les bergers rassemblés contre lui , Ne se laisse ni effrayer par leur voix , Ni intimider par leur nombre ; De même l&#039; Eternel des armées descendra Pour combattre sur la montagne de Sion et sur sa colline . Comme des oiseaux déploient les ailes sur leur couvée , Ainsi l&#039; Eternel des armées étendra sa protection sur Jérusalem ; Il protégera et délivrera , Il épargnera et sauvera . Revenez à celui dont on s&#039;est profondément détourné , Enfants d&#039; Israël ! En ce jour , chacun rejettera ses idoles d&#039;argent et ses idoles d&#039;or , Que vous vous êtes fabriquées de vos mains criminelles . Et l&#039; Assyrien tombera sous un glaive qui n&#039;est pas celui d&#039;un homme , Et un glaive qui n&#039;est pas celui d&#039;un homme le dévorera ; Il s&#039;enfuira devant le glaive , Et ses jeunes guerriers seront asservis . Son rocher s&#039;enfuira d&#039;épouvante , Et ses chefs trembleront devant la bannière , Dit l&#039; Eternel , qui a son feu dans Sion Et sa fournaise dans Jérusalem . Alors le roi régnera selon la justice , Et les princes gouverneront avec droiture . Chacun sera comme un abri contre le vent , Et un refuge contre la tempête , Comme des courants d&#039;eau dans un lieu desséché , Comme l&#039;ombre d&#039;un grand rocher dans une terre altérée . Les yeux de ceux qui voient ne seront plus bouchés , Et les oreilles de ceux qui entendent seront attentives . Le coeur des hommes légers sera intelligent pour comprendre , Et la langue de ceux qui balbutient parlera vite et nettement . On ne donnera plus à l&#039;insensé le nom de noble , Ni au fourbe celui de magnanime . Car l&#039;insensé profère des folies , Et son coeur s&#039;adonne au mal , Pour commettre l&#039;impiété , Et dire des faussetés contre l&#039; Eternel , Pour laisser à vide l&#039;âme de celui qui a faim , Et enlever le breuvage de celui qui a soif . Les armes du fourbe sont pernicieuses ; Il forme de coupables desseins , Pour perdre les malheureux par des paroles mensongères , Même quand la cause du pauvre est juste . Mais celui qui est noble forme de nobles desseins , Et il persévère dans ses nobles desseins . Femmes insouciantes , Levez-vous , écoutez ma voix ! Filles indolentes , Prêtez l&#039;oreille à ma parole ! Dans un an et quelques jours , Vous tremblerez , indolentes ; Car c&#039;en est fait de la vendange , La récolte n&#039;arrivera pas . Soyez dans l&#039;effroi , insouciantes ! Tremblez , indolentes ! Déshabillez-vous , mettez-vous à nu Et ceignez vos reins ! On se frappe le sein , Au souvenir de la beauté des champs Et de la fécondité des vignes . Sur la terre de mon peuple Croissent les épines et les ronces , Même dans toutes les maisons de plaisance De la cité joyeuse . Le palais est abandonné , La ville bruyante est délaissée ; La colline et la tour serviront à jamais de cavernes ; Les ânes sauvages y joueront , les troupeaux y paîtront , Jusqu&#039;à ce que l&#039;esprit soit répandu d&#039;en haut sur nous , Et que le désert se change en verger , Et que le verger soit considéré comme une forêt . Alors la droiture habitera dans le désert , Et la justice aura sa demeure dans le verger . L&#039;oeuvre de la justice sera la paix , Et le fruit de la justice le repos et la sécurité pour toujours . Mon peuple demeurera dans le séjour de la paix , Dans des habitations sûres , Dans des asiles tranquilles . Mais la forêt sera précipitée sous la grêle , Et la ville profondément abaissée . Heureux vous qui partout semez le long des eaux , Et qui laissez sans entraves le pied du boeuf et de l&#039;âne ! Malheur à toi qui ravages , et qui n&#039;as pas été ravagé ! Qui pilles , et qu&#039;on n&#039;a pas encore pillé ! Quand tu auras fini de ravager , tu seras ravagé ; Quand tu auras achevé de piller , on te pillera . Eternel , aie pitié de nous ! Nous espérons en toi . Sois notre aide chaque matin , Et notre délivrance au temps de la détresse ! Quand ta voix retentit , Les peuples fuient ; Quand tu te lèves , Les nations se dispersent . On moissonne votre butin , Comme moissonne la sauterelle ; On se précipite dessus , Comme se précipitent les sauterelles . L&#039; Eternel est élevé , Car il habite en haut ; Il remplit Sion De droiture et de justice . Tes jours seront en sûreté ; La sagesse et l&#039;intelligence sont une source de salut ; La crainte de l&#039; Eternel , C&#039;est là le trésor de Sion . Voici , les héros Poussent des cris au dehors ; Les messagers de paix Pleurent amèrement . Les routes sont désertes ; On ne passe plus dans les chemins . Il a rompu l&#039;alliance , il méprise les villes , Il n&#039;a de respect pour personne . Le pays est dans le deuil , dans la tristesse ; Le Liban est confus , languissant ; Le Saron est comme un désert ; Le Basan et le Carmel secouent leur feuillage . Maintenant je me lèverai , Dit l&#039; Eternel , Maintenant je serai exalté , Maintenant je serai élevé . Vous avez conçu du foin , Vous enfanterez de la paille ; Votre souffle , C&#039;est un feu qui vous consumera . Les peuples seront Des fournaises de chaux , Des épines coupées Qui brûlent dans le feu . Vous qui êtes loin , écoutez ce que j&#039;ai fait ! Et vous qui êtes près , sachez quelle est ma puissance ! Les pécheurs sont effrayés dans Sion , Un tremblement saisit les impies : Qui de nous pourra rester auprès d&#039;un feu dévorant ? Qui de nous pourra rester auprès de flammes éternelles ? - Celui qui marche dans la justice , Et qui parle selon la droiture , Qui méprise un gain acquis par extorsion , Qui secoue les mains pour ne pas accepter un présent , Qui ferme l&#039;oreille pour ne pas entendre des propos sanguinaires , Et qui se bande les yeux pour ne pas voir le mal , Celui-là habitera dans des lieux élevés ; Des rochers fortifiés seront sa retraite ; Du pain lui sera donné , De l&#039;eau lui sera assurée . Tes yeux verront le roi dans sa magnificence , Ils contempleront le pays dans toute son étendue . Ton coeur se souviendra de la terreur : Où est le secrétaire , où est le trésorier ? Où est celui qui inspectait les tours ? Tu ne verras plus le peuple audacieux , Le peuple au langage obscur qu&#039;on n&#039;entend pas , A la langue barbare qu&#039;on ne comprend pas . Regarde Sion , la cité de nos fêtes ! Tes yeux verront Jérusalem , séjour tranquille , Tente qui ne sera plus transportée , Dont les pieux ne seront jamais enlevés , Et dont les cordages ne seront point détachés . C&#039;est là vraiment que l&#039; Eternel est magnifique pour nous : Il nous tient lieu de fleuves , de vastes rivières , Où ne pénètrent point de navires à rames , Et que ne traverse aucun grand vaisseau . Car l&#039; Eternel est notre juge , L&#039; Eternel est notre législateur , L&#039; Eternel est notre roi : C&#039;est lui qui nous sauve . Tes cordages sont relâchés ; Ils ne serrent plus le pied du mât et ne tendent plus les voiles . Alors on partage la dépouille d&#039;un immense butin ; Les boiteux même prennent part au pillage : Aucun habitant ne dit : Je suis malade ! Le peuple de Jérusalem reçoit le pardon de ses iniquités . Approchez , nations , pour entendre ! Peuples , soyez attentifs ! Que la terre écoute , elle et ce qui la remplit , Le monde et tout ce qu&#039;il produit ! Car la colère de l&#039; Eternel va fondre sur toutes les nations , Et sa fureur sur toute leur armée : Il les voue à l&#039;extermination , Il les livre au carnage . Leurs morts sont jetés , Leurs cadavres exhalent la puanteur , Et les montagnes se fondent dans leur sang . Toute l&#039;armée des cieux se dissout ; Les cieux sont roulés comme un livre , Et toute leur armée tombe , Comme tombe la feuille de la vigne , Comme tombe celle du figuier . Mon épée s&#039;est enivrée dans les cieux ; Voici , elle va descendre sur Edom , Sur le peuple que j&#039;ai voué à l&#039;extermination , pour le châtier . L&#039;épée de l&#039; Eternel est pleine de sang , couverte de graisse , Du sang des agneaux et des boucs , De la graisse des reins des béliers ; Car il y a des victimes de l&#039; Eternel à Botsra , Et un grand carnage dans le pays d&#039; Edom , Les buffles tombent avec eux , Et les boeufs avec les taureaux ; La terre s&#039;abreuve de sang , Et le sol est imprégné de graisse . Car c&#039;est un jour de vengeance pour l&#039; Eternel , Une année de représailles pour la cause de Sion . Les torrents d&#039; Edom seront changés en poix , Et sa poussière en soufre ; Et sa terre sera comme de la poix qui brûle . Elle ne s&#039;éteindra ni jour ni nuit , La fumée s&#039;en élèvera éternellement ; D&#039;âge en âge elle sera désolée , A tout jamais personne n&#039;y passera . Le pélican et le hérisson la posséderont , La chouette et le corbeau l&#039;habiteront . On y étendra le cordeau de la désolation , Et le niveau de la destruction . Il n&#039;y aura plus de grands pour proclamer un roi , Tous ses princes seront anéantis . Les épines croîtront dans ses palais , Les ronces et les chardons dans ses forteresses . Ce sera la demeure des chacals , Le repaire des autruches ; Les animaux du désert y rencontreront les chiens sauvages , Et les boucs s&#039;y appelleront les uns les autres ; Là le spectre de la nuit aura sa demeure , Et trouvera son lieu de repos ; Là le serpent fera son nid , déposera ses oeufs , Les couvera , et recueillera ses petits à son ombre ; Là se rassembleront tous les vautours . Consultez le livre de l&#039; Eternel , et lisez ! Aucun d&#039;eux ne fera défaut , Ni l&#039;un ni l&#039;autre ne manqueront ; Car sa bouche l&#039;a ordonné . C&#039;est son esprit qui les rassemblera . Il a jeté pour eux le sort , Et sa main leur a partagé cette terre au cordeau , Ils la posséderont toujours , Ils l&#039;habiteront d&#039;âge en âge . Le désert et le pays aride se réjouiront ; La solitude s&#039;égaiera , et fleurira comme un narcisse ; Elle se couvrira de fleurs , et tressaillira de joie , Avec chants d&#039;allégresse et cris de triomphe ; La gloire du Liban lui sera donnée , La magnificence du Carmel et de Saron . Ils verront la gloire de l&#039; Eternel , la magnificence de notre Dieu . Fortifiez les mains languissantes , Et affermissez les genoux qui chancellent ; Dites à ceux qui ont le coeur troublé : Prenez courage , ne craignez point ; Voici votre Dieu , la vengeance viendra , La rétribution de Dieu ; Il viendra lui-même , et vous sauvera . Alors s&#039;ouvriront les yeux des aveugles , S&#039;ouvriront les oreilles des sourds ; Alors le boiteux sautera comme un cerf , Et la langue du muet éclatera de joie . Car des eaux jailliront dans le désert , Et des ruisseaux dans la solitude ; Le mirage se changera en étang Et la terre desséchée en sources d&#039;eaux ; Dans le repaire qui servait de gîte aux chacals , Croîtront des roseaux et des joncs . Il y aura là un chemin frayé , une route , Qu&#039;on appellera la voie sainte ; Nul impur n&#039;y passera ; elle sera pour eux seuls ; Ceux qui la suivront , même les insensés , ne pourront s&#039;égarer . Sur cette route , point de lion ; Nulle bête féroce ne la prendra , Nulle ne s&#039;y rencontrera ; Les délivrés y marcheront . Les rachetés de l&#039; Eternel retourneront , Ils iront à Sion avec chants de triomphe , Et une joie éternelle couronnera leur tête ; L&#039;allégresse et la joie s&#039;approcheront , La douleur et les gémissements s&#039;enfuiront . La quatorzième année du roi Ezéchias , Sanchérib , roi d&#039; Assyrie , monta contre toutes les villes fortes de Juda et s&#039;en empara . Et le roi d&#039; Assyrie envoya de Lakis à Jérusalem , vers le roi Ezéchias , Rabschaké avec une puissante armée . Rabschaké s&#039;arrêta à l&#039;aqueduc de l&#039;étang supérieur , sur le chemin du champ du foulon . Alors Eliakim , fils de Hilkija , chef de la maison du roi , se rendit auprès de lui , avec Schebna , le secrétaire , et Joach , fils d&#039; Asaph , l&#039;archiviste . Rabschaké leur dit : Dites à Ezéchias : Ainsi parle le grand roi , le roi d&#039; Assyrie : Quelle est cette confiance , sur laquelle tu t&#039;appuies ? Je te le dis , ce ne sont que des paroles en l&#039;air : il faut pour la guerre de la prudence et de la force . En qui donc as-tu placé ta confiance , pour t&#039;être révolté contre moi ? Voici , tu l&#039;as placée dans l&#039; Egypte , tu as pris pour soutien ce roseau cassé , qui pénètre et perce la main de quiconque s&#039;appuie dessus : tel est Pharaon , roi d&#039; Egypte , pour tous ceux qui se confient en lui . Peut-être me diras-tu : C&#039;est en l&#039; Eternel , notre Dieu , que nous nous confions . Mais n&#039;est-ce pas lui dont Ezéchias a fait disparaître les hauts lieux et les autels , en disant à Juda et à Jérusalem : Vous vous prosternerez devant cet autel ? Maintenant , fais une convention avec mon maître , le roi d&#039; Assyrie , et je te donnerai deux mille chevaux , si tu peux fournir des cavaliers pour les monter . Comment repousserais-tu un seul chef d&#039;entre les moindres serviteurs de mon maître ? Tu mets ta confiance dans l&#039; Egypte pour les chars et pour les cavaliers . D&#039;ailleurs , est-ce sans la volonté de l&#039; Eternel que je suis monté contre ce pays pour le détruire ? L&#039; Eternel m&#039;a dit : Monte contre ce pays , et détruis-le . Eliakim , Schebna et Joach dirent à Rabschaké : Parle à tes serviteurs en araméen , car nous le comprenons ; et ne nous parle pas en langue judaïque aux oreilles du peuple qui est sur la muraille . Rabschaké répondit : Est-ce à ton maître et à toi que mon maître m&#039;a envoyé dire ces paroles ? N&#039;est-ce pas à ces hommes assis sur la muraille pour manger leurs excréments et pour boire leur urine avec vous ? Puis Rabschaké s&#039;avança et cria de toute sa force en langue judaïque : Ecoutez les paroles du grand roi , du roi d&#039; Assyrie ! Ainsi parle le roi : Qu&#039; Ezéchias ne vous abuse point , car il ne pourra vous délivrer . Qu&#039; Ezéchias ne vous amène point à vous confier en l&#039; Eternel , en disant : L&#039; Eternel nous délivrera , cette ville ne sera pas livrée entre les mains du roi d&#039; Assyrie . N&#039;écoutez point Ezéchias ; car ainsi parle le roi d&#039; Assyrie : Faites la paix avec moi , rendez-vous à moi , et chacun de vous mangera de sa vigne et de son figuier , et chacun boira de l&#039;eau de sa citerne , jusqu&#039;à ce que je vienne , et que je vous emmène dans un pays comme le vôtre , dans un pays de blé et de vin , un pays de pain et de vignes . Qu&#039; Ezéchias ne vous séduise point , en disant : L&#039; Eternel nous délivrera . Les dieux des nations ont-ils délivré chacun son pays de la main du roi d&#039; Assyrie ? Où sont les dieux de Hamath et d&#039; Arpad ? Où sont les dieux de Sepharvaïm ? Ont-ils délivré Samarie de ma main ? Parmi tous les dieux de ces pays , quels sont ceux qui ont délivré leur pays de ma main , pour que l&#039; Eternel délivre Jérusalem de ma main ? Mais ils se turent , et ne lui répondirent pas un mot ; car le roi avait donné cet ordre : Vous ne lui répondrez pas . Et Eliakim , fils de Hilkija , chef de la maison du roi , Schebna , le secrétaire , et Joach , fils d&#039; Asaph , l&#039;archiviste , vinrent auprès d&#039; Ezéchias , les vêtements déchirés , et lui rapportèrent les paroles de Rabschaké . Lorsque le roi Ezéchias eut entendu cela , il déchira ses vêtements , se couvrit d&#039;un sac , et alla dans la maison de l&#039; Eternel . Il envoya Eliakim , chef de la maison du roi , Schebna , le secrétaire , et les plus anciens des sacrificateurs , couverts de sacs , vers Esaïe , le prophète , fils d&#039; Amots . Et ils lui dirent : Ainsi parle Ezéchias : Ce jour est un jour d&#039;angoisse , de châtiment et d&#039;opprobre ; car les enfants sont près de sortir du sein maternel , et il n&#039;y a point de force pour l&#039;enfantement . Peut-être l&#039; Eternel , ton Dieu , a-t-il entendu les paroles de Rabschaké , que le roi d&#039; Assyrie , son maître , a envoyé pour insulter le Dieu vivant , et peut-être l&#039; Eternel , ton Dieu , exercera-t-il ses châtiments à cause des paroles qu&#039;il a entendues . Fais donc monter une prière pour le reste qui subsiste encore . Les serviteurs du roi Ezéchias allèrent donc auprès d&#039; Esaïe . Et Esaïe leur dit : Voici ce que vous direz à votre maître : Ainsi parle l&#039; Eternel : Ne t&#039;effraie point des paroles que tu as entendues et par lesquelles m&#039;ont outragé les serviteurs du roi d&#039; Assyrie . Je vais mettre en lui un esprit tel que , sur une nouvelle qu&#039;il recevra , il retournera dans son pays ; et je le ferai tomber par l&#039;épée dans son pays . Rabschaké , s&#039;étant retiré , trouva le roi d&#039; Assyrie qui attaquait Libna , car il avait appris son départ de Lakis . Alors le roi d&#039; Assyrie reçut une nouvelle au sujet de Tirhaka , roi d&#039; Ethiopie ; on lui dit : Il s&#039;est mis en marche pour te faire la guerre . Dès qu&#039;il eut entendu cela , il envoya des messagers à Ezéchias , en disant : Vous parlerez ainsi à Ezéchias , roi de Juda : Que ton Dieu , auquel tu te confies , ne t&#039;abuse point en disant : Jérusalem ne sera pas livrée entre les mains du roi d&#039; Assyrie . Voici , tu as appris ce qu&#039;ont fait les rois d&#039; Assyrie à tous les pays , et comment ils les ont détruits ; et toi , tu serais délivré ! Les dieux des nations que mes pères ont détruites les ont-ils délivrées , Gozan , Charan , Retseph , et les fils d&#039; Eden qui sont à Telassar ? Où sont le roi de Hamath , le roi d&#039; Arpad , et le roi de la ville de Sepharvaïm , d&#039; Héna et d&#039; Ivva ? Ezéchias prit la lettre de la main des messagers , et la lut . Puis il monta à la maison de l&#039; Eternel , et la déploya devant l&#039; Eternel , qui il adressa cette prière : Eternel des armées , Dieu d&#039; Israël , assis sur les chérubins ! C&#039;est toi qui es le seul Dieu de tous les royaumes de la terre , c&#039;est toi qui as fait les cieux et la terre . Eternel , incline ton oreille , et écoute ! Eternel , ouvre tes yeux , et regarde ! Entends toutes les paroles que Sanchérib a envoyées pour insulter au Dieu vivant ! Il est vrai , ô Eternel ! que les rois d&#039; Assyrie ont ravagé tous les pays et leur propre pays , et qu&#039;ils ont jeté leurs dieux dans le feu ; mais ce n&#039;étaient point des dieux , c&#039;étaient des ouvrages de mains d&#039;homme , du bois et de la pierre ; et ils les ont anéantis . Maintenant , Eternel , notre Dieu , délivre-nous de la main de Sanchérib , et que tous les royaumes de la terre sachent que toi seul es l&#039; Eternel ! Alors Esaïe , fils d&#039; Amots , envoya dire à Ezéchias : Ainsi parle l&#039; Eternel , le Dieu d&#039; Israël : J&#039;ai entendu la prière que tu m&#039;as adressée au sujet de Sanchérib , roi d&#039; Assyrie . Voici la parole que l&#039; Eternel a prononcée contre lui : Elle te méprise , elle se moque de toi , La vierge , fille de Sion ; Elle hoche la tête après toi , La fille de Jérusalem . Qui as-tu insulté et outragé ? Contre qui as-tu élevé la voix ? Tu as porté tes yeux en haut Sur le Saint d&#039; Israël . Par tes serviteurs tu as insulté le Seigneur , Et tu as dit : Avec la multitude de mes chars , J&#039;ai gravi le sommet des montagnes , Les extrémités du Liban ; Je couperai les plus élevés de ses cèdres , Les plus beaux de ses cyprès , Et j&#039;atteindrai sa dernière cime , Sa forêt semblable à un verger ; J&#039;ai ouvert des sources , et j&#039;en ai bu les eaux , Et je tarirai avec la plante de mes pieds Tous les fleuves de l&#039; Egypte . N&#039;as-tu pas appris que j&#039;ai préparé ces choses de loin , Et que je les ai résolues dès les temps anciens ? Maintenant j&#039;ai permis qu&#039;elles s&#039;accomplissent , Et que tu réduisisses des villes fortes en monceaux de ruines . Leurs habitants sont impuissants , Epouvantés et confus ; Ils sont comme l&#039;herbe des champs et la tendre verdure , Comme le gazon des toits Et le blé qui sèche avant la formation de sa tige . Mais je sais quand tu t&#039;assieds , quand tu sors et quand tu entres , Et quand tu es furieux contre moi . Parce que tu es furieux contre moi , Et que ton arrogance est montée à mes oreilles , Je mettrai ma boucle à tes narines et mon mors entre tes lèvres , Et je te ferai retourner par le chemin par lequel tu es venu . Que ceci soit un signe pour toi : On a mangé une année le produit du grain tombé , et une seconde année ce qui croît de soi-même ; mais la troisième année , vous sèmerez , vous moissonnerez , vous planterez des vignes , et vous en mangerez le fruit . Ce qui aura été sauvé de la maison de Juda , ce qui sera resté poussera encore des racines par-dessous , et portera du fruit par-dessus . Car de Jérusalem il sortira un reste , et de la montagne de Sion des réchappés . Voilà ce que fera le zèle de l&#039; Eternel des armées . C&#039;est pourquoi ainsi parle l&#039; Eternel sur le roi d&#039; Assyrie : Il n&#039;entrera point dans cette ville , Il n&#039;y lancera point de traits , Il ne lui présentera point de boucliers , Et il n&#039;élèvera point de retranchements contre elle . Il s&#039;en retournera par le chemin par lequel il est venu , Et il n&#039;entrera point dans cette ville , dit l&#039; Eternel . Je protégerai cette ville pour la sauver , A cause de moi , et à cause de David , mon serviteur . L&#039;ange de l&#039; Eternel sortit , et frappa dans le camp des Assyriens cent quatre-vingt-cinq mille hommes . Et quand on se leva le matin , voici , c&#039;étaient tous des corps morts . Alors Sanchérib , roi d&#039; Assyrie , leva son camp , partit et s&#039;en retourna ; et il resta à Ninive . Or , comme il était prosterné dans la maison de Nisroc , son dieu , Adrammélec et Scharetser , ses fils , le frappèrent par l&#039;épée , et s&#039;enfuirent au pays d&#039; Ararat . Et Esar-Haddon , son fils , régna à sa place . En ce temps-là , Ezéchias fut malade à la mort . Le prophète Esaïe , fils d&#039; Amots , vint auprès de lui , et lui dit : Ainsi parle l&#039; Eternel : Donne tes ordres à ta maison , car tu vas mourir , et tu ne vivras plus . Ezéchias tourna son visage contre le mur , et fit cette prière à l&#039; Eternel : O Eternel ! souviens-toi que j&#039;ai marché devant ta face avec fidélité et intégrité de coeur , et que j&#039;ai fait ce qui est bien à tes yeux ! Et Ezéchias répandit d&#039;abondantes larmes . Puis la parole de l&#039; Eternel fut adressée à Esaïe , en ces mots : Va , et dis à Ezéchias : Ainsi parle l&#039; Eternel , le Dieu de David , ton père : J&#039;ai entendu ta prière , j&#039;ai vu tes larmes . Voici , j&#039;ajouterai à tes jours quinze années . Je te délivrerai , toi et cette ville , de la main du roi d&#039; Assyrie ; je protégerai cette ville . Et voici , de la part de l&#039; Eternel , le signe auquel tu connaîtras que l&#039; Eternel accomplira la parole qu&#039;il a prononcée . Je ferai reculer de dix degrés en arrière avec le soleil l&#039;ombre des degrés qui est descendue sur les degrés d&#039; Achaz . Et le soleil recula de dix degrés sur les degrés où il était descendu . Cantique d&#039; Ezéchias , roi de Juda , sur sa maladie et sur son rétablissement . Je disais : Quand mes jours sont en repos , je dois m&#039;en aller Aux portes du séjour des morts . Je suis privé du reste de mes années ! Je disais : Je ne verrai plus l&#039; Eternel , L&#039; Eternel , sur la terre des vivants ; Je ne verrai plus aucun homme Parmi les habitants du monde ! Ma demeure est enlevée et transportée loin de moi , Comme une tente de berger ; Je sens le fil de ma vie coupé comme par un tisserand Qui me retrancherait de sa trame . Du jour à la nuit tu m&#039;auras achevé ! Je me suis contenu jusqu&#039;au matin ; Comme un lion , il brisait tous mes os , Du jour à la nuit tu m&#039;auras achevé ! Je poussais des cris comme une hirondelle en voltigeant , Je gémissais comme la colombe ; Mes yeux s&#039;élevaient languissants vers le ciel : O Eternel ! je suis dans l&#039;angoisse , secours-moi ! Que dirai-je ? Il m&#039;a répondu , et il m&#039;a exaucé . Je marcherai humblement jusqu&#039;au terme de mes années , Après avoir été ainsi affligé . Seigneur , c&#039;est par tes bontés qu&#039;on jouit de la vie , C&#039;est par elles que je respire encore ; Tu me rétablis , tu me rends à la vie . Voici , mes souffrances mêmes sont devenues mon salut ; Tu as pris plaisir à retirer mon âme de la fosse du néant , Car tu as jeté derrière toi tous mes péchés . Ce n&#039;est pas le séjour des morts qui te loue , Ce n&#039;est pas la mort qui te célèbre ; Ceux qui sont descendus dans la fosse n&#039;espèrent plus en ta fidélité . Le vivant , le vivant , c&#039;est celui-là qui te loue , Comme moi aujourd&#039;hui ; Le père fait connaître à ses enfants ta fidélité . L&#039; Eternel m&#039;a sauvé ! Nous ferons résonner les cordes de nos instruments , Tous les jours de notre vie , Dans la maison de l&#039; Eternel . Esaïe avait dit : Qu&#039;on apporte une masse de figues , et qu&#039;on les étende sur l&#039;ulcère ; et Ezéchias vivra . Et Ezéchias avait dit : A quel signe connaîtrai-je que je monterai à la maison de l&#039; Eternel ? En ce même temps , Merodac-Baladan , fils de Baladan , roi de Babylone , envoya une lettre et un présent à Ezéchias , parce qu&#039;il avait appris sa maladie et son rétablissement . Ezéchias en eut de la joie , et il montra aux envoyés le lieu où étaient ses choses de prix , l&#039;argent et l&#039;or , les aromates et l&#039;huile précieuse , tout son arsenal , et tout ce qui se trouvait dans ses trésors : il n&#039;y eut rien qu&#039; Ezéchias ne leur fît voir dans sa maison et dans tous ses domaines . Esaïe , le prophète , vint ensuite auprès du roi Ezéchias , et lui dit : Qu&#039;ont dit ces gens-là , et d&#039;où sont-ils venus vers toi ? Ezéchias répondit : Ils sont venus vers moi d&#039;un pays éloigné , de Babylone . Esaïe dit encore : Qu&#039;ont-ils vu dans ta maison ? Ezéchias répondit : Ils ont vu tout ce qui est dans ma maison : il n&#039;y a rien dans mes trésors que je ne leur aie fait voir . Alors Esaïe dit à Ezéchias : Ecoute la parole de l&#039; Eternel des armées ! Voici , les temps viendront où l&#039;on emportera à Babylone tout ce qui est dans ta maison et ce que tes pères ont amassé jusqu&#039;à ce jour ; il n&#039;en restera rien , dit l&#039; Eternel . Et l&#039;on prendra de tes fils , qui seront sortis de toi , que tu auras engendrés , pour en faire des eunuques dans le palais du roi de Babylone . Ezéchias répondit à Esaïe : La parole de l&#039; Eternel , que tu as prononcée , est bonne ; car , ajouta-t-il , il y aura paix et sécurité pendant ma vie . Consolez , consolez mon peuple , Dit votre Dieu . Parlez au coeur de Jérusalem , et criez lui Que sa servitude est finie , Que son iniquité est expiée , Qu&#039;elle a reçu de la main de l&#039; Eternel Au double de tous ses péchés . Une voix crie : Préparez au désert le chemin de l&#039; Eternel , Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu . Que toute vallée soit exhaussée , Que toute montagne et toute colline soient abaissées ! Que les coteaux se changent en plaines , Et les défilés étroits en vallons ! Alors la gloire de l&#039; Eternel sera révélée , Et au même instant toute chair la verra ; Car la bouche de l&#039; Eternel a parlé . Une voix dit : Crie ! - Et il répond : Que crierai-je ? Toute chair est comme l&#039;herbe , Et tout son éclat comme la fleur des champs . L&#039;herbe sèche , la fleur tombe , Quand le vent de l&#039; Eternel souffle dessus . - Certainement le peuple est comme l&#039;herbe : L&#039;herbe sèche , la fleur tombe ; Mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement . Monte sur une haute montagne , Sion , pour publier la bonne nouvelle ; Elève avec force ta voix , Jérusalem , pour publier la bonne nouvelle ; Elève ta voix , ne crains point , Dis aux villes de Juda : Voici votre Dieu ! Voici , le Seigneur , l&#039; Eternel vient avec puissance , Et de son bras il commande ; Voici , le salaire est avec lui , Et les rétributions le précèdent . Comme un berger , il paîtra son troupeau , Il prendra les agneaux dans ses bras , Et les portera dans son sein ; Il conduira les brebis qui allaitent . Qui a mesuré les eaux dans le creux de sa main , Pris les dimensions des cieux avec la paume , Et ramassé la poussière de la terre dans un tiers de mesure ? Qui a pesé les montagnes au crochet , Et les collines à la balance ? Qui a sondé l&#039;esprit de l&#039; Eternel , Et qui l&#039;a éclairé de ses conseils ? Avec qui a-t-il délibéré pour en recevoir de l&#039;instruction ? Qui lui a appris le sentier de la justice ? Qui lui a enseigné la sagesse , Et fait connaître le chemin de l&#039;intelligence ? Voici , les nations sont comme une goutte d&#039;un seau , Elles sont comme de la poussière sur une balance ; Voici , les îles sont comme une fine poussière qui s&#039;envole . Le Liban ne suffit pas pour le feu , Et ses animaux ne suffisent pas pour l&#039;holocauste . Toutes les nations sont devant lui comme un rien , Elles ne sont pour lui que néant et vanité . A qui voulez-vous comparer Dieu ? Et quelle image ferez-vous son égale ? C&#039;est un ouvrier qui fond l&#039;idole , Et c&#039;est un orfèvre qui la couvre d&#039;or , Et y soude des chaînettes d&#039;argent . Celui que la pauvreté oblige à donner peu Choisit un bois qui résiste à la vermoulure ; Il se procure un ouvrier capable , Pour faire une idole qui ne branle pas . Ne le savez-vous pas ? ne l&#039;avez-vous pas appris ? Ne vous l&#039;a-t-on pas fait connaître dès le commencement ? N&#039;avez-vous jamais réfléchi à la fondation de la terre ? C&#039;est lui qui est assis au-dessus du cercle de la terre , Et ceux qui l&#039;habitent sont comme des sauterelles ; Il étend les cieux comme une étoffe légère , Il les déploie comme une tente , pour en faire sa demeure . C&#039;est lui qui réduit les princes au néant , Et qui fait des juges de la terre une vanité ; Ils ne sont pas même plantés , pas même semés , Leur tronc n&#039;a pas même de racine en terre : Il souffle sur eux , et ils se dessèchent , Et un tourbillon les emporte comme le chaume . A qui me comparerez-vous , pour que je lui ressemble ? Dit le Saint . Levez vos yeux en haut , et regardez ! Qui a créé ces choses ? Qui fait marcher en ordre leur armée ? Il les appelle toutes par leur nom ; Par son grand pouvoir et par sa force puissante , Il n&#039;en est pas une qui fasse défaut . Pourquoi dis-tu , Jacob , Pourquoi dis-tu , Israël : Ma destinée est cachée devant l&#039; Eternel , Mon droit passe inaperçu devant mon Dieu ? Ne le sais-tu pas ? ne l&#039;as-tu pas appris ? C&#039;est le Dieu d&#039;éternité , l&#039; Eternel , Qui a créé les extrémités de la terre ; Il ne se fatigue point , il ne se lasse point ; On ne peut sonder son intelligence . Il donne de la force à celui qui est fatigué , Et il augmente la vigueur de celui qui tombe en défaillance . Les adolescents se fatiguent et se lassent , Et les jeunes hommes chancellent ; Mais ceux qui se confient en l&#039; Eternel renouvellent leur force . Ils prennent le vol comme les aigles ; Ils courent , et ne se lassent point , Ils marchent , et ne se fatiguent point . Iles , faites silence pour m&#039;écouter ! Que les peuples raniment leur force , Qu&#039;ils avancent , et qu&#039;ils parlent ! Approchons pour plaider ensemble . Qui a suscité de l&#039;orient Celui que le salut appelle à sa suite ? Qui lui a livré les nations et assujetti des rois ? Qui a réduit leur glaive en poussière , Et leur arc en un chaume qui s&#039;envole ? Il s&#039;est mis à leur poursuite , il a parcouru avec bonheur Un chemin que son pied n&#039;avait jamais foulé . Qui a fait et exécuté ces choses ? C&#039;est celui qui a appelé les générations dès le commencement , Moi , l&#039; Eternel , le premier Et le même jusqu&#039;aux derniers âges . Les îles le voient , et sont dans la crainte , Les extrémités de la terre tremblent : Ils s&#039;approchent , ils viennent . Ils s&#039;aident l&#039;un l&#039;autre , Et chacun dit à son frère : Courage ! Le sculpteur encourage le fondeur ; Celui qui polit au marteau encourage celui qui frappe sur l&#039;enclume ; Il dit de la soudure : Elle est bonne ! Et il fixe l&#039;idole avec des clous , pour qu&#039;elle ne branle pas . Mais toi , Israël , mon serviteur , Jacob , que j&#039;ai choisi , Race d&#039; Abraham que j&#039;ai aimé ! Toi , que j&#039;ai pris aux extrémités de la terre , Et que j&#039;ai appelé d&#039;une contrée lointaine , A qui j&#039;ai dit : Tu es mon serviteur , Je te choisis , et ne te rejette point ! Ne crains rien , car je suis avec toi ; Ne promène pas des regards inquiets , car je suis ton Dieu ; Je te fortifie , je viens à ton secours , Je te soutiens de ma droite triomphante . Voici , ils seront confondus , ils seront couverts de honte , Tous ceux qui sont irrités contre toi ; Ils seront réduits à rien , ils périront , Ceux qui disputent contre toi . Tu les chercheras , et ne les trouveras plus , Ceux qui te suscitaient querelle ; Ils seront réduits à rien , réduits au néant , Ceux qui te faisaient la guerre . Car je suis l&#039; Eternel , ton Dieu , Qui fortifie ta droite , Qui te dis : Ne crains rien , Je viens à ton secours . Ne crains rien , vermisseau de Jacob , Faible reste d&#039; Israël ; Je viens à ton secours , dit l&#039; Eternel , Et le Saint d&#039; Israël est ton sauveur . Voici , je fais de toi un traîneau aigu , tout neuf , Garni de pointes ; Tu écraseras , tu broieras les montagnes , Et tu rendras les collines semblables à de la balle . Tu les vanneras , et le vent les emportera , Et un tourbillon les dispersera . Mais toi , tu te réjouiras en l&#039; Eternel , Tu mettras ta gloire dans le Saint d&#039; Israël . Les malheureux et les indigents cherchent de l&#039;eau , et il n&#039;y en a point ; Leur langue est desséchée par la soif . Moi , l&#039; Eternel , je les exaucerai ; Moi , le Dieu d&#039; Israël , je ne les abandonnerai pas . Je ferai jaillir des fleuves sur les collines , Et des sources au milieu des vallées ; Je changerai le désert en étang , Et la terre aride en courants d&#039;eau ; Je mettrai dans le désert le cèdre , l&#039;acacia , Le myrte et l&#039;olivier ; Je mettrai dans les lieux stériles Le cyprès , l&#039;orme et le buis , tous ensemble ; Afin qu&#039;ils voient , qu&#039;ils sachent , Qu&#039;ils observent et considèrent Que la main de l&#039; Eternel a fait ces choses , Que le Saint d&#039; Israël en est l&#039;auteur . Plaidez votre cause , Dit l&#039; Eternel ; Produisez vos moyens de défense , Dit le roi de Jacob . Qu&#039;ils les produisent , et qu&#039;ils nous déclarent Ce qui doit arriver . Quelles sont les prédictions que jadis vous avez faites ? Dites-le , pour que nous y prenions garde , Et que nous en reconnaissions l&#039;accomplissement ; Ou bien , annoncez-nous l&#039;avenir . Dites ce qui arrivera plus tard , Pour que nous sachions si vous êtes des dieux ; Faites seulement quelque chose de bien ou de mal , Pour que nous le voyions et le regardions ensemble . Voici , vous n&#039;êtes rien , Et votre oeuvre est le néant ; C&#039;est une abomination que de se complaire en vous . Je l&#039;ai suscité du septentrion , et il est venu ; De l&#039;orient , il invoque mon nom ; Il foule les puissants comme de la boue , Comme de l&#039;argile que foule un potier . Qui l&#039;a annoncé dès le commencement , pour que nous le sachions , Et longtemps d&#039;avance , pour que nous disions : C&#039;est vrai ? Nul ne l&#039;a annoncé , nul ne l&#039;a prédit , Et personne n&#039;a entendu vos paroles . C&#039;est moi le premier qui ai dit à Sion : Les voici , les voici ! Et à Jérusalem : J&#039;envoie un messager de bonnes nouvelles ! Je regarde , et il n&#039;y a personne , Personne parmi eux qui prophétise , Et qui puisse répondre , si je l&#039;interroge . Voici , ils ne sont tous que vanité , Leurs oeuvres ne sont que néant , Leurs idoles ne sont qu&#039;un vain souffle . Voici mon serviteur , que je soutiendrai , Mon élu , en qui mon âme prend plaisir . J&#039;ai mis mon esprit sur lui ; Il annoncera la justice aux nations . Il ne criera point , il n&#039;élèvera point la voix , Et ne la fera point entendre dans les rues . Il ne brisera point le roseau cassé , Et il n&#039;éteindra point la mèche qui brûle encore ; Il annoncera la justice selon la vérité . Il ne se découragera point et ne se relâchera point , Jusqu&#039;à ce qu&#039;il ait établi la justice sur la terre , Et que les îles espèrent en sa loi . Ainsi parle Dieu , l&#039; Eternel , Qui a créé les cieux et qui les a déployés , Qui a étendu la terre et ses productions , Qui a donné la respiration à ceux qui la peuplent , Et le souffle à ceux qui y marchent . Moi , l&#039; Eternel , je t&#039;ai appelé pour le salut , Et je te prendrai par la main , Je te garderai , et je t&#039;établirai pour traiter alliance avec le peuple , Pour être la lumière des nations , Pour ouvrir les yeux des aveugles , Pour faire sortir de prison le captif , Et de leur cachot ceux qui habitent dans les ténèbres . Je suis l&#039; Eternel , c&#039;est là mon nom ; Et je ne donnerai pas ma gloire à un autre , Ni mon honneur aux idoles . Voici , les premières choses se sont accomplies , Et je vous en annonce de nouvelles ; Avant qu&#039;elles arrivent , je vous les prédis . Chantez à l&#039; Eternel un cantique nouveau , Chantez ses louanges aux extrémités de la terre , Vous qui voguez sur la mer et vous qui la peuplez , Iles et habitants des îles ! Que le désert et ses villes élèvent la voix ! Que les villages occupés par Kédar élèvent la voix ! Que les habitants des rochers tressaillent d&#039;allégresse ! Que du sommet des montagnes retentissent des cris de joie ! Qu&#039;on rende gloire à l&#039; Eternel , Et que dans les îles on publie ses louanges ! L&#039; Eternel s&#039;avance comme un héros , Il excite son ardeur comme un homme de guerre ; Il élève la voix , il jette des cris , Il manifeste sa force contre ses ennemis . J&#039;ai longtemps gardé le silence , je me suis tu , je me suis contenu ; Je crierai comme une femme en travail , Je serai haletant et je soufflerai tout à la fois . Je ravagerai montagnes et collines , Et j&#039;en dessécherai toute la verdure ; Je changerai les fleuves en terre ferme , Et je mettrai les étangs à sec . Je ferai marcher les aveugles sur un chemin qu&#039;ils ne connaissent pas , Je les conduirai par des sentiers qu&#039;ils ignorent ; Je changerai devant eux les ténèbres en lumière , Et les endroits tortueux en plaine : Voilà ce que je ferai , et je ne les abandonnerai point . Ils reculeront , ils seront confus , Ceux qui se confient aux idoles taillées , Ceux qui disent aux idoles de fonte : Vous êtes nos dieux ! Sourds , écoutez ! Aveugles , regardez et voyez ! Qui est aveugle , sinon mon serviteur , Et sourd comme mon messager que j&#039;envoie ? Qui est aveugle , comme l&#039;ami de Dieu , Aveugle comme le serviteur de l&#039; Eternel ? Tu as vu beaucoup de choses , mais tu n&#039;y as point pris garde ; On a ouvert les oreilles , mais on n&#039;a point entendu . L&#039; Eternel a voulu , pour le bonheur d&#039; Israël , Publier une loi grande et magnifique . Et c&#039;est un peuple pillé et dépouillé ! On les a tous enchaînés dans des cavernes , Plongés dans des cachots ; Ils ont été mis au pillage , et personne qui les délivre ! Dépouillés , et personne qui dise : Restitue ! Qui parmi vous prêtera l&#039;oreille à ces choses ? Qui voudra s&#039;y rendre attentif et écouter à l&#039;avenir ? Qui a livré Jacob au pillage , Et Israël aux pillards ? N&#039;est-ce pas l&#039; Eternel ? Nous avons péché contre lui . Ils n&#039;ont point voulu marcher dans ses voies , Et ils n&#039;ont point écouté sa loi . Aussi a-t-il versé sur Israël l&#039;ardeur de sa colère Et la violence de la guerre ; La guerre l&#039;a embrasé de toutes parts , et il n&#039;a point compris ; Elle l&#039;a consumé , et il n&#039;y a point pris garde . Ainsi parle maintenant l&#039; Eternel , qui t&#039;a créé , ô Jacob ! Celui qui t&#039;a formé , ô Israël ! Ne crains rien , car je te rachète , Je t&#039;appelle par ton nom : tu es à moi ! Si tu traverses les eaux , je serai avec toi ; Et les fleuves , ils ne te submergeront point ; Si tu marches dans le feu , tu ne te brûleras pas , Et la flamme ne t&#039;embrasera pas . Car je suis l&#039; Eternel , ton Dieu , Le Saint d&#039; Israël , ton sauveur ; Je donne l&#039; Egypte pour ta rançon , L&#039; Ethiopie et Saba à ta place . Parce que tu as du prix à mes yeux , Parce que tu es honoré et que je t&#039;aime , Je donne des hommes à ta place , Et des peuples pour ta vie . Ne crains rien , car je suis avec toi ; Je ramènerai de l&#039;orient ta race , Et je te rassemblerai de l&#039;occident . Je dirai au septentrion : Donne ! Et au midi : Ne retiens point ! Fais venir mes fils des pays lointains , Et mes filles de l&#039;extrémité de la terre , Tous ceux qui s&#039;appellent de mon nom , Et que j&#039;ai créés pour ma gloire , Que j&#039;ai formés et que j&#039;ai faits . Qu&#039;on fasse sortir le peuple aveugle , qui a des yeux , Et les sourds , qui ont des oreilles . Que toutes les nations se rassemblent , Et que les peuples se réunissent . Qui d&#039;entre eux a annoncé ces choses ? Lesquels nous ont fait entendre les premières prédictions ? Qu&#039;ils produisent leurs témoins et établissent leur droit ; Qu&#039;on écoute et qu&#039;on dise : C&#039;est vrai ! Vous êtes mes témoins , dit l&#039; Eternel , Vous , et mon serviteur que j&#039;ai choisi , Afin que vous le sachiez , Que vous me croyiez et compreniez que c&#039;est moi : Avant moi il n&#039;a point été formé de Dieu , Et après moi il n&#039;y en aura point . C&#039;est moi , moi qui suis l&#039; Eternel , Et hors moi il n&#039;y a point de sauveur . C&#039;est moi qui ai annoncé , sauvé , prédit , Ce n&#039;est point parmi vous un dieu étranger ; Vous êtes mes témoins , dit l&#039; Eternel , C&#039;est moi qui suis Dieu . Je le suis dès le commencement , Et nul ne délivre de ma main ; J&#039;agirai : qui s&#039;y opposera ? Ainsi parle l&#039; Eternel , Votre rédempteur , le Saint d&#039; Israël : A cause de vous , j&#039;envoie l&#039;ennemi contre Babylone , Et je fais descendre tous les fuyards , Même les Chaldéens , sur les navires dont ils tiraient gloire . Je suis l&#039; Eternel , votre Saint , Le créateur d&#039; Israël , votre roi . Ainsi parle l&#039; Eternel , Qui fraya dans la mer un chemin , Et dans les eaux puissantes un sentier , Qui mit en campagne des chars et des chevaux , Une armée et de vaillants guerriers , Soudain couchés ensemble , pour ne plus se relever , Anéantis , éteints comme une mèche : Ne pensez plus aux événements passés , Et ne considérez plus ce qui est ancien . Voici , je vais faire une chose nouvelle , sur le point d&#039;arriver : Ne la connaîtrez-vous pas ? Je mettrai un chemin dans le désert , Et des fleuves dans la solitude . Les bêtes des champs me glorifieront , Les chacals et les autruches , Parce que j&#039;aurai mis des eaux dans le désert , Des fleuves dans la solitude , Pour abreuver mon peuple , mon élu . Le peuple que je me suis formé Publiera mes louanges . Et tu ne m&#039;as pas invoqué , ô Jacob ! Car tu t&#039;es lassé de moi , ô Israël ! Tu ne m&#039;as pas offert tes brebis en holocauste , Et tu ne m&#039;as pas honoré par tes sacrifices ; Je ne t&#039;ai point tourmenté pour des offrandes , Et je ne t&#039;ai point fatigué pour de l&#039;encens . Tu n&#039;as pas à prix d&#039;argent acheté pour moi des aromates , Et tu ne m&#039;as pas rassasié de la graisse de tes sacrifices ; Mais tu m&#039;as tourmenté par tes péchés , Tu m&#039;as fatigué par tes iniquités . C&#039;est moi , moi qui efface tes transgressions pour l&#039;amour de moi , Et je ne me souviendrai plus de tes péchés . Réveille ma mémoire , plaidons ensemble , Parle toi-même , pour te justifier . Ton premier père a péché , Et tes interprètes se sont rebellés contre moi . C&#039;est pourquoi j&#039;ai traité en profanes les chefs du sanctuaire , J&#039;ai livré Jacob à la destruction , Et Israël aux outrages . Ecoute maintenant , ô Jacob , mon serviteur ! O Israël , que j&#039;ai choisi ! Ainsi parle l&#039; Eternel , qui t&#039;a fait , Et qui t&#039;a formé dès ta naissance , Celui qui est ton soutien : Ne crains rien , mon serviteur Jacob , Mon Israël , que j&#039;ai choisi . Car je répandrai des eaux sur le sol altéré , Et des ruisseaux sur la terre desséchée ; Je répandrai mon esprit sur ta race , Et ma bénédiction sur tes rejetons . Ils pousseront comme au milieu de l&#039;herbe , Comme les saules près des courants d&#039;eau . Celui-ci dira : Je suis à l&#039; Eternel ; Celui-là se réclamera du nom de Jacob ; Cet autre écrira de sa main : à l&#039; Eternel ! Et prononcera avec amour le nom d&#039; Israël . Ainsi parle l&#039; Eternel , roi d&#039; Israël et son rédempteur , L&#039; Eternel des armées : Je suis le premier et je suis le dernier , Et hors moi il n&#039;y a point de Dieu . Qui a , comme moi , fait des prédictions Qu&#039;il le déclare et me le prouve ! , Depuis que j&#039;ai fondé le peuple ancien ? Qu&#039;ils annoncent l&#039;avenir et ce qui doit arriver ! N&#039;ayez pas peur , et ne tremblez pas ; Ne te l&#039;ai-je pas dès longtemps annoncé et déclaré ? Vous êtes mes témoins : Y a-t-il un autre Dieu que moi ? Il n&#039;y a pas d&#039;autre rocher , je n&#039;en connais point . Ceux qui fabriquent des idoles ne sont tous que vanité , Et leurs plus belles oeuvres ne servent à rien ; Elles le témoignent elles-mêmes : Elles n&#039;ont ni la vue , ni l&#039;intelligence , Afin qu&#039;ils soient dans la confusion . Qui est-ce qui fabrique un dieu , ou fond une idole , Pour n&#039;en retirer aucune utilité ? Voici , tous ceux qui y travaillent seront confondus , Et les ouvriers ne sont que des hommes ; Qu&#039;ils se réunissent tous , qu&#039;ils se présentent , Et tous ensemble ils seront tremblants et couverts de honte . Le forgeron fait une hache , Il travaille avec le charbon , Et il la façonne à coups de marteau ; Il la forge d&#039;un bras vigoureux ; Mais a-t-il faim , le voilà sans force ; Ne boit-il pas d&#039;eau , le voilà épuisé . Le charpentier étend le cordeau , Fait un tracé au crayon , Façonne le bois avec un couteau , Et marque ses dimensions avec le compas ; Et il produit une figure d&#039;homme , Une belle forme humaine , Pour qu&#039;elle habite dans une maison . Il se coupe des cèdres , Il prend des rouvres et des chênes , Et fait un choix parmi les arbres de la forêt ; Il plante des pins , Et la pluie les fait croître . Ces arbres servent à l&#039;homme pour brûler , Il en prend et il se chauffe . Il y met aussi le feu pour cuire du pain ; Et il en fait également un dieu , qu&#039;il adore , Il en fait une idole , devant laquelle il se prosterne . Il brûle au feu la moitié de son bois , Avec cette moitié il cuit de la viande , Il apprête un rôti , et se rassasie ; Il se chauffe aussi , et dit : Ha ! Ha ! Je me chauffe , je vois la flamme ! Et avec le reste il fait un dieu , son idole , Il se prosterne devant elle , il l&#039;adore , il l&#039;invoque , Et s&#039;écrie : Sauve-moi ! Car tu es mon dieu ! Ils n&#039;ont ni intelligence , ni entendement , Car on leur a fermé les yeux pour qu&#039;ils ne voient point , Et le coeur pour qu&#039;ils ne comprennent point . Il ne rentre pas en lui-même , Et il n&#039;a ni l&#039;intelligence , ni le bon sens de dire : J&#039;en ai brûlé une moitié au feu , J&#039;ai cuit du pain sur les charbons , J&#039;ai rôti de la viande et je l&#039;ai mangée ; Et avec le reste je ferais une abomination ! Je me prosternerais devant un morceau de bois ! Il se repaît de cendres , Son coeur abusé l&#039;égare , Et il ne sauvera point son âme , et ne dira point : N&#039;est-ce pas du mensonge que j&#039;ai dans ma main ? Souviens-toi de ces choses , ô Jacob ! O Israël ! car tu es mon serviteur ; Je t&#039;ai formé , tu es mon serviteur ; Israël , je ne t&#039;oublierai pas . J&#039;efface tes transgressions comme un nuage , Et tes péchés comme une nuée ; Reviens à moi , Car je t&#039;ai racheté . Cieux , réjouissez-vous ! car l&#039; Eternel a agi ; Profondeurs de la terre , retentissez d&#039;allégresse ! Montagnes , éclatez en cris de joie ! Vous aussi , forêts , avec tous vos arbres ! Car l&#039; Eternel a racheté Jacob , Il a manifesté sa gloire en Israël . Ainsi parle l&#039; Eternel , ton rédempteur , Celui qui t&#039;a formé dès ta naissance : Moi , l&#039; Eternel , j&#039;ai fait toutes choses , Seul j&#039;ai déployé les cieux , Seul j&#039;ai étendu la terre . J&#039;anéantis les signes des prophètes de mensonge , Et je proclame insensés les devins ; Je fais reculer les sages , Et je tourne leur science en folie . Je confirme la parole de mon serviteur , Et j&#039;accomplis ce que prédisent mes envoyés ; Je dis de Jérusalem : Elle sera habitée , Et des villes de Juda : Elles seront rebâties ; Et je relèverai leurs ruines . Je dis à l&#039;abîme : Dessèche-toi , Je tarirai tes fleuves . Je dis de Cyrus : Il est mon berger , Et il accomplira toute ma volonté ; Il dira de Jérusalem : Qu&#039;elle soit rebâtie ! Et du temple : Qu&#039;il soit fondé ! Ainsi parle l&#039; Eternel à son oint , à Cyrus , Qu&#039;il tient par la main , Pour terrasser les nations devant lui , Et pour relâcher la ceinture des rois , Pour lui ouvrir les portes , Afin qu&#039;elles ne soient plus fermées ; Je marcherai devant toi , J&#039;aplanirai les chemins montueux , Je romprai les portes d&#039;airain , Et je briserai les verrous de fer . Je te donnerai des trésors cachés , Des richesses enfouies , Afin que tu saches Que je suis l&#039; Eternel qui t&#039;appelle par ton nom , Le Dieu d&#039; Israël . Pour l&#039;amour de mon serviteur Jacob , Et d&#039; Israël , mon élu , Je t&#039;ai appelé par ton nom , Je t&#039;ai parlé avec bienveillance , avant que tu me connusses . Je suis l&#039; Eternel , et il n&#039;y en a point d&#039;autre , Hors moi il n&#039;y a point de Dieu ; Je t&#039;ai ceint , avant que tu me connusses . C&#039;est afin que l&#039;on sache , du soleil levant au soleil couchant , Que hors moi il n&#039;y a point de Dieu : Je suis l&#039; Eternel , et il n&#039;y en a point d&#039;autre . Je forme la lumière , et je crée les ténèbres , Je donne la prospérité , et je crée l&#039;adversité ; Moi , l&#039; Eternel , je fais toutes ces choses . Que les cieux répandent d&#039;en haut Et que les nuées laissent couler la justice ! Que la terre s&#039;ouvre , que le salut y fructifie , Et qu&#039;il en sorte à la fois la délivrance ! Moi , l&#039; Eternel , je crée ces choses . Malheur à qui conteste avec son créateur ! - Vase parmi des vases de terre ! - L&#039;argile dit-elle à celui qui la façonne : Que fais-tu ? Et ton oeuvre : Il n&#039;a point de mains ? Malheur à qui dit à son père : Pourquoi m&#039;as-tu engendré ? Et à sa mère : Pourquoi m&#039;as-tu enfanté ? Ainsi parle l&#039; Eternel , le Saint d&#039; Israël , et son créateur : Veut-on me questionner sur l&#039;avenir , Me donner des ordres sur mes enfants et sur l&#039;oeuvre de mes mains ? C&#039;est moi qui ai fait la terre , Et qui sur elle ai créé l&#039;homme ; C&#039;est moi , ce sont mes mains qui ont déployé les cieux , Et c&#039;est moi qui ai disposé toute leur armée . C&#039;est moi qui ai suscité Cyrus dans ma justice , Et j&#039;aplanirai toutes ses voies ; Il rebâtira ma ville , et libérera mes captifs , Sans rançon ni présents , Dit l&#039; Eternel des armées . Ainsi parle l&#039; Eternel : Les gains de l&#039; Egypte et les profits de l&#039; Ethiopie , Et ceux des Sabéens à la taille élevée , Passeront chez toi et seront à toi ; Ces peuples marcheront à ta suite , Ils passeront enchaînés , Ils se prosterneront devant toi , et te diront en suppliant : C&#039;est auprès de toi seulement que se trouve Dieu , Et il n&#039;y a point d&#039;autre Dieu que lui . Mais tu es un Dieu qui te caches , Dieu d&#039; Israël , sauveur ! Ils sont tous honteux et confus , Ils s&#039;en vont tous avec ignominie , Les fabricateurs d&#039;idoles . C&#039;est par l&#039; Eternel qu&#039; Israël obtient le salut , Un salut éternel ; Vous ne serez ni honteux ni confus , Jusque dans l&#039;éternité . Car ainsi parle l&#039; Eternel , Le créateur des cieux , le seul Dieu , Qui a formé la terre , qui l&#039;a faite et qui l&#039;a affermie , Qui l&#039;a créée pour qu&#039;elle ne fût pas déserte , Qui l&#039;a formée pour qu&#039;elle fût habitée : Je suis l&#039; Eternel , et il n&#039;y en a point d&#039;autre . Je n&#039;ai point parlé en cachette , Dans un lieu ténébreux de la terre ; Je n&#039;ai point dit à la postérité de Jacob : Cherchez-moi vainement ! Moi , l&#039; Eternel , je dis ce qui est vrai , Je proclame ce qui est droit . Assemblez-vous et venez , approchez ensemble , Réchappés des nations ! Ils n&#039;ont point d&#039;intelligence , ceux qui portent leur idole de bois , Et qui invoquent un dieu incapable de sauver . Déclarez-le , et faites-les venir ! Qu&#039;ils prennent conseil les uns des autres ! Qui a prédit ces choses dès le commencement , Et depuis longtemps les a annoncées ? N&#039;est-ce pas moi , l&#039; Eternel ? Il n&#039;y a point d&#039;autre Dieu que moi , Je suis le seul Dieu juste et qui sauve . Tournez-vous vers moi , et vous serez sauvés , Vous tous qui êtes aux extrémités de la terre ! Car je suis Dieu , et il n&#039;y en a point d&#039;autre . Je le jure par moi-même , La vérité sort de ma bouche et ma parole ne sera point révoquée : Tout genou fléchira devant moi , Toute langue jurera par moi . En l&#039; Eternel seul , me dira-t-on , résident la justice et la force ; A lui viendront , pour être confondus , Tous ceux qui étaient irrités contre lui . Par l&#039; Eternel seront justifiés et glorifiés Tous les descendants d&#039; Israël . Bel s&#039;écroule , Nebo tombe ; On met leurs idoles sur des animaux , sur des bêtes ; Vous les portiez , et les voilà chargées , Devenues un fardeau pour l&#039;animal fatigué ! Ils sont tombés , ils se sont écroulés ensemble , Ils ne peuvent sauver le fardeau , Et ils s&#039;en vont eux-mêmes en captivité . Ecoutez-moi , maison de Jacob , Et vous tous , restes de la maison d&#039; Israël , Vous que j&#039;ai pris à ma charge dès votre origine , Que j&#039;ai portés dès votre naissance ! Jusqu&#039;à votre vieillesse je serai le même , Jusqu&#039;à votre vieillesse je vous soutiendrai ; Je l&#039;ai fait , et je veux encore vous porter , Vous soutenir et vous sauver . A qui me comparerez-vous , pour le faire mon égal ? A qui me ferez-vous ressembler , pour que nous soyons semblables ? Ils versent l&#039;or de leur bourse , Et pèsent l&#039;argent à la balance ; Ils paient un orfèvre , pour qu&#039;il en fasse un dieu , Et ils adorent et se prosternent . Ils le portent , ils le chargent sur l&#039;épaule , Ils le mettent en place , et il y reste ; Il ne bouge pas de sa place ; Puis on crie vers lui , mais il ne répond pas , Il ne sauve pas de la détresse . Souvenez-vous de ces choses , et soyez des hommes ! Pécheurs , rentrez en vous-mêmes ! Souvenez-vous de ce qui s&#039;est passé dès les temps anciens ; Car je suis Dieu , et il n&#039;y en a point d&#039;autre , Je suis Dieu , et nul n&#039;est semblable à moi . J&#039;annonce dès le commencement ce qui doit arriver , Et longtemps d&#039;avance ce qui n&#039;est pas encore accompli ; Je dis : Mes arrêts subsisteront , Et j&#039;exécuterai toute ma volonté . C&#039;est moi qui appelle de l&#039;orient un oiseau de proie , D&#039;une terre lointaine un homme pour accomplir mes desseins , Je l&#039;ai dit , et je le réaliserai ; Je l&#039;ai conçu , et je l&#039;exécuterai . Ecoutez-moi , gens endurcis de coeur , Ennemis de la droiture ! Je fais approcher ma justice : elle n&#039;est pas loin ; Et mon salut : il ne tardera pas . Je mettrai le salut en Sion , Et ma gloire sur Israël . Descends , et assieds-toi dans la poussière , Vierge , fille de Babylone ! Assieds-toi à terre , sans trône , Fille des Chaldéens ! On ne t&#039;appellera plus délicate et voluptueuse . Prends les meules , et mouds de la farine ; Ote ton voile , relève les pans de ta robe , Découvre tes jambes , traverse les fleuves ! Ta nudité sera découverte , Et ta honte sera vue . J&#039;exercerai ma vengeance , Je n&#039;épargnerai personne . - Notre rédempteur , c&#039;est celui qui s&#039;appelle l&#039; Eternel des armées , C&#039;est le Saint d&#039; Israël . - Assieds-toi en silence , et va dans les ténèbres , Fille des Chaldéens ! On ne t&#039;appellera plus la souveraine des royaumes . J&#039;étais irrité contre mon peuple , J&#039;avais profané mon héritage , Et je les avais livrés entre tes mains : Tu n&#039;as pas eu pour eux de la compassion , Tu as durement appesanti ton joug sur le vieillard . Tu disais : A toujours je serai souveraine ! Tu n&#039;as point mis dans ton esprit , Tu n&#039;as point songé que cela prendrait fin . Ecoute maintenant ceci , voluptueuse , Qui t&#039;assieds avec assurance , Et qui dis en ton coeur : Moi , et rien que moi ! Je ne serai jamais veuve , Et je ne serai jamais privée d&#039;enfants ! Ces deux choses t&#039;arriveront subitement , au même jour , La privation d&#039;enfants et le veuvage ; Elles fondront en plein sur toi , Malgré la multitude de tes sortilèges , Malgré le grand nombre de tes enchantements . Tu avais confiance dans ta méchanceté , Tu disais : Personne ne me voit ! Ta sagesse et ta science t&#039;ont séduite . Et tu disais en ton coeur : Moi , et rien que moi ! Le malheur viendra sur toi , Sans que tu en voies l&#039;aurore ; La calamité tombera sur toi , Sans que tu puisses la conjurer ; Et la ruine fondra sur toi tout à coup , A l&#039;improviste . Reste donc au milieu de tes enchantements Et de la multitude de tes sortilèges , Auxquels tu as consacré ton travail dès ta jeunesse ; Peut-être pourras-tu en tirer profit , Peut-être deviendras-tu redoutable . Tu t&#039;es fatiguée à force de consulter : Qu&#039;ils se lèvent donc et qu&#039;ils te sauvent , Ceux qui connaissent le ciel , Qui observent les astres , Qui annoncent , d&#039;après les nouvelles lunes , Ce qui doit t&#039;arriver ! Voici , ils sont comme de la paille , le feu les consume , Ils ne sauveront pas leur vie des flammes : Ce ne sera pas du charbon dont on se chauffe , Ni un feu auprès duquel on s&#039;assied . Tel sera le sort de ceux que tu te fatiguais à consulter . Et ceux avec qui tu as trafiqué dès ta jeunesse Se disperseront chacun de son côté : Il n&#039;y aura personne qui vienne à ton secours . Ecoutez ceci , maison de Jacob , Vous qui portez le nom d&#039; Israël , Et qui êtes sortis des eaux de Juda ; Vous qui jurez par le nom de l&#039; Eternel , Et qui invoquez le Dieu d&#039; Israël , Mais sans vérité ni droiture ! Car ils prennent leur nom de la ville sainte , Et ils s&#039;appuient sur le Dieu d&#039; Israël , Dont le nom est l&#039; Eternel des armées . Dès longtemps j&#039;ai fait les premières prédictions , Elles sont sorties de ma bouche , et je les ai publiées : Soudain j&#039;ai agi , et elles se sont accomplies . Sachant que tu es endurci , Que ton cou est une barre de fer , Et que tu as un front d&#039;airain , Je t&#039;ai annoncé dès longtemps ces choses , je te les ai déclarées avant qu&#039;elles arrivassent , Afin que tu ne dises pas : C&#039;est mon idole qui les a faites , C&#039;est mon image taillée ou mon image en fonte qui les a ordonnées . Tu entends ! Considère tout cela ! Et vous , ne l&#039;avouerez-vous pas ? . . . Maintenant , je t&#039;annonce des choses nouvelles , Cachées , inconnues de toi . Elles se produisent à présent , et n&#039;appartiennent point au passé ; Jusqu&#039;à leur avènement tu n&#039;en avais aucune connaissance , Afin que tu ne dises pas : Voici , je le savais . Tu n&#039;en as rien appris , tu n&#039;en as rien su , Et jadis ton oreille n&#039;en a point été frappée : Car je savais que tu serais infidèle , Et que dès ta naissance tu fus appelé rebelle . A cause de mon nom , je suspends ma colère ; A cause de ma gloire , je me contiens envers toi , Pour ne pas t&#039;exterminer . Je t&#039;ai mis au creuset , mais non pour retirer de l&#039;argent ; Je t&#039;ai éprouvé dans la fournaise de l&#039;adversité . C&#039;est pour l&#039;amour de moi , pour l&#039;amour de moi , que je veux agir ; Car comment mon nom serait-il profané ? Je ne donnerai pas ma gloire à un autre . Ecoute-moi , Jacob ! Et toi , Israël , que j&#039;ai appelé ! C&#039;est moi , moi qui suis le premier , C&#039;est aussi moi qui suis le dernier . Ma main a fondé la terre , Et ma droite a étendu les cieux : Je les appelle , et aussitôt ils se présentent . Vous tous , assemblez-vous , et écoutez ! Qui d&#039;entre eux a annoncé ces choses ? Celui que l&#039; Eternel aime exécutera sa volonté contre Babylone , Et son bras s&#039;appesantira sur les Chaldéens . Moi , moi , j&#039;ai parlé , et je l&#039;ai appelé ; Je l&#039;ai fait venir , et son oeuvre réussira . Approchez-vous de moi , et écoutez ! Dès le commencement , je n&#039;ai point parlé en cachette , Dès l&#039;origine de ces choses , j&#039;ai été là . Et maintenant , le Seigneur , l&#039; Eternel , m&#039;a envoyé avec son esprit . Ainsi parle l&#039; Eternel , ton rédempteur , le Saint d&#039; Israël : Moi , l&#039; Eternel , ton Dieu , je t&#039;instruis pour ton bien , Je te conduis dans la voie que tu dois suivre . Oh ! si tu étais attentif à mes commandements ! Ton bien-être serait comme un fleuve , Et ton bonheur comme les flots de la mer ; Ta postérité serait comme le sable , Et les fruits de tes entrailles comme les grains de sable ; Ton nom ne serait point effacé , anéanti devant moi . Sortez de Babylone , fuyez du milieu des Chaldéens ! Avec une voix d&#039;allégresse annoncez-le , publiez-le , Faites-le savoir jusqu&#039;à l&#039;extrémité de la terre , Dites : L&#039; Eternel a racheté son serviteur Jacob ! Et ils n&#039;auront pas soif dans les déserts où il les conduira : Il fera jaillir pour eux l&#039;eau du rocher , Il fendra le rocher , Et l&#039;eau coulera . Il n&#039;y a point de paix pour les méchants , dit l&#039; Eternel . Iles , écoutez-moi ! Peuples lointains , soyez attentifs ! L&#039; Eternel m&#039;a appelé dès ma naissance , Il m&#039;a nommé dès ma sortie des entrailles maternelles . Il a rendu ma bouche semblable à un glaive tranchant , Il m&#039;a couvert de l&#039;ombre de sa main ; Il a fait de moi une flèche aiguë , Il m&#039;a caché dans son carquois . Et il m&#039;a dit : Tu es mon serviteur , Israël en qui je me glorifierai . Et moi j&#039;ai dit : C&#039;est en vain que j&#039;ai travaillé , C&#039;est pour le vide et le néant que j&#039;ai consumé ma force ; Mais mon droit est auprès de l&#039; Eternel , Et ma récompense auprès de mon Dieu . Maintenant , l&#039; Eternel parle , Lui qui m&#039;a formé dès ma naissance Pour être son serviteur , Pour ramener à lui Jacob , Et Israël encore dispersé ; Car je suis honoré aux yeux de l&#039; Eternel , Et mon Dieu est ma force . Il dit : C&#039;est peu que tu sois mon serviteur Pour relever les tribus de Jacob Et pour ramener les restes d&#039; Israël : Je t&#039;établis pour être la lumière des nations , Pour porter mon salut jusqu&#039;aux extrémités de la terre . Ainsi parle l&#039; Eternel , le rédempteur , le Saint d&#039; Israël , A celui qu&#039;on méprise , qui est en horreur au peuple , A l&#039;esclave des puissants : Des rois le verront , et ils se lèveront , Des princes , et ils se prosterneront , A cause de l&#039; Eternel , qui est fidèle , Du Saint d&#039; Israël , qui t&#039;a choisi . Ainsi parle l&#039; Eternel : Au temps de la grâce je t&#039;exaucerai , Et au jour du salut je te secourrai ; Je te garderai , et je t&#039;établirai pour traiter alliance avec le peuple , Pour relever le pays , Et pour distribuer les héritages désolés ; Pour dire aux captifs : Sortez ! Et à ceux qui sont dans les ténèbres : Paraissez ! Ils paîtront sur les chemins , Et ils trouveront des pâturages sur tous les coteaux . Ils n&#039;auront pas faim et ils n&#039;auront pas soif ; Le mirage et le soleil ne les feront point souffrir ; Car celui qui a pitié d&#039;eux sera leur guide , Et il les conduira vers des sources d&#039;eaux . Je changerai toutes mes montagnes en chemins , Et mes routes seront frayées . Les voici , ils viennent de loin , Les uns du septentrion et de l&#039;occident , Les autres du pays de Sinim . Cieux , réjouissez-vous ! Terre , sois dans l&#039;allégresse ! Montagnes , éclatez en cris de joie ! Car l&#039; Eternel console son peuple , Il a pitié de ses malheureux . Sion disait : L&#039; Eternel m&#039;abandonne , Le Seigneur m&#039;oublie ! - Une femme oublie-t-elle l&#039;enfant qu&#039;elle allaite ? N&#039;a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles ? Quand elle l&#039;oublierait , Moi je ne t&#039;oublierai point . Voici , je t&#039;ai gravée sur mes mains ; Tes murs sont toujours devant mes yeux . Tes fils accourent ; Ceux qui t&#039;avaient détruite et ravagée Sortiront du milieu de toi . Porte tes yeux alentour , et regarde : Tous ils s&#039;assemblent , ils viennent vers toi . Je suis vivant ! dit l&#039; Eternel , Tu les revêtiras tous comme une parure , Tu t&#039;en ceindras comme une fiancée . Dans tes places ravagées et désertes , Dans ton pays ruiné , Tes habitants seront désormais à l&#039;étroit ; Et ceux qui te dévoraient s&#039;éloigneront . Ils répéteront à tes oreilles , Ces fils dont tu fus privée : L&#039;espace est trop étroit pour moi ; Fais-moi de la place , pour que je puisse m&#039;établir . Et tu diras en ton coeur : Qui me les a engendrés ? Car j&#039;étais sans enfants , j&#039;étais stérile . J&#039;étais exilée , répudiée : qui les a élevés ? J&#039;étais restée seule : ceux-ci , où étaient-ils ? Ainsi a parlé le Seigneur , l&#039; Eternel : Voici : Je lèverai ma main vers les nations , Je dresserai ma bannière vers les peuples ; Et ils ramèneront tes fils entre leurs bras , Ils porteront tes filles sur les épaules . Des rois seront tes nourriciers , et leurs princesses tes nourrices ; Ils se prosterneront devant toi la face contre terre , Et ils lécheront la poussière de tes pieds , Et tu sauras que je suis l&#039; Eternel , Et que ceux qui espèrent en moi ne seront point confus . Le butin du puissant lui sera-t-il enlevé ? Et la capture faite sur le juste échappera-t-elle ? - Oui , dit l&#039; Eternel , la capture du puissant lui sera enlevée , Et le butin du tyran lui échappera ; Je combattrai tes ennemis , Et je sauverai tes fils . Je ferai manger à tes oppresseurs leur propre chair ; Ils s&#039;enivreront de leur sang comme du moût ; Et toute chair saura que je suis l&#039; Eternel , ton sauveur , Ton rédempteur , le puissant de Jacob . Ainsi parle l&#039; Eternel : Où est la lettre de divorce par laquelle j&#039;ai répudié votre mère ? Ou bien , auquel de mes créanciers vous ai-je vendus ? Voici , c&#039;est à cause de vos iniquités que vous avez été vendus , Et c&#039;est à cause de vos péchés que votre mère a été répudiée . Je suis venu : pourquoi n&#039;y avait-il personne ? J&#039;ai appelé : pourquoi personne n&#039;a-t-il répondu ? Ma main est-elle trop courte pour racheter ? N&#039;ai-je pas assez de force pour délivrer ? Par ma menace , je dessèche la mer , Je réduis les fleuves en désert ; Leurs poissons se corrompent , faute d&#039;eau , Et ils périssent de soif . Je revêts les cieux d&#039;obscurité , Et je fais d&#039;un sac leur couverture . Le Seigneur , l&#039; Eternel , m&#039;a donné une langue exercée , Pour que je sache soutenir par la parole celui qui est abattu ; Il éveille , chaque matin , il éveille mon oreille , Pour que j&#039;écoute comme écoutent des disciples . Le Seigneur , l&#039; Eternel , m&#039;a ouvert l&#039;oreille , Et je n&#039;ai point résisté , Je ne me suis point retiré en arrière . J&#039;ai livré mon dos à ceux qui me frappaient , Et mes joues à ceux qui m&#039;arrachaient la barbe ; Je n&#039;ai pas dérobé mon visage Aux ignominies et aux crachats . Mais le Seigneur , l&#039; Eternel , m&#039;a secouru ; C&#039;est pourquoi je n&#039;ai point été déshonoré , C&#039;est pourquoi j&#039;ai rendu mon visage semblable à un caillou , Sachant que je ne serais point confondu . Celui qui me justifie est proche : Qui disputera contre moi ? Comparaissons ensemble ! Qui est mon adversaire ? Qu&#039;il s&#039;avance vers moi ! Voici , le Seigneur , l&#039; Eternel , me secourra : Qui me condamnera ? Voici , ils tomberont tous en lambeaux comme un vêtement , La teigne les dévorera . Quiconque parmi vous craint l&#039; Eternel , Qu&#039;il écoute la voix de son serviteur ! Quiconque marche dans l&#039;obscurité et manque de lumière , Qu&#039;il se confie dans le nom de l&#039; Eternel , Et qu&#039;il s&#039;appuie sur son Dieu ! Voici , vous tous qui allumez un feu , Et qui êtes armés de torches , Allez au milieu de votre feu et de vos torches enflammées ! C&#039;est par ma main que ces choses vous arriveront ; Vous vous coucherez dans la douleur . Ecoutez-moi , vous qui poursuivez la justice , Qui cherchez l&#039; Eternel ! Portez les regards sur le rocher d&#039;où vous avez été taillés , Sur le creux de la fosse d&#039;où vous avez été tirés . Portez les regards sur Abraham votre père , Et sur Sara qui vous a enfantés ; Car lui seul je l&#039;ai appelé , Je l&#039;ai béni et multiplié . Ainsi l&#039; Eternel a pitié de Sion , Il a pitié de toutes ses ruines ; Il rendra son désert semblable à un Eden , Et sa terre aride à un jardin de l&#039; Eternel . La joie et l&#039;allégresse se trouveront au milieu d&#039;elle , Les actions de grâces et le chant des cantiques . Mon peuple , sois attentif ! Ma nation , prête-moi l&#039;oreille ! Car la loi sortira de moi , Et j&#039;établirai ma loi pour être la lumière des peuples . Ma justice est proche , mon salut va paraître , Et mes bras jugeront les peuples ; Les îles espéreront en moi , Elles se confieront en mon bras . Levez les yeux vers le ciel , et regardez en bas sur la terre ! Car les cieux s&#039;évanouiront comme une fumée , La terre tombera en lambeaux comme un vêtement , Et ses habitants périront comme des mouches ; Mais mon salut durera éternellement , Et ma justice n&#039;aura point de fin . Ecoutez-moi , vous qui connaissez la justice , Peuple , qui as ma loi dans ton coeur ! Ne craignez pas l&#039;opprobre des hommes , Et ne tremblez pas devant leurs outrages . Car la teigne les dévorera comme un vêtement , Et la gerce les rongera comme de la laine ; Mais ma justice durera éternellement , Et mon salut s&#039;étendra d&#039;âge en âge . Réveille-toi , réveille-toi ! revêts-toi de force , bras de l&#039; Eternel ! Réveille-toi , comme aux jours d&#039;autrefois , Dans les anciens âges ! N&#039;est-ce pas toi qui abattis l&#039; Egypte , Qui transperças le monstre ? N&#039;est-ce pas toi qui mis à sec la mer , Les eaux du grand abîme , Qui frayas dans les profondeurs de la mer Un chemin pour le passage des rachetés ? Ainsi les rachetés de l&#039; Eternel retourneront , Ils iront à Sion avec chants de triomphe , Et une joie éternelle couronnera leur tête ; L&#039;allégresse et la joie s&#039;approcheront , La douleur et les gémissements s&#039;enfuiront . C&#039;est moi , c&#039;est moi qui vous console . Qui es-tu , pour avoir peur de l&#039;homme mortel , Et du fils de l&#039;homme , pareil à l&#039;herbe ? Et tu oublierais l&#039; Eternel , qui t&#039;a fait , Qui a étendu les cieux et fondé la terre ! Et tu tremblerais incessamment tout le jour Devant la colère de l&#039;oppresseur , Parce qu&#039;il cherche à détruire ! Où donc est la colère de l&#039;oppresseur ? Bientôt celui qui est courbé sous les fers sera délivré ; Il ne mourra pas dans la fosse , Et son pain ne lui manquera pas . Je suis l&#039; Eternel , ton Dieu , Qui soulève la mer et fais mugir ses flots . L&#039; Eternel des armées est son nom . Je mets mes paroles dans ta bouche , Et je te couvre de l&#039;ombre de ma main , Pour étendre de nouveaux cieux et fonder une nouvelle terre , Et pour dire à Sion : Tu es mon peuple ! Réveille-toi , réveille-toi ! lève-toi , Jérusalem , Qui as bu de la main de l&#039; Eternel la coupe de sa colère , Qui as bu , sucé jusqu&#039;à la lie la coupe d&#039;étourdissement ! Il n&#039;y en a aucun pour la conduire De tous les fils qu&#039;elle a enfantés , Il n&#039;y en a aucun pour la prendre par la main De tous les fils qu&#039;elle a élevés . Ces deux choses te sont arrivées : - Qui te plaindra ? - Le ravage et la ruine , la famine et l&#039;épée . - Qui suis-je pour te consoler ? - Tes fils en défaillance gisaient à tous les coins de rues , Comme le cerf dans un filet , Chargés de la colère de l&#039; Eternel , Des menaces de ton Dieu . C&#039;est pourquoi , écoute ceci , malheureuse , Ivre , mais non de vin ! Ainsi parle ton Seigneur , l&#039; Eternel , Ton Dieu , qui défend son peuple : Voici , je prends de ta main la coupe d&#039;étourdissement , La coupe de ma colère ; Tu ne la boiras plus ! Je la mettrai dans la main de tes oppresseurs , Qui te disaient : Courbe-toi , et nous passerons ! Tu faisais alors de ton dos comme une terre , Comme une rue pour les passants . Réveille-toi ! réveille-toi ! revêts ta parure , Sion ! Revêts tes habits de fête , Jérusalem , ville sainte ! Car il n&#039;entrera plus chez toi ni incirconcis ni impur . Secoue ta poussière , lève-toi , Mets-toi sur ton séant , Jérusalem ! Détache les liens de ton cou , Captive , fille de Sion ! Car ainsi parle l&#039; Eternel : C&#039;est gratuitement que vous avez été vendus , Et ce n&#039;est pas à prix d&#039;argent que vous serez rachetés . Car ainsi parle le Seigneur , l&#039; Eternel : Jadis mon peuple descendit en Egypte , pour y séjourner ; Puis l&#039; Assyrien l&#039;opprima sans cause . Et maintenant , qu&#039;ai-je à faire , dit l&#039; Eternel , Quand mon peuple a été gratuitement enlevé ? Ses tyrans poussent des cris , dit l&#039; Eternel , Et toute la durée du jour mon nom est outragé . C&#039;est pourquoi mon peuple connaîtra mon nom ; C&#039;est pourquoi il saura , en ce jour , Que c&#039;est moi qui parle : me voici ! Qu&#039;ils sont beaux sur les montagnes , Les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles , Qui publie la paix ! De celui qui apporte de bonnes nouvelles , Qui publie le salut ! De celui qui dit à Sion : ton Dieu règne ! La voix de tes sentinelles retentit ; Elles élèvent la voix , Elles poussent ensemble des cris d&#039;allégresse ; Car de leurs propres yeux elles voient Que l&#039; Eternel ramène Sion . Eclatez ensemble en cris de joie , Ruines de Jérusalem ! Car l&#039; Eternel console son peuple , Il rachète Jérusalem . L&#039; Eternel découvre le bras de sa sainteté , Aux yeux de toutes les nations ; Et toutes les extrémités de la terre verront Le salut de notre Dieu . Partez , partez , sortez de là ! Ne touchez rien d&#039;impur ! Sortez du milieu d&#039;elle ! Purifiez-vous , vous qui portez les vases de l&#039; Eternel ! Ne sortez pas avec précipitation , Ne partez pas en fuyant ; Car l&#039; Eternel ira devant vous , Et le Dieu d&#039; Israël fermera votre marche . Voici , mon serviteur prospérera ; Il montera , il s&#039;élèvera , il s&#039;élèvera bien haut . De même qu&#039;il a été pour plusieurs un sujet d&#039;effroi , - Tant son visage était défiguré , Tant son aspect différait de celui des fils de l&#039;homme , - De même il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie ; Devant lui des rois fermeront la bouche ; Car ils verront ce qui ne leur avait point été raconté , Ils apprendront ce qu&#039;ils n&#039;avaient point entendu . Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l&#039; Eternel ? Il s&#039;est élevé devant lui comme une faible plante , Comme un rejeton qui sort d&#039;une terre desséchée ; Il n&#039;avait ni beauté , ni éclat pour attirer nos regards , Et son aspect n&#039;avait rien pour nous plaire . Méprisé et abandonné des hommes , Homme de douleur et habitué à la souffrance , Semblable à celui dont on détourne le visage , Nous l&#039;avons dédaigné , nous n&#039;avons fait de lui aucun cas . Cependant , ce sont nos souffrances qu&#039;il a portées , C&#039;est de nos douleurs qu&#039;il s&#039;est chargé ; Et nous l&#039;avons considéré comme puni , Frappé de Dieu , et humilié . Mais il était blessé pour nos péchés , Brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui , Et c&#039;est par ses meurtrissures que nous sommes guéris . Nous étions tous errants comme des brebis , Chacun suivait sa propre voie ; Et l&#039; Eternel a fait retomber sur lui l&#039;iniquité de nous tous . Il a été maltraité et opprimé , Et il n&#039;a point ouvert la bouche , Semblable à un agneau qu&#039;on mène à la boucherie , A une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n&#039;a point ouvert la bouche . Il a été enlevé par l&#039;angoisse et le châtiment ; Et parmi ceux de sa génération , qui a cru Qu&#039;il était retranché de la terre des vivants Et frappé pour les péchés de mon peuple ? On a mis son sépulcre parmi les méchants , Son tombeau avec le riche , Quoiqu&#039;il n&#039;eût point commis de violence Et qu&#039;il n&#039;y eût point de fraude dans sa bouche . Il a plu à l&#039; Eternel de le briser par la souffrance . . . Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché , Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l&#039;oeuvre de l&#039; Eternel prospérera entre ses mains . A cause du travail de son âme , il rassasiera ses regards ; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d&#039;hommes , Et il se chargera de leurs iniquités . C&#039;est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; Il partagera le butin avec les puissants , Parce qu&#039;il s&#039;est livré lui-même à la mort , Et qu&#039;il a été mis au nombre des malfaiteurs , Parce qu&#039;il a porté les péchés de beaucoup d&#039;hommes , Et qu&#039;il a intercédé pour les coupables . Réjouis-toi , stérile , toi qui n&#039;enfantes plus ! Fais éclater ton allégresse et ta joie , toi qui n&#039;as plus de douleurs ! Car les fils de la délaissée seront plus nombreux Que les fils de celle qui est mariée , dit l&#039; Eternel . Elargis l&#039;espace de ta tente ; Qu&#039;on déploie les couvertures de ta demeure : Ne retiens pas ! Allonge tes cordages , Et affermis tes pieux ! Car tu te répandras à droite et à gauche ; Ta postérité envahira des nations , Et peuplera des villes désertes . Ne crains pas , car tu ne seras point confondue ; Ne rougis pas , car tu ne seras pas déshonorée ; Mais tu oublieras la honte de ta jeunesse , Et tu ne te souviendras plus de l&#039;opprobre de ton veuvage . Car ton créateur est ton époux : L&#039; Eternel des armées est son nom ; Et ton rédempteur est le Saint d&#039; Israël : Il se nomme Dieu de toute la terre ; Car l&#039; Eternel te rappelle comme une femme délaissée et au coeur attristé , Comme une épouse de la jeunesse qui a été répudiée , dit ton Dieu . Quelques instants je t&#039;avais abandonnée , Mais avec une grande affection je t&#039;accueillerai ; Dans un instant de colère , je t&#039;avais un moment dérobé ma face , Mais avec un amour éternel j&#039;aurai compassion de toi , Dit ton rédempteur , l&#039; Eternel . Il en sera pour moi comme des eaux de Noé : J&#039;avais juré que les eaux de Noé ne se répandraient plus sur la terre ; Je jure de même de ne plus m&#039;irriter contre toi Et de ne plus te menacer . Quand les montagnes s&#039;éloigneraient , Quand les collines chancelleraient , Mon amour ne s&#039;éloignera point de toi , Et mon alliance de paix ne chancellera point , Dit l&#039; Eternel , qui a compassion de toi . Malheureuse , battue de la tempête , et que nul ne console ! Voici , je garnirai tes pierres d&#039;antimoine , Et je te donnerai des fondements de saphir ; Je ferai tes créneaux de rubis , Tes portes d&#039;escarboucles , Et toute ton enceinte de pierres précieuses . Tous tes fils seront disciples de l&#039; Eternel , Et grande sera la prospérité de tes fils . Tu seras affermie par la justice ; Bannis l&#039;inquiétude , car tu n&#039;as rien à craindre , Et la frayeur , car elle n&#039;approchera pas de toi . Si l&#039;on forme des complots , cela ne viendra pas de moi ; Quiconque se liguera contre toi tombera sous ton pouvoir . Voici , j&#039;ai créé l&#039;ouvrier qui souffle le charbon au feu , Et qui fabrique une arme par son travail ; Mais j&#039;ai créé aussi le destructeur pour la briser . Toute arme forgée contre toi sera sans effet ; Et toute langue qui s&#039;élèvera en justice contre toi , Tu la condamneras . Tel est l&#039;héritage des serviteurs de l&#039; Eternel , Tel est le salut qui leur viendra de moi , Dit l&#039; Eternel . Vous tous qui avez soif , venez aux eaux , Même celui qui n&#039;a pas d&#039;argent ! Venez , achetez et mangez , Venez , achetez du vin et du lait , sans argent , sans rien payer ! Pourquoi pesez-vous de l&#039;argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Ecoutez-moi donc , et vous mangerez ce qui est bon , Et votre âme se délectera de mets succulents . Prêtez l&#039;oreille , et venez à moi , Ecoutez , et votre âme vivra : Je traiterai avec vous une alliance éternelle , Pour rendre durables mes faveurs envers David . Voici , je l&#039;ai établi comme témoin auprès des peuples , Comme chef et dominateur des peuples . Voici , tu appelleras des nations que tu ne connais pas , Et les nations qui ne te connaissent pas accourront vers toi , A cause de l&#039; Eternel , ton Dieu , Du Saint d&#039; Israël , qui te glorifie . Cherchez l&#039; Eternel pendant qu&#039;il se trouve ; Invoquez-le , tandis qu&#039;il est près . Que le méchant abandonne sa voie , Et l&#039;homme d&#039;iniquité ses pensées ; Qu&#039;il retourne à l&#039; Eternel , qui aura pitié de lui , A notre Dieu , qui ne se lasse pas de pardonner . Car mes pensées ne sont pas vos pensées , Et vos voies ne sont pas mes voies , Dit l&#039; Eternel . Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre , Autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies , Et mes pensées au-dessus de vos pensées . Comme la pluie et la neige descendent des cieux , Et n&#039;y retournent pas Sans avoir arrosé , fécondé la terre , et fait germer les plantes , Sans avoir donné de la semence au semeur Et du pain à celui qui mange , Ainsi en est-il de ma parole , qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet , Sans avoir exécuté ma volonté Et accompli mes desseins . Oui , vous sortirez avec joie , Et vous serez conduits en paix ; Les montagnes et les collines éclateront d&#039;allégresse devant vous , Et tous les arbres de la campagne battront des mains . Au lieu de l&#039;épine s&#039;élèvera le cyprès , Au lieu de la ronce croîtra le myrte ; Et ce sera pour l&#039; Eternel une gloire , Un monument perpétuel , impérissable . Ainsi parle l&#039; Eternel : Observez ce qui est droit , et pratiquez ce qui est juste ; Car mon salut ne tardera pas à venir , Et ma justice à se manifester . Heureux l&#039;homme qui fait cela , Et le fils de l&#039;homme qui y demeure ferme , Gardant le sabbat , pour ne point le profaner , Et veillant sur sa main , pour ne commettre aucun mal ! Que l&#039;étranger qui s&#039;attache à l&#039; Eternel ne dise pas : L&#039; Eternel me séparera de son peuple ! Et que l&#039;eunuque ne dise pas : Voici , je suis un arbre sec ! Car ainsi parle l&#039; Eternel : Aux eunuques qui garderont mes sabbats , Qui choisiront ce qui m&#039;est agréable , Et qui persévéreront dans mon alliance , Je donnerai dans ma maison et dans mes murs une place et un nom Préférables à des fils et à des filles ; Je leur donnerai un nom éternel , Qui ne périra pas . Et les étrangers qui s&#039;attacheront à l&#039; Eternel pour le servir , Pour aimer le nom de l&#039; Eternel , Pour être ses serviteurs , Tous ceux qui garderont le sabbat , pour ne point le profaner , Et qui persévéreront dans mon alliance , Je les amènerai sur ma montagne sainte , Et je les réjouirai dans ma maison de prière ; Leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel ; Car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples . Le Seigneur , l&#039; Eternel , parle , Lui qui rassemble les exilés d&#039; Israël : Je réunirai d&#039;autres peuples à lui , aux siens déjà rassemblés . Vous toutes , bêtes des champs , Venez pour manger , vous toutes , bêtes de la forêt ! Ses gardiens sont tous aveugles , sans intelligence ; Ils sont tous des chiens muets , incapables d&#039;aboyer ; Ils ont des rêveries , se tiennent couchés , Aiment à sommeiller . Et ce sont des chiens voraces , insatiables ; Ce sont des bergers qui ne savent rien comprendre ; Tous suivent leur propre voie , Chacun selon son intérêt , jusqu&#039;au dernier : - Venez , je vais chercher du vin , Et nous boirons des liqueurs fortes ! Nous en ferons autant demain , Et beaucoup plus encore ! - Le juste périt , et nul n&#039;y prend garde ; Les gens de bien sont enlevés , et nul ne fait attention Que c&#039;est par suite de la malice que le juste est enlevé . Il entrera dans la paix , Il reposera sur sa couche , Celui qui aura suivi le droit chemin . Mais vous , approchez ici , fils de l&#039;enchanteresse , Race de l&#039;adultère et de la prostituée ! De qui vous moquez-vous ? Contre qui ouvrez-vous une large bouche Et tirez-vous la langue ? N&#039;êtes-vous pas des enfants de péché , Une race de mensonge , S&#039;échauffant près des térébinthes , sous tout arbre vert , Egorgeant les enfants dans les vallées , Sous des fentes de rochers ? C&#039;est dans les pierres polies des torrents qu&#039;est ton partage , Voilà , voilà ton lot ; C&#039;est à elles que tu verses des libations , Que tu fais des offrandes : Puis-je être insensible à cela ? C&#039;est sur une montagne haute et élevée que tu dresses ta couche ; C&#039;est aussi là que tu montes pour offrir des sacrifices . Tu mets ton souvenir derrière la porte et les poteaux ; Car , loin de moi , tu lèves la couverture et tu montes , Tu élargis ta couche , et tu traites alliance avec eux , Tu aimes leur commerce , tu choisis une place . Tu vas auprès du roi avec de l&#039;huile , Tu multiplies tes aromates , Tu envoies au loin tes messagers , Tu t&#039;abaisses jusqu&#039;au séjour des morts . A force de marcher tu te fatigues , Et tu ne dis pas : J&#039;y renonce ! Tu trouves encore de la vigueur dans ta main : Aussi n&#039;es-tu pas dans l&#039;abattement . Et qui redoutais-tu , qui craignais-tu , pour être infidèle , Pour ne pas te souvenir , te soucier de moi ? Est-ce que je ne garde pas le silence , et depuis longtemps ? C&#039;est pourquoi tu ne me crains pas . Je vais publier ta droiture , Et tes oeuvres ne te profiteront pas . Quand tu crieras , la foule de tes idoles te délivrera-t-elle ? Le vent les emportera toutes , un souffle les enlèvera . Mais celui qui se confie en moi héritera le pays , Et possédera ma montagne sainte . On dira : Frayez , frayez , préparez le chemin , Enlevez tout obstacle du chemin de mon peuple ! Car ainsi parle le Très-Haut , Dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint : J&#039;habite dans les lieux élevés et dans la sainteté ; Mais je suis avec l&#039;homme contrit et humilié , Afin de ranimer les esprits humiliés , Afin de ranimer les coeurs contrits . Je ne veux pas contester à toujours , Ni garder une éternelle colère , Quand devant moi tombent en défaillance les esprits , Les âmes que j&#039;ai faites . A cause de son avidité coupable , je me suis irrité et je l&#039;ai frappé , Je me suis caché dans mon indignation ; Et le rebelle a suivi le chemin de son coeur . J&#039;ai vu ses voies , Et je le guérirai ; Je lui servirai de guide , Et je le consolerai , lui et ceux qui pleurent avec lui . Je mettrai la louange sur les lèvres . Paix , paix à celui qui est loin et à celui qui est près ! dit l&#039; Eternel . Je les guérirai . Mais les méchants sont comme la mer agitée , Qui ne peut se calmer , Et dont les eaux soulèvent la vase et le limon . Il n&#039;y a point de paix pour les méchants , dit mon Dieu . Crie à plein gosier , ne te retiens pas , Elève ta voix comme une trompette , Et annonce à mon peuple ses iniquités , A la maison de Jacob ses péchés ! Tous les jours ils me cherchent , Ils veulent connaître mes voies ; Comme une nation qui aurait pratiqué la justice Et n&#039;aurait pas abandonné la loi de son Dieu , Ils me demandent des arrêts de justice , Ils désirent l&#039;approche de Dieu . - Que nous sert de jeûner , si tu ne le vois pas ? De mortifier notre âme , si tu n&#039;y as point égard ? - Voici , le jour de votre jeûne , vous vous livrez à vos penchants , Et vous traitez durement tous vos mercenaires . Voici , vous jeûnez pour disputer et vous quereller , Pour frapper méchamment du poing ; Vous ne jeûnez pas comme le veut ce jour , Pour que votre voix soit entendue en haut . Est-ce là le jeûne auquel je prends plaisir , Un jour où l&#039;homme humilie son âme ? Courber la tête comme un jonc , Et se coucher sur le sac et la cendre , Est-ce là ce que tu appelleras un jeûne , Un jour agréable à l&#039; Eternel ? Voici le jeûne auquel je prends plaisir : Détache les chaînes de la méchanceté , Dénoue les liens de la servitude , Renvoie libres les opprimés , Et que l&#039;on rompe toute espèce de joug ; Partage ton pain avec celui qui a faim , Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ; Si tu vois un homme nu , couvre-le , Et ne te détourne pas de ton semblable . Alors ta lumière poindra comme l&#039;aurore , Et ta guérison germera promptement ; Ta justice marchera devant toi , Et la gloire de l&#039; Eternel t&#039;accompagnera . Alors tu appelleras , et l&#039; Eternel répondra ; Tu crieras , et il dira : Me voici ! Si tu éloignes du milieu de toi le joug , Les gestes menaçants et les discours injurieux , Si tu donnes ta propre subsistance à celui qui a faim , Si tu rassasies l&#039;âme indigente , Ta lumière se lèvera sur l&#039;obscurité , Et tes ténèbres seront comme le midi . L&#039; Eternel sera toujours ton guide , Il rassasiera ton âme dans les lieux arides , Et il redonnera de la vigueur à tes membres ; Tu seras comme un jardin arrosé , Comme une source dont les eaux ne tarissent pas . Les tiens rebâtiront sur d&#039;anciennes ruines , Tu relèveras des fondements antiques ; On t&#039;appellera réparateur des brèches , Celui qui restaure les chemins , qui rend le pays habitable . Si tu retiens ton pied pendant le sabbat , Pour ne pas faire ta volonté en mon saint jour , Si tu fais du sabbat tes délices , Pour sanctifier l&#039; Eternel en le glorifiant , Et si tu l&#039;honores en ne suivant point tes voies , En ne te livrant pas à tes penchants et à de vains discours , Alors tu mettras ton plaisir en l&#039; Eternel , Et je te ferai monter sur les hauteurs du pays , Je te ferai jouir de l&#039;héritage de Jacob , ton père ; Car la bouche de l&#039; Eternel a parlé . Non , la main de l&#039; Eternel n&#039;est pas trop courte pour sauver , Ni son oreille trop dure pour entendre . Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation Entre vous et votre Dieu ; Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face Et l&#039;empêchent de vous écouter . Car vos mains sont souillées de sang , Et vos doigts de crimes ; Vos lèvres profèrent le mensonge , Votre langue fait entendre l&#039;iniquité . Nul ne se plaint avec justice , Nul ne plaide avec droiture ; Ils s&#039;appuient sur des choses vaines et disent des faussetés , Ils conçoivent le mal et enfantent le crime . Ils couvent des oeufs de basilic , Et ils tissent des toiles d&#039;araignée . Celui qui mange de leurs oeufs meurt ; Et , si l&#039;on en brise un , il sort une vipère . Leurs toiles ne servent point à faire un vêtement , Et ils ne peuvent se couvrir de leur ouvrage ; Leurs oeuvres sont des oeuvres d&#039;iniquité , Et les actes de violence sont dans leurs mains . Leurs pieds courent au mal , Et ils ont hâte de répandre le sang innocent ; Leurs pensées sont des pensées d&#039;iniquité , Le ravage et la ruine sont sur leur route . Ils ne connaissent pas le chemin de la paix , Et il n&#039;y a point de justice dans leurs voies ; Ils prennent des sentiers détournés : Quiconque y marche ne connaît point la paix . - C&#039;est pourquoi l&#039;arrêt de délivrance est loin de nous , Et le salut ne nous atteint pas ; Nous attendons la lumière , et voici les ténèbres , La clarté , et nous marchons dans l&#039;obscurité . Nous tâtonnons comme des aveugles le long d&#039;un mur , Nous tâtonnons comme ceux qui n&#039;ont point d&#039;yeux ; Nous chancelons à midi comme de nuit , Au milieu de l&#039;abondance nous ressemblons à des morts . Nous grondons tous comme des ours , Nous gémissons comme des colombes ; Nous attendons la délivrance , et elle n&#039;est pas là , Le salut , et il est loin de nous . Car nos transgressions sont nombreuses devant toi , Et nos péchés témoignent contre nous ; Nos transgressions sont avec nous , Et nous connaissons nos crimes . Nous avons été coupables et infidèles envers l&#039; Eternel , Nous avons abandonné notre Dieu ; Nous avons proféré la violence et la révolte , Conçu et médité dans le coeur des paroles de mensonge ; Et la délivrance s&#039;est retirée , Et le salut se tient éloigné ; Car la vérité trébuche sur la place publique , Et la droiture ne peut approcher . La vérité a disparu , Et celui qui s&#039;éloigne du mal est dépouillé . - L&#039; Eternel voit , d&#039;un regard indigné , Qu&#039;il n&#039;y a plus de droiture . Il voit qu&#039;il n&#039;y a pas un homme , Il s&#039;étonne de ce que personne n&#039;intercède ; Alors son bras lui vient en aide , Et sa justice lui sert d&#039;appui . Il se revêt de la justice comme d&#039;une cuirasse , Et il met sur sa tête le casque du salut ; Il prend la vengeance pour vêtement , Et il se couvre de la jalousie comme d&#039;un manteau . Il rendra à chacun selon ses oeuvres , La fureur à ses adversaires , La pareille à ses ennemis ; Il rendra la pareille aux îles . On craindra le nom de l&#039; Eternel depuis l&#039;occident , Et sa gloire depuis le soleil levant ; Quand l&#039;ennemi viendra comme un fleuve , L&#039;esprit de l&#039; Eternel le mettra en fuite . Un rédempteur viendra pour Sion , Pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés , Dit l&#039; Eternel . Voici mon alliance avec eux , dit l&#039; Eternel : Mon esprit , qui repose sur toi , Et mes paroles , que j&#039;ai mises dans ta bouche , Ne se retireront point de ta bouche , ni de la bouche de tes enfants , Ni de la bouche des enfants de tes enfants , Dit l&#039; Eternel , dès maintenant et à jamais . Lève-toi , sois éclairée , car ta lumière arrive , Et la gloire de l&#039; Eternel se lève sur toi . Voici , les ténèbres couvrent la terre , Et l&#039;obscurité les peuples ; Mais sur toi l&#039; Eternel se lève , Sur toi sa gloire apparaît . Des nations marchent à ta lumière , Et des rois à la clarté de tes rayons . Porte tes yeux alentour , et regarde : Tous ils s&#039;assemblent , ils viennent vers toi ; Tes fils arrivent de loin , Et tes filles sont portées sur les bras . Tu tressailliras alors et tu te réjouiras , Et ton coeur bondira et se dilatera , Quand les richesses de la mer se tourneront vers toi , Quand les trésors des nations viendront à toi . Tu seras couverte d&#039;une foule de chameaux , De dromadaires de Madian et d&#039; Epha ; Ils viendront tous de Séba ; Ils porteront de l&#039;or et de l&#039;encens , Et publieront les louanges de l&#039; Eternel . Les troupeaux de Kédar se réuniront tous chez toi ; Les béliers de Nebajoth seront à ton service ; Ils monteront sur mon autel et me seront agréables , Et je glorifierai la maison de ma gloire . Qui sont ceux-là qui volent comme des nuées , Comme des colombes vers leur colombier ? Car les îles espèrent en moi , Et les navires de Tarsis sont en tête , Pour ramener de loin tes enfants , Avec leur argent et leur or , A cause du nom de l&#039; Eternel , ton Dieu , Du Saint d&#039; Israël qui te glorifie . Les fils de l&#039;étranger rebâtiront tes murs , Et leurs rois seront tes serviteurs ; Car je t&#039;ai frappée dans ma colère , Mais dans ma miséricorde j&#039;ai pitié de toi . Tes portes seront toujours ouvertes , Elles ne seront fermées ni jour ni nuit , Afin de laisser entrer chez toi les trésors des nations , Et leurs rois avec leur suite . Car la nation et le royaume qui ne te serviront pas périront , Ces nations-là seront exterminées . La gloire du Liban viendra chez toi , Le cyprès , l&#039;orme et le buis , tous ensemble , Pour orner le lieu de mon sanctuaire , Et je glorifierai la place où reposent mes pieds . Les fils de tes oppresseurs viendront s&#039;humilier devant toi , Et tous ceux qui te méprisaient se prosterneront à tes pieds ; Ils t&#039;appelleront ville de l&#039; Eternel , Sion du Saint d&#039; Israël . Au lieu que tu étais délaissée et haïe , Et que personne ne te parcourait , Je ferai de toi un ornement pour toujours , Un sujet de joie de génération en génération . Tu suceras le lait des nations , Tu suceras la mamelle des rois ; Et tu sauras que je suis l&#039; Eternel , ton sauveur , Ton rédempteur , le puissant de Jacob . Au lieu de l&#039;airain je ferai venir de l&#039;or , Au lieu du fer je ferai venir de l&#039;argent , Au lieu du bois , de l&#039;airain , Et au lieu des pierres , du fer ; Je ferai régner sur toi la paix , Et dominer la justice . On n&#039;entendra plus parler de violence dans ton pays , Ni de ravage et de ruine dans ton territoire ; Tu donneras à tes murs le nom de salut , Et à tes portes celui de gloire . Ce ne sera plus le soleil qui te servira de lumière pendant le jour , Ni la lune qui t&#039;éclairera de sa lueur ; Mais l&#039; Eternel sera ta lumière à toujours , Ton Dieu sera ta gloire . Ton soleil ne se couchera plus , Et ta lune ne s&#039;obscurcira plus ; Car l&#039; Eternel sera ta lumière à toujours , Et les jours de ton deuil seront passés . Il n&#039;y aura plus que des justes parmi ton peuple , Ils posséderont à toujours le pays ; C&#039;est le rejeton que j&#039;ai planté , l&#039;oeuvre de mes mains , Pour servir à ma gloire . Le plus petit deviendra un millier , Et le moindre une nation puissante . Moi , l&#039; Eternel , je hâterai ces choses en leur temps . L&#039;esprit du Seigneur , l&#039; Eternel , est sur moi , Car l&#039; Eternel m&#039;a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m&#039;a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé , Pour proclamer aux captifs la liberté , Et aux prisonniers la délivrance ; Pour publier une année de grâce de l&#039; Eternel , Et un jour de vengeance de notre Dieu ; Pour consoler tous les affligés ; Pour accorder aux affligés de Sion , Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre , Une huile de joie au lieu du deuil , Un vêtement de louange au lieu d&#039;un esprit abattu , Afin qu&#039;on les appelle des térébinthes de la justice , Une plantation de l&#039; Eternel , pour servir à sa gloire . Ils rebâtiront sur d&#039;anciennes ruines , Ils relèveront d&#039;antiques décombres , Ils renouvelleront des villes ravagées , Dévastées depuis longtemps . Des étrangers seront là et feront paître vos troupeaux , Des fils de l&#039;étranger seront vos laboureurs et vos vignerons . Mais vous , on vous appellera sacrificateurs de l&#039; Eternel , On vous nommera serviteurs de notre Dieu ; Vous mangerez les richesses des nations , Et vous vous glorifierez de leur gloire . Au lieu de votre opprobre , vous aurez une portion double ; Au lieu de l&#039;ignominie , ils seront joyeux de leur part ; Ils posséderont ainsi le double dans leur pays , Et leur joie sera éternelle . Car moi , l&#039; Eternel , j&#039;aime la justice , Je hais la rapine avec l&#039;iniquité ; Je leur donnerai fidèlement leur récompense , Et je traiterai avec eux une alliance éternelle . Leur race sera connue parmi les nations , Et leur postérité parmi les peuples ; Tous ceux qui les verront reconnaîtront Qu&#039;ils sont une race bénie de l&#039; Eternel . Je me réjouirai en l&#039; Eternel , Mon âme sera ravie d&#039;allégresse en mon Dieu ; Car il m&#039;a revêtu des vêtements du salut , Il m&#039;a couvert du manteau de la délivrance , Comme le fiancé s&#039;orne d&#039;un diadème , Comme la fiancée se pare de ses joyaux . Car , comme la terre fait éclore son germe , Et comme un jardin fait pousser ses semences , Ainsi le Seigneur , l&#039; Eternel , fera germer le salut et la louange , En présence de toutes les nations . Pour l&#039;amour de Sion je ne me tairai point , Pour l&#039;amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos , Jusqu&#039;à ce que son salut paraisse , comme l&#039;aurore , Et sa délivrance , comme un flambeau qui s&#039;allume . Alors les nations verront ton salut , Et tous les rois ta gloire ; Et l&#039;on t&#039;appellera d&#039;un nom nouveau , Que la bouche de l&#039; Eternel déterminera . Tu seras une couronne éclatante dans la main de l&#039; Eternel , Un turban royal dans la main de ton Dieu . On ne te nommera plus délaissée , On ne nommera plus ta terre désolation ; Mais on t&#039;appellera mon plaisir en elle , Et l&#039;on appellera ta terre épouse ; Car l&#039; Eternel met son plaisir en toi , Et ta terre aura un époux . Comme un jeune homme s&#039;unit à une vierge , Ainsi tes fils s&#039;uniront à toi ; Et comme la fiancée fait la joie de son fiancé , Ainsi tu feras la joie de ton Dieu . Sur tes murs , Jérusalem , j&#039;ai placé des gardes ; Ils ne se tairont ni jour ni nuit . Vous qui la rappelez au souvenir de l&#039; Eternel , Point de repos pour vous ! Et ne lui laissez aucun relâche , Jusqu&#039;à ce qu&#039;il rétablisse Jérusalem Et la rende glorieuse sur la terre . L&#039; Eternel l&#039;a juré par sa droite et par son bras puissant : Je ne donnerai plus ton blé pour nourriture à tes ennemis , Et les fils de l&#039;étranger ne boiront plus ton vin , Produit de tes labeurs ; Mais ceux qui auront amassé le blé le mangeront Et loueront l&#039; Eternel , Et ceux qui auront récolté le vin le boiront , Dans les parvis de mon sanctuaire . Franchissez , franchissez les portes ! Préparez un chemin pour le peuple ! Frayez , frayez la route , ôtez les pierres ! Elevez une bannière vers les peuples ! Voici ce que l&#039; Eternel proclame aux extrémités de la terre : Dites à la fille de Sion : Voici , ton sauveur arrive ; Voici , le salaire est avec lui , Et les rétributions le précèdent . On les appellera peuple saint , rachetés de l&#039; Eternel ; Et toi , on t&#039;appellera recherchée , ville non délaissée . Qui est celui-ci qui vient d&#039; Edom , De Botsra , en vêtements rouges , En habits éclatants , Et se redressant avec fierté dans la plénitude de sa force ? - C&#039;est moi qui ai promis le salut , Qui ai le pouvoir de délivrer . - Pourquoi tes habits sont-ils rouges , Et tes vêtements comme les vêtements de celui qui foule dans la cuve ? - J&#039;ai été seul à fouler au pressoir , Et nul homme d&#039;entre les peuples n&#039;était avec moi ; Je les ai foulés dans ma colère , Je les ai écrasés dans ma fureur ; Leur sang a jailli sur mes vêtements , Et j&#039;ai souillé tous mes habits . Car un jour de vengeance était dans mon coeur , Et l&#039;année de mes rachetés est venue . Je regardais , et personne pour m&#039;aider ; J&#039;étais étonné , et personne pour me soutenir ; Alors mon bras m&#039;a été en aide , Et ma fureur m&#039;a servi d&#039;appui . J&#039;ai foulé des peuples dans ma colère , Je les ai rendus ivres dans ma fureur , Et j&#039;ai répandu leur sang sur la terre . Je publierai les grâces de l&#039; Eternel , les louanges de l&#039; Eternel , D&#039;après tout ce que l&#039; Eternel a fait pour nous ; Je dirai sa grande bonté envers la maison d&#039; Israël , Qu&#039;il a traitée selon ses compassions et la richesse de son amour . Il avait dit : Certainement ils sont mon peuple , Des enfants qui ne seront pas infidèles ! Et il a été pour eux un sauveur . Dans toutes leurs détresses ils n&#039;ont pas été sans secours , Et l&#039;ange qui est devant sa face les a sauvés ; Il les a lui-même rachetés , dans son amour et sa miséricorde , Et constamment il les a soutenus et portés , aux anciens jours . Mais ils ont été rebelles , ils ont attristé son esprit saint ; Et il est devenu leur ennemi , il a combattu contre eux . Alors son peuple se souvint des anciens jours de Moïse : Où est celui qui les fit monter de la mer , Avec le berger de son troupeau ? Où est celui qui mettait au milieu d&#039;eux son esprit saint ; Qui dirigea la droite de Moïse , Par son bras glorieux ; Qui fendit les eaux devant eux , Pour se faire un nom éternel ; Qui les dirigea au travers des flots , Comme un coursier dans le désert , Sans qu&#039;ils bronchassent ? Comme la bête qui descend dans la vallée , L&#039;esprit de l&#039; Eternel les a menés au repos . C&#039;est ainsi que tu as conduit ton peuple , Pour te faire un nom glorieux . Regarde du ciel , et vois , De ta demeure sainte et glorieuse : Où sont ton zèle et ta puissance ? Le frémissement de tes entrailles et tes compassions Ne se font plus sentir envers moi . Tu es cependant notre père , Car Abraham ne nous connaît pas , Et Israël ignore qui nous sommes ; C&#039;est toi , Eternel , qui es notre père , Qui , dès l&#039;éternité , t&#039;appelles notre sauveur . Pourquoi , ô Eternel , nous fais-tu errer loin de tes voies , Et endurcis-tu notre coeur contre ta crainte ? Reviens , pour l&#039;amour de tes serviteurs , Des tribus de ton héritage ! Ton peuple saint n&#039;a possédé le pays que peu de temps ; Nos ennemis ont foulé ton sanctuaire . Nous sommes depuis longtemps comme un peuple que tu ne gouvernes pas , Et qui n&#039;est point appelé de ton nom . . . Oh ! si tu déchirais les cieux , et si tu descendais , Les montagnes s&#039;ébranleraient devant toi , Comme s&#039;allume un feu de bois sec , Comme s&#039;évapore l&#039;eau qui bouillonne ; Tes ennemis connaîtraient ton nom , Et les nations trembleraient devant toi . Lorsque tu fis des prodiges que nous n&#039;attendions pas , Tu descendis , et les montagnes s&#039;ébranlèrent devant toi . Jamais on n&#039;a appris ni entendu dire , Et jamais l&#039;oeil n&#039;a vu qu&#039;un autre dieu que toi Fît de telles choses pour ceux qui se confient en lui . Tu vas au-devant de celui qui pratique avec joie la justice , De ceux qui marchent dans tes voies et se souviennent de toi . Mais tu as été irrité , parce que nous avons péché ; Et nous en souffrons longtemps jusqu&#039;à ce que nous soyons sauvés . Nous sommes tous comme des impurs , Et toute notre justice est comme un vêtement souillé ; Nous sommes tous flétris comme une feuille , Et nos crimes nous emportent comme le vent . Il n&#039;y a personne qui invoque ton nom , Qui se réveille pour s&#039;attacher à toi : Aussi nous as-tu caché ta face , Et nous laisses-tu périr par l&#039;effet de nos crimes . Cependant , ô Eternel , tu es notre père ; Nous sommes l&#039;argile , et c&#039;est toi qui nous as formés , Nous sommes tous l&#039;ouvrage de tes mains . Ne t&#039;irrite pas à l&#039;extrême , ô Eternel , Et ne te souviens pas à toujours du crime ; Regarde donc , nous sommes tous ton peuple . Tes villes saintes sont un désert ; Sion est un désert , Jérusalem une solitude . Notre maison sainte et glorieuse , Où nos pères célébraient tes louanges , Est devenue la proie des flammes ; Tout ce que nous avions de précieux a été dévasté . Après cela , ô Eternel , te contiendras-tu ? Est-ce que tu te tairas , et nous affligeras à l&#039;excès ? J&#039;ai exaucé ceux qui ne demandaient rien , Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas ; J&#039;ai dit : Me voici , me voici ! A une nation qui ne s&#039;appelait pas de mon nom . J&#039;ai tendu mes mains tous les jours vers un peuple rebelle , Qui marche dans une voie mauvaise , Au gré de ses pensées ; Vers un peuple qui ne cesse de m&#039;irriter en face , Sacrifiant dans les jardins , Et brûlant de l&#039;encens sur les briques : Qui fait des sépulcres sa demeure , Et passe la nuit dans les cavernes , Mangeant de la chair de porc , Et ayant dans ses vases des mets impurs ; Qui dit : Retire-toi , Ne m&#039;approche pas , car je suis saint ! . . . De pareilles choses , c&#039;est une fumée dans mes narines , C&#039;est un feu qui brûle toujours . Voici ce que j&#039;ai résolu par devers moi : Loin de me taire , je leur ferai porter la peine , Oui , je leur ferai porter la peine De vos crimes , dit l&#039; Eternel , et des crimes de vos pères , Qui ont brûlé de l&#039;encens sur les montagnes , Et qui m&#039;ont outragé sur les collines ; Je leur mesurerai le salaire de leurs actions passées . Ainsi parle l&#039; Eternel : Quand il se trouve du jus dans une grappe , On dit : Ne la détruis pas , Car il y a là une bénédiction ! J&#039;agirai de même , pour l&#039;amour de mes serviteurs , Afin de ne pas tout détruire . Je ferai sortir de Jacob une postérité , Et de Juda un héritier de mes montagnes ; Mes élus posséderont le pays , Et mes serviteurs y habiteront . Le Saron servira de pâturage au menu bétail , Et la vallée d&#039; Acor servira de gîte au gros bétail , Pour mon peuple qui m&#039;aura cherché . Mais vous , qui abandonnez l&#039; Eternel , Qui oubliez ma montagne sainte , Qui dressez une table pour Gad , Et remplissez une coupe pour Meni , Je vous destine au glaive , Et vous fléchirez tous le genou pour être égorgés ; Car j&#039;ai appelé , et vous n&#039;avez point répondu , J&#039;ai parlé , et vous n&#039;avez point écouté ; Mais vous avez fait ce qui est mal à mes yeux , Et vous avez choisi ce qui me déplaît . C&#039;est pourquoi ainsi parle le Seigneur , l&#039; Eternel : Voici , mes serviteurs mangeront , et vous aurez faim ; Voici , mes serviteurs boiront , et vous aurez soif ; Voici , mes serviteurs se réjouiront , et vous serez confondus ; Voici , mes serviteurs chanteront dans la joie de leur coeur ; Mais vous , vous crierez dans la douleur de votre âme , Et vous vous lamenterez dans l&#039;abattement de votre esprit . Vous laisserez votre nom en imprécation à mes élus ; Le Seigneur , l&#039; Eternel , vous fera mourir , Et il donnera à ses serviteurs un autre nom . Celui qui voudra être béni dans le pays Voudra l&#039;être par le Dieu de vérité , Et celui qui jurera dans le pays Jurera par le Dieu de vérité ; Car les anciennes souffrances seront oubliées , Elles seront cachées à mes yeux . Car je vais créer de nouveaux cieux Et une nouvelle terre ; On ne se rappellera plus les choses passées , Elles ne reviendront plus à l&#039;esprit . Réjouissez-vous plutôt et soyez à toujours dans l&#039;allégresse , A cause de ce que je vais créer ; Car je vais créer Jérusalem pour l&#039;allégresse , Et son peuple pour la joie . Je ferai de Jérusalem mon allégresse , Et de mon peuple ma joie ; On n&#039;y entendra plus Le bruit des pleurs et le bruit des cris . Il n&#039;y aura plus ni enfants ni vieillards Qui n&#039;accomplissent leurs jours ; Car celui qui mourra à cent ans sera jeune , Et le pécheur âgé de cent ans sera maudit . Ils bâtiront des maisons et les habiteront ; Ils planteront des vignes et en mangeront le fruit . Ils ne bâtiront pas des maisons pour qu&#039;un autre les habite , Ils ne planteront pas des vignes pour qu&#039;un autre en mange le fruit ; Car les jours de mon peuple seront comme les jours des arbres , Et mes élus jouiront de l&#039;oeuvre de leurs mains . Ils ne travailleront pas en vain , Et ils n&#039;auront pas des enfants pour les voir périr ; Car ils formeront une race bénie de l&#039; Eternel , Et leurs enfants seront avec eux . Avant qu&#039;ils m&#039;invoquent , je répondrai ; Avant qu&#039;ils aient cessé de parler , j&#039;exaucerai . Le loup et l&#039;agneau paîtront ensemble , Le lion , comme le boeuf , mangera de la paille , Et le serpent aura la poussière pour nourriture . Il ne se fera ni tort ni dommage Sur toute ma montagne sainte , Dit l&#039; Eternel . Ainsi parle l&#039; Eternel : Le ciel est mon trône , Et la terre mon marchepied . Quelle maison pourriez-vous me bâtir , Et quel lieu me donneriez-vous pour demeure ? Toutes ces choses , ma main les a faites , Et toutes ont reçu l&#039;existence , dit l&#039; Eternel . Voici sur qui je porterai mes regards : Sur celui qui souffre et qui a l&#039;esprit abattu , Sur celui qui craint ma parole . Celui qui immole un boeuf est comme celui qui tuerait un homme , Celui qui sacrifie un agneau est comme celui qui romprait la nuque à un chien , Celui qui présente une offrande est comme celui qui répandrait du sang de porc , Celui qui brûle de l&#039;encens est comme celui qui adorerait des idoles ; Tous ceux-là se complaisent dans leurs voies , Et leur âme trouve du plaisir dans leurs abominations . Moi aussi , je me complairai dans leur infortune , Et je ferai venir sur eux ce qui cause leur effroi , Parce que j&#039;ai appelé , et qu&#039;ils n&#039;ont point répondu , Parce que j&#039;ai parlé , et qu&#039;ils n&#039;ont point écouté ; Mais ils ont fait ce qui est mal à mes yeux , Et ils ont choisi ce qui me déplaît . Ecoutez la parole de l&#039; Eternel , Vous qui craignez sa parole . Voici ce que disent vos frères , Qui vous haïssent et vous repoussent A cause de mon nom : Que l&#039; Eternel montre sa gloire , Et que nous voyions votre joie ! - Mais ils seront confondus . Une voix éclatante sort de la ville , Une voix sort du temple . C&#039;est la voix de l&#039; Eternel , Qui paie à ses ennemis leur salaire . Avant d&#039;éprouver les douleurs , Elle a enfanté ; Avant que les souffrances lui vinssent , Elle a donné naissance à un fils . Qui a jamais entendu pareille chose ? Qui a jamais vu rien de semblable ? Un pays peut-il naître en un jour ? Une nation est-elle enfantée d&#039;un seul coup ? A peine en travail , Sion a enfanté ses fils ! Ouvrirais-je le sein maternel , Pour ne pas laisser enfanter ? dit l&#039; Eternel ; Moi , qui fais naître , Empêcherais-je d&#039;enfanter ? dit ton Dieu . Réjouissez-vous avec Jérusalem , Faites d&#039;elle le sujet de votre allégresse , Vous tous qui l&#039;aimez ; Tressaillez avec elle de joie , Vous tous qui menez deuil sur elle ; Afin que vous soyez nourris et rassasiés Du lait de ses consolations , Afin que vous savouriez avec bonheur La plénitude de sa gloire . Car ainsi parle l&#039; Eternel : Voici , je dirigerai vers elle la paix comme un fleuve , Et la gloire des nations comme un torrent débordé , Et vous serez allaités ; Vous serez portés sur les bras , Et caressés sur les genoux . Comme un homme que sa mère console , Ainsi je vous consolerai ; Vous serez consolés dans Jérusalem . Vous le verrez , et votre coeur sera dans la joie , Et vos os reprendront de la vigueur comme l&#039;herbe ; L&#039; Eternel manifestera sa puissance envers ses serviteurs , Mais il fera sentir sa colère à ses ennemis . Car voici , l&#039; Eternel arrive dans un feu , Et ses chars sont comme un tourbillon ; Il convertit sa colère en un brasier , Et ses menaces en flammes de feu . C&#039;est par le feu que l&#039; Eternel exerce ses jugements , C&#039;est par son glaive qu&#039;il châtie toute chair ; Et ceux que tuera l&#039; Eternel seront en grand nombre . Ceux qui se sanctifient et se purifient dans les jardins , Au milieu desquels ils vont un à un , Qui mangent de la chair de porc , Des choses abominables et des souris , Tous ceux-là périront , dit l&#039; Eternel . Je connais leurs oeuvres et leurs pensées . Le temps est venu de rassembler toutes les nations Et toutes les langues ; Elles viendront et verront ma gloire . Je mettrai un signe parmi elles , Et j&#039;enverrai leurs réchappés vers les nations , A Tarsis , à Pul et à Lud , qui tirent de l&#039;arc , A Tubal et à Javan , Aux îles lointaines , Qui jamais n&#039;ont entendu parler de moi , Et qui n&#039;ont pas vu ma gloire ; Et ils publieront ma gloire parmi les nations . Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations , En offrande à l&#039; Eternel , Sur des chevaux , des chars et des litières , Sur des mulets et des dromadaires , A ma montagne sainte , A Jérusalem , dit l&#039; Eternel , Comme les enfants d&#039; Israël apportent leur offrande , Dans un vase pur , A la maison de l&#039; Eternel . Et je prendrai aussi parmi eux Des sacrificateurs , des Lévites , dit l&#039; Eternel . Car , comme les nouveaux cieux Et la nouvelle terre que je vais créer Subsisteront devant moi , dit l&#039; Eternel , Ainsi subsisteront votre postérité et votre nom . A chaque nouvelle lune et à chaque sabbat , Toute chair viendra se prosterner devant moi , dit l&#039; Eternel . Et quand on sortira , on verra Les cadavres des hommes qui se sont rebellés contre moi ; Car leur ver ne mourra point , et leur feu ne s&#039;éteindra point ; Et ils seront pour toute chair un objet d&#039;horreur . </passage></reply></GetPassage>